Ramougn, l'expo permanente

Sommet élégant,  
avec une escalade finale exposée,
dans un cadre unique.
Cliquer sur les photos pour les agrandir.
Plan du parcours.
Portion de descente en bleu.

Depuis le parking d'Aubert,
Ramougn et Néouvielle.

Depuis la Brecque de Barris,
Ramougn, Néouvielle, Brèche de Chausenque.

Depuis le sentier du Néouvielle,
 Pic Dets Coubous, Madamète, Estibère.

Ramougn depuis le vallon, dans sa partie inférieure.

Cheminée du Ramougn, partie supérieure.
Photo d'Alain.

 Alain sur une dalle délicate, 
juste après la cheminée.

Quelques pas d'escalade sur la crête.
Photo d'Alain.

"Taillante" du Ramougn 
(point stratégique, exposé) 

Derniers rochers brisés à escalader. 

Au sommet du Ramougn ou Ramoun,
le Néouvielle dans le dos.
Photo d'Alain.


Au tour d'Alain.

 Depuis le sommet du Ramougn ou Ramoun ,
Lacs d'Aubert-Aumar, sur fond d'Arbizon.

  Depuis le sommet du Ramougn ou Ramoun ,
lac de Cap-de-Long, puis Campbieil, Badet, 
Pic Long (dominant le lac Tourrat)

  Dans la descente du Ramougn ou Ramoun,
vue sur une portion de l'arête NO.
Au second plan, Pic des Trois Conseillers.


Désescalade de la taillante...
...le mollet concentré (!...)
Photo d'Alain.

Descente de la dalle.

"Restes" du glacier du Ramougn, au retour.

Ramougn depuis la partie supérieure du vallon.
Tracé APPROXIMATIF de la voie
que nous avons suivi à la descente.
(la montée fut plus directe... )

Lacs d'Aubert et d'Aumar dans la descente (vers 2300m)

23 août 2012:
Superbe course vers un sommet qui souffre de la concurrence parfois étouffante du Néouvielle tout proche.

Le Ramougn ou Ramoun mérite pourtant une visite pour son cadre, somptueux, son rocher franc et la solitude de ses parois vertigineuses, formées de pitons, petits dièdres et autres "taillantes".

C'est un sommet qui se mérite et dont l'exposition au vide laisse perplexes de nombreux randonneurs... (NB: ce n'est d'ailleurs pas vraiment une randonnée...) 

A quelques pas de cette voie dite "normale" ou  arête NO, le Ramougn possède également des voies d'escalade relevées qui répondent aux doux noms de "Flagrant Délice", "Raisin d'Ours" ou encore "A la recherche du temps perdu".

Merci à Alain de m'avoir accompagné dans cette course marquante dans un décor unique. Il nous livre ses impressions  ici

RESUME DU PARCOURS:
Course PD+.
Fin d'ascension très aérienne.
 Sangles, corde de secours et/ou matériel de rappel.

AVERTISSEMENT: l'ascension de la voie normale du Ramougn par sa crête NO (PD+ exp.) est, avec celle du Pic Long, plus compliquée que celles des autres voies normales "classiques" du massif. Elle se termine par une escalade courte mais exposée, où l'erreur n'est pas permise. A grimper en connaissance de cause.

Accès route: Le départ a lieu du lac d'Aubert (2155m), que l'on atteint en voiture ou en navette l'été (après 9h ou 9h 30). En été, à partir d'Orédon, il faut dans tous les cas s'acquitter d'un péage. 
Attention, les règles d'accès aux lacs et sites du massif ayant changé depuis 2019, il est recommandé de se renseigner avant toute randonnée dans la Réserve naturelle du Néouvielle ou à proximité.

0h 00: Parking d'Aubert, 2155m. 31T 0266604; 4747069.
On descend légèrement vers le Sud en direction de la digue du barrage. Après celle-ci, on rejoint une zone herbeuse, puis rocheuse. On
 laisse rapidement le chemin du Pas du Gat à gauche pour suivre le sentier de droite qui se faufile entre de petits ressauts rocheux et s'oriente au N-NO. 
0h 50: Brecque de Barris (2439m) 31 T 0265718; 4746957. Vue à l'Ouest sur la Pointe du Ramougn et le Néouvielle. 
La voie descend un peu, puis remonte vers l'Ouest dans une zone de gros blocs. Elle atteint une première "cascatelle" à 2515m; 31 T 0265203; 4747066. Après une cascade plus imposante, la montée se fait un peu plus raide. 
1h 30: Bifurcation (plusieurs cairns) à 2663m; 31T 0264711; 4747170. 
On laisse à l'O-NO la voie du Néouvielle pour se diriger au S-SO vers le vallon de Ramougn qui peut aussi être emprunté plus directement, en longeant la base de la crête de Barris d'Aubert. 
En restant au "creux" au vallon, on vise au S-O la brèche du Ramougn. 
Sans aller jusqu'à celle-ci, nous avons raccourci la montée en visant la crête, en remontant des dalles et petits éboulis fuyants (peu recommandable). Nous avons ainsi appuyé au Sud vers la base du piton, sachant qu'il est plus facile (cairns) de suivre des banquettes au SO, pour se diriger ensuite vers la crête en diagonale E-SE  (1)
2h 30: Partie supérieure de la cheminée inclinée, 2955m; 31T 0264563; 4746477. 
La voie vient buter sur l'ultime brèche où s'annonce la partie la plus délicate.
En redescendant d'abord de quelques mètres versant glacier de Ramougn, on s'élève rapidement à droite sur une dalle raide (fissure, II) , vers le fil de l'arête. 
La -courte- taillante finale se présente alors:  nous l'avons traversée sur le fil et en adhérence (passage exposé des 2 côtés, petites prises, II+). 
2h 50: Fin de la taillante et cairn, 2977m. 31 T 0264583; 4746479. 
On s'élève ensuite sur des rochers brisés (ressauts raides, II/II+), en restant vigilant jusqu'au sommet.
3h à 3h 15: RAMOUGN ou RAMOUN, 3011m; 31T 0264619; 4746491.
Petite plate-forme sommitale. Vue saisissante sur le massif de Néouvielle et un peu plus limitée sur les sommets de Gavarnie.

Au retour, nous avons redoublé de prudence, en particulier sur la taillante que nous avons désescaladée à califourchon au départ... Ce passage peut nécessiter de poser un rappel car les prises sont moins visibles à la descente.
Nous avons ensuite rejoint sans problème la cheminée pour déboucher sur les terrasses de la partie supérieure du vallon de Ramougn. 
Puis, au lieu de viser la bifurcation laissée le matin à 2663m, des cairns nous ont conduits à partir de 2720m -31T 0264678; 4747040- vers une voie directe vers l'Est, pour retrouver la cascatelle à 2515m.
5h 45 à 6h: Parking d'Aubert.
  • (1) Voie suivie au retour. Point de repère pour la cheminée à 2935m: 31 T 0264507; 4746456.  On peut aussi monter jusqu'à la brèche de Ramougn (moins raide d'accès), pour ensuite parcourir l'arête NO, assez soutenue,  en intégralité.

Maladeta, la mythique devenue un peu sauvage

Grande et sublime course,
vers un sommet chargé d'histoire.
Cliquer sur les photos pour les agrandir.
Plan du parcours, partie finale (retour approximatif)
Source croquis: M. Angulo

La Maladeta s'embrase au petit jour,
 (depuis la montée vers le Portillon inférieur.) 

Perdiguère, Crabioules, Maupas, Boum...,
depuis la montée vers le Portillon Supérieur.

Aneto et Coronas depuis le Portillon Supérieur. 

Depuis les pierriers de la Maladeta, sommets ariégeois:
Crabère, Maubermé, Valier, Mont Rouch...

Un névé à remonter vers 3000m.

Collado Maldito et glaciar d'Aneto.
(La voie de la Maladeta s'élève sur la droite, tracé rouge).

Depuis le col coté 3245,
tracé approximatif du parcours de l'arête
du Pico de la Maladeta.

Depuis l'arête de la Maladeta, l'Ibonet de Cordier,
puis Posets, Bachimala, sommets du Luchonnais.
Au loin, Vignemale, Pic Long- Néouvielle.. 

Robert dans une fissure (escalade terminale
de la Maladeta. )

Vire sur la paroi ouest de la Maladeta.

Ibon (lac) de Cregüenas depuis l'arête de la Maladeta.
Au loin, le Cotiella, Pics d'Eriste, Posets. 

 Depuis l'arête de la Maladeta,
Sommets ariégeois et Besiberri-Comaloforno.

Le quatuor au sommet du Pico de la Maladeta.
Au second plan, l'Aneto.
Photo de Robert.

Depuis le sommet du Pico de la Maladeta: Pico de Aneto, 
Crête du Milieu / Del Medio, Punta d'Astorg, Maldito.

Depuis le sommet de la Maladeta: Glacier de la Maladeta,
Pics occidentaux de la Maladeta (Cordier-Sayo-Mir),
et sommets du Luchonnais. 

Depuis le sommet du Pico Abadias,
Punta d'Astorg, Pico Maldito, col Maudit/Maldito.

Au retour, depuis le pierrier au NE de la Maladeta,
vue sur Forcanada, Salenques, Margalida, Tempestades...
Au premier plan, Ibon de Salterillo.

Depuis le vallon d'Aiguallut, la Forcanada.

Cascade d'Aiguallut sur fond d'Aneto.

Forau de Aiguallut.

18 juillet 2012:
Dans le massif   Aneto-Maladeta, c'est bien sûr le premier nommé qui attire les foules et les regards. 
Et pourtant, non loin du point culminant des Pyrénées, la MALADETA impressionne par ses parois rocheuses, son glacier de mauvaise réputation  (1) et son relatif isolement.
La voie présentée ici - crête sud- est celle qui est en général empruntée en été, alors que celle passant par le Glacier et le Col de la Rimaye, un peu plus fréquentée, est abordée de préférence au printemps. 
Sur ce parcours, il faut traverser des pierriers éprouvants jusqu'à une brèche (2), avant d'escalader prudemment, versant Cregüenas,  la paroi  exposée jusqu'au sommet.
Après avoir visité au retour le Pico Abadias, nous avons choisi de revenir par le lac de Salterillo avant de descendre le beau vallon d'Aiguallut où l'on observe notamment le fameux Forau de Aiguallut où la Garonne prendrait l'une de ses sources.
Merci à mes compères Robert, Roland et Dédé de m'avoir accompagné dans ce long et magnifique périple, commencé dans la nuit étoilée bien avant la Besurta (!) et terminé en fin d'après-midi sous un chaud soleil.
  • (1) Après plusieurs tentatives infructueuses, la Maladeta fut gravie pour la première fois par F. Parrot, accompagné du guide luchonnais Pierre Barrau,  le 28/09/1817. En 1824, le même Pierre Barrau, menant deux jeunes ascensionnistes, disparut dans la rimaye recouverte par la neige. Cet accident dramatique relança la mauvaise réputation du glacier et stoppa pendant une longue période toute grande expédition dans le massif. Les restes de Barrau furent rendus par le glacier en 1931, soit... 107 ans plus tard! 
  • (2) Col Abadias sur certaines cartes.

RESUME DU PARCOURS:
Course PD- .
Longs pierriers éprouvants en été.
Escalade terminale un peu exposée (corde utile).

Accès route: Plan del Hospital (1754m), situé à environ 12 kms de Benasque, que l'on aura atteint depuis la France par Montréjeau, St Béat, le tunnel de Vielha , Castellon de Sos et Eriste. En juillet-août, la circulation est réglementée et l'accès à la Besurta est assuré par des navettes.
NB: Nous avons bivouaqué près du parking des Palancas del Hospital (1724m sur mon altimètre), puis marché -de nuit!- sur la piste jusqu'à la Besurta pour ne pas prendre le risque d'une navette bondée au petit matin. Cette portion  -d'1h 10 environ- n'est pas comprise dans le résumé ci-dessous.

0h 00: Parking de la Besurta 1906 m. 31T 0307437; 4727844.
On emprunte le sentier bien tracé, parfois dallé, en direction du refuge. Même de nuit, on progresse sans difficulté...
0h 45: Refugio de la Renclusa -rénové en 2006-; 2140 m. 31T  0307489; 4726769. Nous avons choisi de grimper immédiatement à gauche du refuge, entre le bâtiment principal et une autre construction. Après quelques minutes sur un sentier mal marqué, on trouve des cairns que l'on suit vers le SUD en restant rive droite de la combe, puis globalement au S-SE en remontant la base de la crête des Portillons. Le terrain est assez rocheux à partir de 2500m environ.
2h 30: Portillon inférieur (2761m, 31 T 0307373; 4725480). Les traces se rapprochent un peu plus de la crête pour viser au S-SO la brèche du Portillon Supérieur.
3H 15 environ: Portillon Supérieur, 2901m 31 T 0307103; 4725128. On franchit la brèche pour descendre à l'Est vers le glacier de l'Aneto... qui faisait grise mine en ce mois de juillet 2012... 
En remontant en zig-zags le pierrier, on appuie au S-SO à partir de 2930m environ. Nous avons évolué lentement sur ce terrain chaotique où quelques névés ont permis une progression plus confortable.
4h 45 environ: Cuvette glaciaire à 3156 m; 31 T  0306720; 4724013. Vue au SO sur le Collado Maldito (Col Maudit)  et sur la partie supérieure du glacier de l'Aneto qui ouvre sa rimaye au pied du Pico Maldito. 
Il faut alors quitter l'itinéraire du col Maldito pour s'orienter Ouest-Nord-Ouest en visant une brèche entre Pico Abadias et Maladeta. La pente se raidit alors nettement, sur des petits éboulis parfois fuyants.
5h 15 environ: Col / brèche à 3245m (?) ou 3251m; 31T 0306440; 4723968. Légèrement en contrebas à droite du col, on aperçoit des cairns qui permettent de prendre pied sur l'arête de la Maladeta. On franchit une petite barre (versant Aneto), avant de basculer aussitôt versant Cregüenas - voir photo et tracé. 
On évolue prudemment par un système de vires et petites cheminées parfois exposées (II). On passe ensuite tout près de l'antécime cotée 3294 et on enjambe les derniers blocs inclinés jusqu'au sommet.
6h environ: Pico de la MALADETA, 3308m; 31 T 0306569; 4724249. Panorama immense. On peut s'amuser à grimper sur le dernier bloc surplombant le vide...(étroit et exposé).

Au retour (désescalade prudente), nous avons rejoint la brèche cotée 3245, pour grimper rapidement au S-SE toute crête jusqu'au Pico Abadias
6h 45 à 7h: Pico ABADIAS, 3279m; 31 T  0306402; 4723906. Belle vue sur le Maldito tout proche. 
Revenus à la brèche, nous avons retrouvé par le même itinéraire qu'à l'aller le pierrier au S-SE du Portillon supérieur, jusqu'à environ 2920m.
Après une pause bienvenue, nous avons ensuite dégringolé HORS SENTIER l'immense chaos de blocs, en suivant une direction  N-NE puis NE. Le cheminement est éprouvant sur des pierriers interminables. Vers 2650m, on trouve avec soulagement  une zone herbeuse, puis quelques blocs à 2615m; 31T 0307740; 4725398, et on rejoint bientôt SE les abords du lac.
9h environ: Lac de Salterillo à 2460m; 31 T 0308147; 4725097. 
Le sentier, désormais bien marqué, descend au Nord dans le vallon d'Aiguallut en longeant la rive gauche du torrent de Salterillo. 
On traverse le torrent - bain de pieds inévitable!- vers 2040m (31T 0308740; 4726386) au-dessus de la belle cascade, avant de passer tout près du Forau de Aiguallut et de rejoindre la Besurta.
10h 30 à 10h 45: La Besurta. Nous avons eu la chance d'arriver avant la dernière navette retour...

Grand Pic d'Eristé ou l'envie de résister...

Longue et splendide course, pour amateurs de solitude 
et de sensations minérales...
Cliquer sur les photos pour les agrandir.
Plan approximatif du parcours. Portion retour en rouge.
Carte au 40 000ème.

Passerelle à environ 1700m. 

Ibon (lac) de Millars.

Ibon de Leners

Cairn caractéristique au-dessus du lac de Leners. 

Remontée d'un névé en direction de la brèche.

Approche de la brèche cotée 2984,
désormais au soleil.

Depuis la brèche cotée 2984,
Tuca de Llantia et plus loin, Aneto-Maladeta.

Gran Pico de Eriste, couloir terminal 

Du sommet du Gran Pico de Eriste,
Gran Bachimala, Hourgade (au loin), Espadas-Posets.

Du sommet du Gran Pico de Eriste,
Perdiguère, Mont Valier, Maladeta...
Au premier plan, Pico de Eriste nord ou Pico Beraldi,
puis Forqueta-Llantia. 

Depuis le sommet du Gran Pico de Eriste,
Ibon (superior) de Chelaus.
Au loin, massif du Cotiella.

Au retour, vue sur Pico de Eriste Sur. 

Variante (inutile et exposée) à la descente.

Depuis le sentier en balcon vers 2700m,
Lac de Millars, puis Batoua, Lustou, Gran Bachimala.

Eriste nord et Gran Pico de Eriste,
depuis le GR 11.2, vers 2000m. 

Granges de Viados au retour. 

8 juillet 2012:
Les Picos de Eriste ou de Bagüeñola, situés au Sud-Ouest des Posets, "résistent" fort bien aux - rares- envahisseurs qui se lancent à l'assaut des immenses pierriers qui en défendent l'accès. 

Le circuit  du jour a été effectué au départ du refuge de  Viados ou Biados.
Cet itinéraire, rude et solitaire, traverse - évidemment (!) - une zone de pierriers, avant d'aborder la crête nord-est du Gran Pico de Eriste (1), contournée pour l'occasion par le Sud en franchissant une brèche caractéristique.

La fin du parcours rejoint ainsi la voie venant du Bal de Bagueña et emprunte le raide couloir SE jusqu'au sommet. 

Merci à Florent pour nous avoir conduits dans ces lieux âpres mais splendides, et à Alain et Cécile de nous avoir fait partager  leur enthousiasme et leur passion de la montagne.
  • (1) Première ascension le 18 juillet 1878 par Russell et le guide F. Barrau.

RESUME DU PARCOURS:
Course rude et solitaire;
traversées de pierriers parfois instables.
Cheminée-couloir terminale un peu croulante.

Accès route (depuis la France):  Après St Lary, prendre le tunnel de Bielsa-Aragnouet, poursuivre jusqu'à Bielsa, puis Salinas de Sin où l'on bifurque à gauche. Passer à Plan, puis à San Juan de Plan avant d'emprunter une longue piste de 10kms, parfois bétonnée ou empierrée, mais le plus souvent terreuse et caillouteuse. Les 2 derniers kms, après le camping, sont étroits et défoncés.

00h 00: Refuge de Viados, 1760m;  31T 0285054; 4726460. 
On file plein Est au milieu des belles granges sur un chemin bien marqué que l'on quitte au bout de 15mn environ (panneau), pour descendre au SE en direction du ruisseau de Zinqueta d'Añes Cruces; passerelle à environ 1700m.
Le sentier du GR11 s'élève ensuite dans les prairies puis dans la pinède, en remontant  le Bal de Millars par la rive droite du Barranco de la Ribereta. Il s'élève jusqu'à environ 2120m pour descendre dans une ravine (2071m), traverse à nouveau le ruisseau et remonte jusqu'à un plateau herbeux à environ 2300m. A cet endroit,  un panneau indique le Col d'Eriste au SE, et le lac de Millars au SO, vers lequel on monte par un sentier bien marqué. 
2h 20: Ibon de Millars, 2360m; 31T 0287640; 4724090. On le contourne par l'Ouest au-dessus du déversoir et on s'élève jusqu'au lac suivant.
2h 45: Ibon de Leners, 2515m; 31T 0286865; 4723476. Nous l'avons contourné par la gauche en filant plein Sud en direction des pierriers et d'un immense cairn (voir photo)
3h: Cairn caractéristique à 2581m; 31T 0287178; 4723466. 
On contourne un éperon par la gauche (SSE) en perdant un peu d'altitude (quelques cairns). On ne tarde pas à apercevoir deux brèches en contre-haut, pour viser celle de droite, c'est-à-dire la plus proche du Gran Pico de Eriste. 
3h 30: Zone de blocs à 2640m: 31T 0287500;4723100. La montée (rude!), est parfois facilitée par des névés. Le dernier d'entre eux, vers 2900m, nous a obligés à cramponner jusqu'à la brèche que l'on atteint en posant les mains sur la fin  (petit pas de II, éboulis fins )
4h 30 à 4h 45: Brèche cotée 2984; 31 T 0287696; 4722487. Il faut alors basculer plein Sud (raide) puis rapidement s'orienter OSO afin de viser une nouvelle brèche que l'on n'atteindra pas, entre Eriste Sur et Gran Pico de Eriste. 
4h 50 à 5h 15: bifurcation (cairn discret)  vers le couloir SE, 2988m; 31T 0287568; 4722364. 
On aborde la cheminée -couloir (rares cairns) qui conduit à une ultime brèche à 3001m- 31T 0287531; 4722387-. La dernière partie se redresse encore, et il faut veiller au terrain assez croulant.
5h 15 à 5h 30 : GRAN PICO DE ERISTE / Tuca de Grist, ou Pico de Bagüeñola, 3053m; 31T 0287554; 4722434.

En revenant par le même couloir (1), on descend en diagonale (NE) pour passer nettement en contrebas de la brèche cotée 2984 et contourner un éperon par la droite (éboulis, vire au pied de la falaise). On rejoint ainsi la base du Pico de Eriste Nord (2) ou Pico Beraldi à 2850m environ; 31T 0288098; 4722589. On poursuit direction Nord à travers un pierrier, en direction d'un col.
6h 15: Col de Millars à 2879m; 31T 0288083; 4722833. Belle vue sur l'ensemble Llantia / Forqueta ou Turets. 
La voie cairnée, tracée en balcon, descend en contournant le lac de Millars par sa rive droite, avant de rejoindre un cirque situé à 2620m environ. On vise alors au loin le GR 11.2 qui descend du col d'Eriste.
7h 15 à 7h 30: Jonction avec le GR 11.2 à 2528m; 31T 0288165; 4723833. 
Le sentier descend parfois rudement (terrain fuyant), jusqu'au panneau à 2300m laissé au petit matin...
9h 30 environ: Granges de Viados.
  • (1) Attention à ne pas quitter trop vite le couloir pour "raccourcir" la descente: une vague sente cairnée - mais très raide et exposée (II+), voir photo- plonge directement vers le pierrier mais n'apporte aucun gain de temps par rapport au cheminement normal...
  • (2) Depuis cette zone de blocs, le sommet de l'Eriste Nord est à environ 20mn. Mes compagnons du jour y ont fait un rapide saut pendant que j'improvisais une petite sieste réparatrice, après une nuit presque blanche à Viados (!)...