Sanctus, en boucle, depuis Gourette.

Belle boucle au-dessus de Gourette,
à l'écart des constructions et des pistes.
Cliquer sur les photos pour les agrandir.
Plan du parcours
Portion de descente en vert.

Cabane de Coste de Goua et pic des Becottes.

Pene Medaa depuis le sentier qui longe le ruisseau de Louesque.

Les Becottes / Eras Becothes, depuis le sentier.

Esquerra-Latte de Bazen depuis le laquet
situé sur le replat à 2120m

Depuis les flancs du Sanctus,
Esquerra, Soum de Louesque, Pic de Louesque.
Au premier plan, lac supérieur de Louesque

Gabizos depuis le sommet du Sanctus.

Estibère, Hautafulhe, Tourettes, depuis le Sanctus.

Vignemale depuis Sanctus.

Zoom sur l' Ossau depuis Sanctus.

Becottes et Latte de Bazen depuis Sanctus.

Voie du retour: versant sud du Sanctus.

Géougue d'Arre et lac du Lavedan,
en arrivant près du col d'Uzious.

Cascade au-dessous de l'ancienne conduite forcée.

11 juillet 2009:
Non loin des remontées mécaniques de la station de Gourette, il existe des sommets et circuits agréables et peu fréquentés.

Le Sanctus est un belvédère idéalement placé au coeur du massif calcaire de Gourette, proche du Gabizos.
Son accès par le Nord est peu difficile et permet de revenir en boucle par les beaux lacs d'Uzious. Avec mes compères Eric et Pierre, nous avons apprécié ce choix.

On peut même prolonger le circuit en allant jusqu'au lac d'Anglas.


RESUME DU PARCOURS:
Sol instable dans la descente de la conduite forcée.

Accès route: suivre la D918 jusqu'à Gourette. Du coude de la route et avant de monter vers le col d'Aubisque, prendre une rue à droite, donc vers le SE. Au terminus de la route, on trouve des bâtiments de vacances (F.O.L., ASPTT) et une petite place avec parking indiquant notamment la direction du Lac d'Anglas.

0h 00: Parking à 1370m (N42° 57' 23.9"; W 000°19' 43.5"). On suit le GR10 vers le SE qui descend près des courts de tennis puis remonte la rive droite du Valentin et entre dans le bois. A 1460m, on franchit une passerelle et on rejoint la rive gauche où le sentier s'élève nettement et zigzague dans le bois de Saxe. Il monte ensuite en corniche au-dessus du Plaa de Batch et se rétrécit un peu avant de sortir de la forêt.
0h 50: Croisement à 1680m, N 42° 56'39.5"; W 000° 19'19.6" : on laisse le large chemin qui part à droite et on file tout droit, plein Sud, vers la cabane rénovée de Coste de Goua. Peu avant la cabane, on laisse en face le sentier du lac d'Anglas pour prendre à gauche (panneau "Sanctus") (1) afin de traverser le torrent, à gué, au niveau de la cabane. On grimpe sur la gauche de la cabane vers l'Est (raide) -N 42° 56'32.6"; W 000°19'16.9"- et on repère rapidement une sente cairnée et balisée (d'abord en bleu, puis en jaune et bleu) montant au SE . On trouve un cairn à 1837m- N 42° 56'29.0"; W 000°18'59.9" - rive droite du ruisseau de Louesque, bien à l'écart de celui-ci. Le pic des Becottes est bientôt visible su sud.
1h 30: On passe rive gauche du ruisseau vers 2010m pour rejoindre le sentier, traverser une dernière fois le ruisseau à 2127m -N 42° 56' 08.9"; W 000° 18'25.7"- , et atteindre un replat et une bifurcation (cairn à 2120m) N 42°56'08.3"; W 000°18'15.9".
2h 40: On laisse le sentier du Gabizos sur la gauche pour emprunter en face une sente cairnée qui s'oriente au Sud. Elle conduit à des éboulis, puis à un laquet situé à 2285m - N ° 42° 55'.57.0"; W 000° 18'16.6"-, avant de s'orienter vers le Sud-Est, et enfin au  SO en direction de la crête qui conduit sans difficulté au:
3h 15 à 3h 30: SANCTUS, 2482m. N 42° 55'36.2"; W 000°18.28.2"

Nous sommes revenus en boucle par les lacs d'Uzious.
Du sommet du Sanctus, on descend la crête au Sud-Ouest pendant quelques minutes (cairns). La suite est un peu plus hasardeuse car les cairns se perdent dans les éboulis fins. Bien que nous ayons emprunté une vague sente un peu exposée se dirigeant plein sud, il semble préférable, vers 2420m,... de suivre le tracé de la carte IGN... et d'appuyer vers le Sud-Est afin de rejoindre le sentier à flanc qui monte depuis le col d'Uzious.
4h: Col d'Uzious, 2236m. N 42° 55'15.7"; W 000° 18'39.5". Prendre au Nord le sentier bien marqué qui longe le lac supérieur d'Uzious ou lac du Lavedan. Il rejoint à 2115m le grand lac d'Uzious et son déversoir. Traverser le lac et poursuivre au nord le sentier parsemé de tuyaux rouillés... avant de tomber un peu plus bas sur une ancienne conduite forcée.
4h 45 : Passer à GAUCHE de la conduite forcée (sorte de "cheminée sécurisée"...) (2) et retrouver une zone plus caillouteuse à la sortie N 42° 55'45.9"; W 000° 19'02.5", au pied d'une belle cascade. Le sentier, bien marqué, conduit sans autre difficulté à la cabane de Coste de Goua laissée à la montée.
6h: Cabane de Coste de Goua.
6h 30: Gourette.
  • (1) A la bifurcation située à 2120m, on peut poursuivre à gauche (SE) vers le lac moyen de Louesque (2320m), puis monter jusqu'au dernier lac (lac supérieur de Louesque, 2337m) avant de s'élever plein sud en direction de la crête Est du Sanctus, entre le col de Louesque (assez étroit) et le sommet. Cette portion du parcours est commune avec celle du Grand Gabizos.
  • (2) Eviter de passer à droite de la conduite où un vague sentier d'éboulis fuyants ne conduit... nulle part...

Grand Billare, Billare...vous avez dit Billare?

Sommet rude et discret, parfois vertigineux.
En solo (à éviter!) ou en bande, le Billare se gagne.
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Plan du parcours.

Petit Billare depuis le Pla de Sanchèse.

Cascade d'Anaye, depuis Sanchèse.

Vue sur le pierrier descendant du Petit Billare.

Visaurin, Castillo de Acher, Agüerri,
 depuis le col coté 2210.

Lac de Lhurs, puis Acherito, Ansabère,
depuis le col herbeux à 2210m.

Crête Ouest, partie finale. Photo de Robert.

Petite désescalade
avant la brèche précédant le Grand Billare.
Au second plan , Pic et Table des Trois Rois.
Photo de Jean-Paul.

Brèche précédant le Grand Billare.

Sommet du Grand Billare,
Au second plan, le Billare ou Sommet Est. Photo de Robert.

2ème brèche entre Grand Billare et Billare.
Photo de Robert.

Acherito, Ansabère, Trois Rois, Peneblanque,
depuis le sommet du Billare.

Palas, Balaïtous, Ossau depuis le sommet du Billare.

Massif de Sesques depuis le sommet du Billare

Petit Billare, puis Orgues de Camblong,
depuis le sommet du Billare

Anialarra- Castetné-Anie-Countendé,
depuis le sentier en corniche, au retour.

Retour de la crête Ouest.

Descente du névé, vers 1950m. Photo de Robert.

Cayolars d'Anaye.

27 juin 2009:
Le Billare (1) et son voisin occidental le Grand Billare: voilà des sommets typiquement aspois qui peuvent impressionner par leurs murailles calcaires bien visibles depuis Lescun.

L'ascension par la voie normale se déroule parfois hors sentier et on ne risque pas de se bousculer au sommet, mais le panorama par temps clair est un régal.

Pendant la montée, on trouvera de rudes pentes herbeuses, un pierrier croulant, sans compter une combe longtemps enneigée qui précède la crête finale, assez aérienne (passages de II parfois exposés).

Le Billare, un grand sommet des Pyrénées, malgré son altitude modeste, à déguster en groupe avec enthousiasme... mais par beau temps seulement!!
  • (1) En Béarnais, se prononce "Billaré".

RESUME DU PARCOURS
Itinéraire rude et parfois hors sentier (F+ à PD-).
Pentes raides, pierrier, crête terminale aérienne en bon rocher.
Corde éventuelle.

NB: L'itinéraire décrit ci-dessous a été emprunté à la descente, après une montée réalisée hors sentier, plus à l'Ouest. Mais il me semble être le moins compliqué et se rapproche beaucoup du topo de Véron vérifié par Laurent Delteil en 2003.

Accès route: Se diriger vers Lescun, traverser le village et suivre dans un premier temps les directions de Labérouat et de Sanchèse. Au bout de 350m environ, au niveau d'une épingle, prendre à gauche en direction de Sanchèse. La petite route conduit au Pla de Sanchèse situé à 1081m (4.4km de Lescun). 

0h 00: Pla de Sanchèse, 1081m.- 30 T 0689565; 4756970.
Se diriger au NO, puis traverser le pont pour atteindre le sentier qui s'élève rapidement dans la forêt du Hournou d'Anaye, vers le SE. La pente s'élève rive gauche des cascades d'Anaye, s'aplanit quelque peu vers 1300m et laisse un abreuvoir puis un portail métallique.
1h 00: Pla d'Anaye, 1477m.
Ne pas poursuivre en direction des cayolars d'Anaye mais traverser au plus vite le torrent - 30 T 0688098; 4756755- afin de repérer quelques cairns. Monter plein sud pour atteindre la base du pierrier où deux options se présentent:
* Contourner le pierrier par la droite en restant au maximum 15 à 20m de ce dernier (voie non testée, proposée par Véron et L. Delteil);
* Suivre la sente cairnée au milieu du pierrier où l'on trouve rapidement un premier cairn important à 1520m: 30 T 0688030; 4756574.
1h 25: Le sentier sort du pierrier vers 1700m, se rapproche légèrement de la falaise - base du Petit Billare- , et s'en éloigne peu après, en raison d'un petit éboulement (30T 0688036; 4756154).
En suivant une direction SO, le sentier atteint un petit torrent qu'il traverse à 1885m - 30T 0687885; 4755986- pour passer sur sa rive droite et s'élever à l'ESE.
2h 30: Base (1960m) d'une combe assez raide, enneigée tardivement, où il est préférable de cramponner (30T 0688010; 4755841). On grimpe sévèrement au sud et on rejoint une plate-forme à 2020m (30T 0687941; 4755694). De cet endroit, la sente s'efface un peu et il faut maintenant viser, d'abord au SO, puis à l'Ouest, un petit piton caractéristique situé au-dessus d'un pierrier instable (pierres croulantes, sente peu marquée). Le terrain à gauche du piton est encore  plus délité...
2h 50: Petit piton à 2140m- 30T 0687794; 4755526-, au "carrefour" de 2 combes. On prend pied sur un sentier, plus large et cairné, et on s'élève rudement au Sud jusqu'à un:
3h 00: Col herbeux (2210m; 30T 0687819; 4755442) avec vue magnifique sur les montagnes d'Aspe et de Navarre, mais pas encore sur le lac de Lhurs.
Le sentier se dirige au SE en longeant la crête herbeuse, franchit une brèche et descend de quelques mètres avant d'atteindre un second col à 2230m. Ce col est situé à la base de la crête ouest du Grand Billare.
On eut s'élever à droite légèrement à gauche du fil (bon rocher) ou se glisser un peu plus à gauche en contrebas (sentier large, mais terreux et caillouteux qui nous a fait préférer la première solution).
3h 15: Base d'une cheminée à 2272m - 30T 0688058; 4755405-, sur la gauche du sentier venant de la crête Ouest. On grimpe cette cheminée facile (bonnes prises sur la droite) et on retrouve le fil de la crête un peu aérienne (cairns).
A 2300m environ, on doit désescalader un petit mur, puis se couler dans une brèche - 30T 0688085; 4755424-, donnant sur un couloir vertigineux. On atteint ensuite sans autre difficulté le:
3h 30: Sommet du GRAND BILLARE, 2318m. 30T 0688111; 4755444.
On poursuit vers le NNE en direction du 2ème sommet que l'on aperçoit à environ 300m.
Pour l'atteindre, il faut à nouveau descendre prudemment vers une brèche (2280m), plus longue et un peu plus délicate que la précédente (pas de II à II+) 30T 0688140; 4755489.
On remonte ensuite une sente - cairn utile pour le retour30T 0688215; 4755627-, puis on franchit un sommet secondaire en contournant une doline par la gauche.
3h 45 à 4h: Le BILLARE ou Sommet Est, 2309m; 30T 0688375; 4755638. Panorama magnifique par temps clair.

Le retour se fait par le même itinéraire, à moins de savoir voler...

Mont Mérac en hiver

Petite balade tranquille et super panorama
au-dessus de la station de Nistos Cap Nestès.

Cliquer sur les photos pour les agrandir.
Cap Nestès (1887m) depuis le Nord.

Signal de Bassia  et Casque du Lhéris.

Sommets du Luchonnais depuis le col
situé à la base du Sommet de Cave de l'Eyde.

Sauvegarde, Aneto, Maldito, Alba, Pic de Boum...
depuis la base du Mont Mérac.

Mont Aspet (1849m) depuis le versant NE du Mont Mérac.

Luchonnais depuis le sommet du Mont Mérac (1736m)

Aneto-Maudit, depuis Mont Mérac.

Montagne d'Areng (2079m) depuis Mont Mérac.

Cap Nestès, Pic de Midi de Bigorre, Montaigu,
depuis la base du Mont Mérac.

Près du sommet du Mont Mérac (1736m)


Des visiteurs énergiques...Ouaw!


Arbizon et cabane d'Ilhet,
depuis le bois d'Arbiesse.
 
11 janvier 2009:
Balade facile par bonnes conditions vers le modeste sommet du Mont Mérac que l'on atteint presque en ski de fond (!).

Il suffit, après un dernier col coté 1713m, de s'élever en écharpe sur les douces pentes du versant Sud, alors qu'une corniche reste longtemps versant Nord.

Au sommet, magnifique panorama sur des montagnes comptant parmi les plus hautes des Pyrénées (Aneto, Maldito, massif du Luchonnais), alors que se dévoilent également d'autres sommets connus (Pic du Midi de Bigorre, Arbizon, Montaigu, Montagne d'Areng, Bassia, Casque du Lhéris...) ainsi que le Mont Aspet, le sommet de Cave de l'Eyde et le Cap Nestès tout proches.

Les 11 points culminants de zones de 3000

Certains les gravissent en quelques semaines,
d'autres comme moi en plusieurs années.
De près ou de loin, ils sont superbes et parfois fascinants.
Cliquer sur les photos et tableaux pour les agrandir.
 Balaïtous depuis le sommet du Cabaliros.

Vignemale-Pique Longue, coucher de soleil,
depuis le refuge des Oulettes de Gaube.


 Monte Perdido / Mont Perdu depuis la Brèche de Tuquerouye.

 La Munia depuis le Pic Maou.

Pic Long - et lac Tourrat-
depuis le col de la Coume Estrète.

 Schrader depuis la montée au Port de Gias.

 Posets depuis le sommet du Pic de Clarabide.

Perdiguère, au fond et au centre,
 depuis le sommet du Pic de Spijeoles.

Aneto- Maldito- Maladeta, depuis la
montée au Tuc del Rosari (Val d'Aran)

 Comaloforno-et Besiberri Sud- 
depuis le sommet du Besiberri nord.

 Pique d'Estats-et Verdaguer- depuis le col coté 2900
(voie normale depuis le refuge du Pinet).

 Photo prise sur chaque sommet.

Itinéraires parcourus - notes personnelles.


"On peut très bien mettre 5 ou 10 ans pour gravir les sommets de toutes les zones ("chacun à son rythme"). Mais pour ceux qui s'y intéressent, on peut parfois ne pas leur consacrer plus de deux semaines".

C'est par ces mots ambitieux que Luis Alejos et Juan Buyse lancent le sujet dans le célèbre ouvrage "Les 3000 des Pyrénées" paru en 1990.

Bien modestement, j'ai effectué ces ascensions en les abordant à la belle saison, année après année, ce qui ne signifie pas qu'elles furent sans danger, ni réussies "du premier coup"...

Ces 11 points culminants (1),-que l'on trouvera en détail sur ce blog- comptent parmi les plus prestigieux sommets des Pyrénées. Certains sont très connus -Aneto, Mont Perdu, Vignemale, Balaïtous..., alors que d'autres se font un peu plus discrets (Posets, Perdiguère, Schrader, Pic Long), voire presque confidentiels (Comaloforno).

La conquête de ces sommets a donné lieu à des aventures parfois tragiques ou insolites. C'est ce qui m'a conduit à m'y intéresser de manière plus précise, sans bien sûr délaisser les autres sommets. 

Certains m'ont donné envie d'y retourner, par une autre voie, comme un parcours de crête ou un  itinéraire un peu détourné.

Il est possible, pour un randonneur endurant, de réaliser chacune de ces ascensions en une (grosse!) journée. Mais pour certaines d'entre elles, l'étalement de la course sur deux jours est conseillé dans les topos (Ollivier, Véron, Angulo, Alejos). J'ai apprécié de "prendre mon temps" pour des sommets aux longues marches d'approche tels que le Balaïtous, le Mont Perdu, le Perdiguère, la Pica d'Estats.

Cotation des difficultés (voir tableau):
je me suis appuyé sur celle des topo-guides habituels que j'ai parfois complétée par la mention "exp." pour désigner, comme le fait notamment Angulo, un ou plusieurs passages exposés en toute saison. Il s'agit donc d'une appréciation personnelle, évidemment subjective, à partir d'observations sur le terrain.