Grand Astazou, par la brèche de Tuquerouye

Longue et magnifique course, à la rencontre
de quelques lieux mythiques des Pyrénées.
Cliquer sur les photos pour les agrandir.
Lac des Gloriettes dans la brume du soir. 1er jour

Cirque d'Estaubé au matin . 2ème jour

Zoom sur le couloir et la Borne de Tuquerouye

Grand Astazou depuis le cirque d'Estaubé.

Progression dans le couloir de Tuquerouye.

Lac Glacé de Tuquerouye et face nord du Mont Perdu
depuis le refuge de Tuquerouye (2666m)

Refuge de Tuquerouye (2666m)

Arrivée au col Swan (2964m).
Au second plan Mont Perdu, Cylindre.

Couloir Swan.

Crête du grand Astazou depuis le col Swan.

Vignemale depuis le sommet du Grand Astazou (3071m)

Crêtes de Troumouse, du Pic Gerbats à la Munia,
depuis le sommet du grand Astazou.

Lac des Gloriettes, puis Pic de Midi de Bigorre,
Pic Long, Badet, Campbieil, depuis le sommet du Grand Astazou.
Au deuxième plan, à gauche, le Piméné.


Petit Astazou, versant nord, puis Tour, Casque,
et Taillon, depuis le sommet du Grand Astazou.

Dalles du versant sud des Astazous au retour.
Au fond à droite, Pic de Tuquerouye.


Longue et magnifique course permettant d'abord de visiter le discret et sauvage Cirque d'Estaubé. Son intérêt est ensuite rehaussé par la remontée du couloir de Tuquerouye (1) qui aboutit à la brèche et au refuge de Tuquerouye (2) où se dévoile brusquement la face nord du Mont Perdu. De tout temps et en toute saison, ce panorama a constitué l'un des plus beaux spectacles des Pyrénées.
La longue montée vers le col Swan et les Astazous permet ensuite de profiter du versant sud un peu moins abrupt, bien que ce terrain inhabituel, fait de roches "moutonnées" et de dalles inclinées, soit parfois exposé et impose un certain sens de l'orientation (à éviter par temps de brouillard).
Selon Véron, les Astazous, qui "s'ouvrent, de part et d'autre du col Swan comme un livre de pierre dressé", doivent leur forme originale à la présence de strates géologiques vieilles de... 70 millions d'années.
  • (1) Tuque rouye signifie littéralement "le piton rouge". Il existait selon Ramond de Carbonnières un gisement de terre ocre rouge qui permettait aux bergers de fabriquer la teinture pour marquer les moutons. Proche de Tuquerouye, le Pic Rouge de Pailla rappelle également ce type de gisement. Source: "Gavarnie-Luz", le guide rando (Rando éditions), par Michel Record Casenave, mai 2000.
  • (2) Ce refuge, l'un des plus élevés et des plus anciens des Pyrénées, a été construit en 1890. Toutes les précisions ici: http://www.pyrenees-team.com/pteam/photos/astazou/astazoug/7
RESUME DU PARCOURS
Course longue. Couloir de Tuquerouye délicat s'il est enneigé.
Cheminement et pierres instables sur le flanc sud.
Les coordonnées GPS sont en mode UTM-UPS
  • Accès route: Depuis Gèdre, prendre la D 922 en direction d'Héas et du cirque de Troumouse. Après 5kms environ, prendre à droite la D 176 jusqu'au barrage des Gloriettes.
NB: j'ai choisi de bivouaquer peu après le départ, à environ 1740m. Mais l'interdiction du camping dans le Parc national aurait dû me faire préférer la cabane d'Estaubé, située un peu plus haut sur la rive droite du gave.
  • 1er jour: Barrage des Gloriettes (1668m) - Plateau d'Estaubé (1740m)
0h00: Parking supérieur des Gloriettes (1668m) 31 T 0258706; 4737441. Traverser le barrage et contourner le lac par la rive ouest. On parvient à un portail, puis le sentier, évident serpente en pente douce le long de la rive gauche du gave d'Estaubé que l'on ne traversera jamais.
0h40: J'ai choisi de planter la tente vers 1740m. Il est préférable, si on ne fait pas l'aller-retour dans la journée ou si on ne dort pas à Tuquerouye, de pousser jusqu'à la cabane d'Estaubé (voir ci-dessus)
  • 2ème jour: Plateau d'Estaubé (1740m) - GRAND ASTAZOU (3071m) et retour:
0h00: On suit le sentier d'abord presque horizontal en direction du Pla d'Ailhet. On monte ensuite en lacets pour traverser à deux reprises le ruisseau et viser une bifurcation à 2150m environ (31T 0257274; 4733173), entre le sentier de Tuquerouye au Sud et celui de la Hourquette d'Allans à l'O- NO.
1h 15: Monter au Sud-Ouest jusqu'à rejoindre un large sentier presque horizontal qui file lui au Sud-Est. La voie se fait un peu plus rocheuse vers 2200m et quelques gros blocs font progressivement leur apparition. La trace, bien cairnée, conduit sans problème particulier à la "Borne de Tuquerouye", piton pyramidal situé à la base du fameux couloir.
2h00: Replat à la base de la borne, à 2435m. 31T 0257689; 4731896. Reprendre son souffle (!) et aborder la remontée du couloir, d'abord en pente peu prononcée. La voie se fait soudain beaucoup plus raide (40 à 45°) , mais sans difficulté particulière en absence de neige, si ce n'est le risque de chute de pierres. En prenant son temps, on débouche de manière fort spectaculaire à la:
2h 40: Brèche (et au refuge) de Tuquerouye, à 2666m. 31T 0257585; 4731545.
Le spectacle sur la face nord du Mont Perdu et du Cylindre, au-dessus du beau lac glacé de Tuquerouye, est... époustouflant! Redescendre versant sud dans le couloir à nouveau bien raide (mais assez court) et repérer à DROITE à environ 20m au-dessus de l'eau, un cairn posé sur un rocher: 31 T 0257544; 4731421. Une sente étroite mais stable part à flanc plein Ouest, au-dessus de dalles inclinées, à éviter par temps humide. Dans ce cas, préférer un sentier un peu plus bas. Des vires cairnées conduisent à une première zone de petits éboulis, puis on emprunte une nouvelle vire, spectaculaire mais assez large, au-dessus des dalles impressionnantes déversant sur le lac.
3h 15: Fin de la zone des dalles 31 T 0257301; 4731524. Une voie cairnée s'élève toujours à l'Ouest et traverse successivement des portions évidentes puis des éboulis fuyants (se méfier du cheminement et ne pas perdre les cairns de vue). On se trouve dans un vallon suspendu qui s'éloigne progressivement du Marboré et du large col des Astazous pour se rapprocher du versant sud du Grand Astazou et du col Swan. Un dernier petit couloir à 2897m entre deux cairns- 31T 0256022; 4731882- conduit au col Swan que l'on aperçoit au dernier moment.
4h45 à 5h: Col Swan, 2964m, 31T 0255868; 4732013. Vue magnifique sur les hauteurs de Gavarnie, le Vignemale, ainsi que sur les sommets espagnols au-delà du Lac Glacé de Tuquerouye. On peut également (voir photo) jeter un coup d'oeil au débouché du fameux Couloir Swan, tout proche.
On s'élève le long de la crête en bon rocher (mais déversant sur le versant nord du Grand Astazou, vertigineux et exposé), ou plus simplement sur la droite de la crête, sur des petites terrasses que l'on grimpe en s'aidant parfois des mains jusqu'au:
5h 05 à 5h15 . GRAND ASTAZOU, 3071m. 31 T 0256252; 4732073.
Revenir par le même itinéraire, sauf si on souhaite "visiter" le Petit Astazou au retour, en contournant par la gauche les portions les plus exposées.

Petit Vignemale par la Vallée de Gaube

Longue et superbe randonnée vers "l'autre" Vignemale (1),
avec la face Nord du massif en toile de fond.
Cliquer sur les photos pour les agrandir.
Lac de Gaube et Vignemale au petit matin.

Dame marmotte grignote son repas...

"Muraille" du Vignemale, face nord, depuis les Oulettes de Gaube
(Petit Vignemale, Pointe de Chausenque, Piton Carré, Pique Longue).

Petit Vignemale et son glacier; Pointe de Chausenque,
depuis le sentier de la Hourquette d'Ossoue, vers 2600m.

Pic de Labas, Refuge de Baysselance depuis la Hourquette d'Ossoue.

Pointe et Epaule de Chausenque, Piton Carré, Pique Longue,
depuis le sommet du Petit Vignemale.

Glacier d'Ossoue et Montferrat
depuis le sommet du Petit Vignemale.

Néouvielle, Pic Long depuis le Petit Vignemale.

Astazous, Mont Perdu, Tour, Casque, Taillon,Gabietous,
depuis le sommet du Petit Vignemale.

Grande Fache, Balaïtous, Cambalès,
depuis le sommet du Petit Vignemale.

Lac de Gaube, Monné, Cabaliros, depuis le Petit Vignemale.


Longue et superbe course permettant de remonter toute la vallée de Gaube et d'admirer la face nord du Vignemale.
Tout au long du parcours, celle-ci se dévoile progressivement et produit une impression unique au montagnard ou au randonneur...
Pour nous lancer vers ce sommet, plutôt que de "profiter", en début de parcours, du télésiège (discutable...) du lac de Gaube et de la compagnie estivale de nombreux touristes, nous avons choisi le calme d'un mois de septembre et la version longue de l'ascension. Un bémol cependant: l'apparition à cette période de crevasses sur les glaciers (Glacier des Oulettes et glacier du Petit Vignemale sur la face nord, glacier d'Ossoue versant sud) (2) qui les rend moins spectaculaires et donc moins photogéniques...
Mais cette randonnée, agréable et sûre par bonnes conditions, nous a émerveillés et le panorama au sommet du Petit Vignemale est tout simplement somptueux par temps clair.
  • (1) Pour le "Grand" Vignemale, c'est-à-dire la Pique Longue, c'est ici: http://lagrolenpyrenees.blogspot.com/2007/09/vignemale-sans-photos.html
  • (2) Le glacier du Vignemale, pour l'ensemble du massif, est le deuxième des Pyrénées par sa superficie (106ha). A lui seul, le glacier d'Ossoue en représente 70ha, celui des Oulettes 18 et celui du Petit Vignemale 12 - informations datant de 1990- source: "Les 3000 des Pyrénées", Juan BUYSE et son équipe, page 137-. Il est probable que ces valeurs aient hélas diminué depuis cette date.
  • RESUME DU PARCOURS
Course longue sur la journée.
Parcours évident et bien marqué jusqu'au sommet.

NB: Les coordonnées GPS sont en mode UTM - UPS. Par temps clair, on conviendra que ces repères sont inutiles, car le tracé est évident...

Accès route: Depuis Cauterets, grimper en direction du plateau des Pountas et du Pont d'Espagne (1496m). 30 T 0735281; 4749457. Après la barrière, passer le porche du télésiège.
0h00: Porche du télésiège marquant l'entrée dans le Parc national. Suivre la route goudronnée et après le premier lacet, prendre au Sud (panneaux) le GR10 qui s'élève d'abord sur des marches bien marquées et s'élève dans le bois.
1h00: Lac de Gaube 1731m. Laisser l'hostellerie sur la gauche et prendre à droite en direction du déversoir que l'on traverse sur un petit pont. 30 T 0733706; 4746480. Poursuivre rive gauche sur une portion plate qui s'élève quelque peu vers le terminus du lac. Passer sur l'autre rive (nouveau pont) et monter en zig-zags jusqu'à la cabane du Pinet que l'on laisse à gauche à 1917m, avant de poursuivre plein Sud.
1h45: Cascade d'Espumouse, 1949m, panneau. 30 T 0734003; 4744069. On retrouve une portion peu pentue avant de traverser un troisième pont (1991m) d'où la vue sur le Vignemale est saisissante. 30T 0734121; 4743537. Traverser et grimper jusqu'au plateau des Petites Oulettes, après avoir laissé une nouvelle passerelle sur la gauche. Le sentier est évident et s'élève facilement jusqu'au:
2h30 à 2h45: Refuge des Oulettes de Gaube, 2151m; 30 T 0733783; 4741771. La vue sur la face nord du Vignemale est incomparable...
Le sentier, toujours bien tracé, monte au sud-est après avoir laissé le refuge sur la gauche. La voie devient un peu plus raide et s'élève en s'éloignant de temps à autre du Vignemale.
3h 15: Carrefour à 2430m - 30 T 0734461; 4741554- avec panneaux indiquant la direction du col d'Araillé et celle de la Hourquette d'Ossoue. Suivre à droite (plein sud) cette dernière et grimper jusqu'à la:
4h30 à 4h45: Hourquette d'Ossoue, 2734m . 30 T 0734653; 4740336. Il s'agirait du point le plus élevé du GR10 dans les Pyrénées. Belle vue sur le refuge de Baysselance et les sommets situés à l'Est.
Repérer assez vite une sente (gros cairn) qui s'élève sur la droite en se rapprochant d'abord de la crête, puis zigzague jusqu'au sommet, sans problème particulier si ce n'est la raideur de la pente et quelques petits éboulis peu farouches.
5h 30 à 5h45: PETIT VIGNEMALE, 3032m. 30 T 034376; 4739779. Vue magnifique par temps clair.
Au retour, après la Hourquette d'Ossoue, on peut choisir de se rapprocher de la base du glacier du Petit Vignemale, en longeant la moraine sur de gros blocs, avant de descendre vers le refuge des Oulettes de Gaube.

Montaigu.

Beau sommet pointu,
mais peu farouche à la belle saison.
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(photos prises lors de plusieurs ascensions)
Ruisseau de Nepoutre.

Cabane d'Arrolets.

Pene Malo, depuis l'approche du col de Tos.

Col de Tos.

2ème lac de Montaigu (1987m).

Le même, frigorifié...

Pic de Midi de Bigorre, depuis le 1er sommet du Montaigu,
puis Pene Blanque, Crémat, Merlheu.

Premier sommet du Montaigu (2339m)

Passage de crête, entre les 2 sommets.

2ème sommet du Montaigu, depuis la crête.

Depuis le 2ème sommet.

Très jolie course de moyenne montagne imposant tout de même 1200m de dénivelé, depuis la belle vallée de Lesponne. (1)
Paysages variés, petits lacs discrets et crête bien tracée sont au menu de la journée.Le Montaigu peut être abordé de juin à octobre, en absence de neige (2). Il compte deux sommets de même altitude (2 339m), dont le second demande quelques précautions et un pied sûr.
La vue au sommet est intéressante sur le Pic du Midi tout proche, le massif du Néouvielle et les hauteurs d'Hautacam.

Mont Rouch, la beauté ariégeoise... sauvage.

Ascension âpre, souvent exposée,
d'un sommet ariégeois qui se mérite!
Cliquer sur les photos pour les agrandir.
Cirque de Leziou, après la sortie de la forêt.

Vallée du Salat, depuis le cairn à 1912m

Cabane du Clot de Dessus (2012m)
Au second plan, Cap de Léziou?

Mont Rouch et son pierrier, depuis la montée vers la crête NE

Mont Valier.

Massif Aneto-Maladeta depuis la crête du Mont Rouch.

Crête du Mont Rouch, depuis la crête frontière.

Pic Ventolau et lacs de la Gallina,
depuis la fin de la crête du Mont Rouch.

Vallée du Salat, depuis l'avant-sommet du Mont Rouch.

Derniers pas avant le sommet du Mont Rouch.

Estats-Montcalm, depuis le Mont Rouch.

Mont Rouch d'Espagne (2864m)
depuis le sommet du Mont Rouch de France
Au fond, pic de Ventolau.

Massif Besiberri-Comaloforno,
depuis le sommet du Mont Rouch.

Maubermé (2888m) depuis le Mont Rouch.

Passage délicat à 1666m, au retour:contournement de l'entaille du ravin.


Voici une ascension comme probablement seule d'Ariège peut en réserver, d'un sommet presque ignoré... (1)... mais heureusement connu des autochtones et de quelques aventuriers...
Le Mont Rouch, solitaire et sauvage, est le deuxième sommet du Couserans, derrière le Maubermé et devant le célèbre Mont Valier.
Il réserve quelques surprises aux-rares- audacieux qui s'aventurent sur son versant nord: dénivelé démentiel (près de 1900m à avaler dans la journée, sauf si l'on décide de camper au bas du Cirque de Léziou à 1800m ou de dormir à la cabane à 2012m), sentiers étroits et vertigineux, parfois en mauvais état, ce qui les rend dangereux sur sol humide ou en cas de défaillance...
La fin de l'itinéraire, plus "classique" avec ses éboulis et sa jolie crête en rocher franc, savent heureusement apaiser les douleurs ressenties pendant la montée...
Et les paysages et le panorama qu'offrent cette course combleront les amateurs de sites sauvages qui ne se bousculent pas au sommet...
Curieusement, ce type d'aventure donne envie de retourner dans des lieux qui ressemblent au Mont Rouch, pour peu que l'on soit en compagnie de "connaisseurs", comme ce fut mon cas lors de cette longue et magnifique journée...
  • (1) Versant Sud, le Mont Rouch, appelé Mont Roig, est plus facilement accessible par la vallée de Cerbi.

RESUME DU PARCOURS:
Course au fort dénivelé, parfois hors sentier.
Pentes raides, nombreux passages délicats.
AVERTISSEMENT: Cette course, magnifique mais peu fréquentée, recèle de nombreux pièges (fort dénivelé, passages ravinés et délicats, névés pentus). L'aborder sur la journée nécessite une bonne condition physique et une forte motivation...
Aussi, les temps donnés ci-dessous sont approximatifs et volontairement "comptés larges"
Accès route: depuis Saint Girons, suivre la D3 jusqu'à Oust, puis jusqu'à Salau. Après le village, poursuivre au Sud la route montante de l'ancienne mine d'Anglade sur un peu moins de 2kms. Avant que la route ne vire à gauche, se garer à droite sur un petit parking à 980m. Barrière avec panneau d'interdiction au départ d'une piste.
0h00: Parking à 980m (ou 990m selon les cartes...) N 42°44'48.7"; E 001° 10'56.5". Suivre au SO la piste pendant 20 minutes environ et bien repérer, sur la gauche, à l'entrée de la forêt un:
0h20: Panneau en bois à 1130m ( N 42° 44'18.2"; E 001° 10'01.9") avec indication "Mont Rouch- hors sentier, 9h 00 A.R." (1)... Grimper sèchement au Sud dans la forêt jusqu'à une première difficulté située à 1460m (N 42° 43'50.5"; E 001°09'47.6") où l'on doit traverser en dévers un petit torrent sur sol humide... Le passage est équipé d'une corde en mauvais état, plus gênante que sécurisante...
0h45: On retrouve ensuite le sentier, toujours raide et étroit, parfois encombré de végétation. Il s'éloigne progressivement de la cascade de Léziou vers l'Ouest, revient au Sud et sort de la forêt. Il traverse un petit éboulis facile, puis une zone en dévers exposée où le sentier est dégradé (bonnes chaussures et "pied montagnard" indispensables!!).
1h 15 à 1h20: Autre passage délicat à 1666m (N42° 43'33.8"; E 001° 09'40.8") : le sentier vient buter contre l'entaille d'un ravin, que l'on franchit avec l'aide (partielle...) d'une petite corde blanche... Le passage, déjà un peu délicat sur sol sec, est selon Véron, dangereux s'il est enneigé. Le sentier s'élève à nouveau en zig-zag et offre de magnifiques échappées sur les cascades et le Cirque de Leziou. Il atteint un minuscule replat, traverse deux ruisselets (se méfier si le débit est important), puis se dirige vers un névé raide, situé à 1870m.
2h30 à 2h45: Névé dur et pentu - N 42° 43'24.2";E 001° 09'34.6"- qu'il est sage de traverser avec équipement (crampons, piolet). Nous avons pourtant fait le choix de le contourner par la gauche en descendant (passage humide et délicat en désescalade) vers le torrent que nous avons traversé pour remonter dans la végétation (attention aux prises de pied). On retrouve le sentier au-delà du névé et on rejoint une zone plus agréable jusqu'à un nouveau torrent qu'il faut traverser en restant vigilant, à 1900m environ.
2h50 à 3h: Cairn imposant et caractéristique. La voie atteint ensuite sans difficulté (enfin!) le rebord sud du plateau (Clos de Dessus), à 2012m, où se trouve une belle cabane (2) que nous n'atteindrons pas. Le sentier se dirige vers l'Est, d'abord en légère pente, puis se perd un peu en se rapprochant d'un éperon que l'on longera par la gauche (ENE). La pente se redresse nettement en zigzagant dans l'herbe, à l'écart d'un névé. Il n'y a pas de danger, mais certaines parties demandent à nouveau... un pied bien assuré...
3h45 à 4h: Bifurcation à 2126m- N 42° 43'12.3"; E 001° 10'23.8"-: laisser à droite une sente se dirigeant vers l'immense pierrier et appuyer à l'Est en direction d'une crête mi-herbeuse, mi-rocheuse. Là encore, le sentier se perd et hésite entre herbe et rochers. Personnellement j'ai préféré le rocher, légèrement plus stable.
4h 20 à 4h 30: On atteint la base d'une pente d'éboulis N 42° 43'01.8"; E 001° 10'49.7"- en se rapprochant de la crête NE du Mont Rouch. Une sente cairnée grimpe vers l'ESE, traverse d'abord des gros blocs, puis une portion d'éboulis plus fins. Elle atteint la crête frontière à 2673m au niveau d'un replat. La crête devient plus raide et les roches de plus en plus rouges ("rouch..."). On aborde la dernière partie en restant près du fil de la crête et en suivant bien les cairns, afin d'éviter quelques gros blocs austères...
5h 15 à 5h45: Premier "sommet" orné de deux gros cairns, à 2854m. Le vrai sommet se trouve à environ 50 mètres au SO.
5h45 à 6h: MONT ROUCH de France, 2858m, ou 2868m selon certaines cartes. N 42° 42'42.2";E 001°10'35.9". Panorama magnifique.

Le retour se fait -en restant concentré!- par le même itinéraire, à moins de vouloir "s'offrir" une boucle en forme de bracelet... par le Mont Rouch d'Espagne et les pierres précieuses du flanc nord...

  • (1) Cet horaire me paraîtra un peu plus tard assez optimiste...
  • (2) Le mot "Clot" signifie "creux" ou "dépression" semble-t'il. La cabane, située au creux de celle-ci, a été détruite à deux reprises par des avalanches, puis reconstruite. La dernière rénovation, très réussie (murs en pierre et toit végétal) date de 2005. L'intérieur est propre et parfaitement équipé.

Sanctus, en boucle, depuis Gourette.

Belle boucle au-dessus de Gourette,
à l'écart des constructions et des pistes.
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Plan du parcours.

Cabane de Coste de Goua et pic des Becottes.

Pene Medaa depuis le sentier qui longe le ruisseau de Louesque.

Les Becottes / Eras Becothes, depuis le sentier.

Esquerra-Latte de Bazen depuis le laquet
situé sur le replat à 2120m

Esquerra, Soum de Louesque, Pic de Louesque depuis les flancs du Sanctus.
Au premier plan, lac supérieur de Louesque

Gabizos depuis le sommet du Sanctus.

Estibère, Hautafulhe, Tourettes, depuis le Sanctus.

Vignemale depuis Sanctus.

Zoom sur l' Ossau depuis Sanctus.

Becottes et Latte de Bazen depuis Sanctus.

Voie du retour: versant sud du Sanctus.

Géougue d'Arre et lac du Lavedan,
en arrivant près du col d'Uzious.

Voie près de l'ancienne conduite forcée,
au-dessous du lac d'Uzious.

Cascade au-dessous de l'ancienne conduite forcée.

Non loin des remontées mécaniques de la station de Gourette, il existe des sommets et circuits agréables et peu fréquentés.
Le Sanctus, avec d'autres (1), est un belvédère idéalement placé au coeur du massif calcaire de Gourette, proche du Gabizos. Son accès par le Nord est peu difficile et permet de revenir en boucle par les beaux lacs d'Uzious. On peut même prolonger le circuit en allant jusqu'au lac d'Anglas.
RESUME DU PARCOURS:

Accès route: suivre la D918 jusqu'à Gourette. Du coude de la route et avant de monter vers le col d'Aubisque, prendre une rue à droite, donc vers le SE. Au terminus de la route, on trouve des bâtiments de vacances (F.O.L., ASPTT) et une petite place avec parking indiquant notamment la direction du Lac d'Anglas.

0h00: Parking à 1370m (N42° 57' 23.9"; W 000°19' 43.5"). Suivre le GR10 vers le SE qui descend près des courts de tennis puis remonte la rive droite du Valentin et entre dans le bois. A 1460m, on franchit une passerelle et on rejoint la rive gauche où le sentier s'élève nettement et zigzague dans le bois de Saxe. Il monte ensuite en corniche au-dessus du Plaa de Batch et se retrécit un peu avant de sortir de la forêt.
0h50: Croisement à 1680m, N 42° 56'39.5"; W 000° 19'19.6" : laisser le large chemin qui part à droite et filer tout droit, plein Sud, vers la cabane rénovée de Coste de Goua. Peu avant la cabane, laisser en face le sentier du lac d'Anglas et prendre à gauche (panneau "Sanctus") (1) afin de traverser le torrent, à gué, au niveau de la cabane. S'élever sur la gauche de la cabane vers l'Est (raide) -N 42° 56'32.6"; W 000°19'16.9"- et repérer rapidement une sente cairnée et balisée (d'abord en bleu, puis en jaune et bleu) qui monte au SE . Bon repère et cairn à 1837m: N 42° 56'29.0"; W 000°18'59.9". On se trouve rive droite du ruisseau de Louesque, bien à l'écart de celui-ci.
1h30: On aperçoit progressivement les pic des Becottes au Sud. On passe rive gauche du ruisseau vers 2010m et on suit le sentier pour traverser une dernière fois le ruisseau à 2127m -N 42° 56' 08.9"; W 000° 18'25.7"- et atteindre un replat et une bifurcation (cairn à 2120m) N 42°56'08.3"; W 000°18'15.9".
2h40: Laisser le sentier du Gabizos sur la gauche et prendre en face une sente cairnée qui s'oriente au Sud . Elle conduit à des éboulis, puis à un laquet situé à 2285m - N ° 42° 55'.57.0"; W 000° 18'16.6"-, avant de s'orienter vers le Sud-Est, et enfin vers le SO en direction de la crête qui conduit sans difficulté au:
3h 15 à 3h 30: SANCTUS, 2482m. N 42° 55'36.2"; W 000°18.28.2"
Le retour est conseillé par les lacs d'Uzious.
Du sommet du Sanctus, on descend la crête au Sud-Ouest pendant quelques minutes (cairns). La suite est un peu plus hasardeuse car les cairns se perdent dans les éboulis fins. Bien que nous ayons emprunté une vague sente un peu exposée se dirigeant plein sud, il semble préférable, vers 2420m,... de suivre le tracé de la carte IGN... et d'appuyer vers le Sud-Est afin de rejoindre le sentier à flanc qui monte depuis le col d'Uzious.
4h: Col d'Uzious, 2236m. N 42° 55'15.7"; W 000° 18'39.5". Prendre au Nord le sentier bien marqué qui longe le lac supérieur d'Uzious ou lac du Lavedan. Il rejoint à 2115m le grand lac d'Uzious et son déversoir. Traverser le lac et poursuivre au nord le sentier parsemé de tuyaux rouillés... avant de tomber un peu plus bas sur une ancienne conduite forcée.
4h 45 : Passer à GAUCHE de la conduite forcée (véritable "cheminée sécurisée"...) (2) et retrouver une zone plus caillouteuse à la sortie N 42° 55'45.9"; W 000° 19'02.5", au pied d'une belle cascade. Le sentier, bien marqué, conduit sans autre difficulté à la cabane de Coste de Goua laissée à la montée.
6h: Cabane de Coste de Goua.
6h 30: Gourette.


  • (1) A la bifurcation située à 2120m, on peut poursuivre à gauche (SE) vers le lac moyen de Louesque (2320m), puis monter jusqu'au dernier lac (lac supérieur de Louesque, 2337m) avant de s'élever plein sud en direction de la crête Est du Sanctus, entre le col de Louesque (assez étroit) et le sommet. Cette portion du parcours est commune avec celle du Grand Gabizos.
  • (2) Eviter de passer à droite de la conduite où un vague sentier d'éboulis fuyants conduit... nulle part...

Grand Billare, Billare...vous avez dit Billare?

Sommet rude et discret, parfois vertigineux.
En solo ou en "bande", le Billare se gagne...
Cliquer sur les photos pour les agrandir.
Plan du parcours de la voie normale,
adapté du topo de Véron et Delteil.

Petit Billare depuis le Pla de Sanchèse.

Cascade d'Anaye depuis le Pla de Sanchèse.

On aperçoit le pierrier en s'approchant du Pla d'Anaye.

Petit Billare et Billare depuis le pierrier ouest.

Pics de Peneblanque.

Visaurin et Castillo de Achert depuis le col occidental.

Lac de Lhurs, puis Mallo de Atcherito, Petragème, Ansabère,
depuis la crête herbeuse (après le col occidental).

Crête Ouest du Grand Billare (photo de Robert)

Désescalade d'une brèche délicate,
avant le sommet du Grand Billare (photo de Jean-Paul)
Au second plan, Table et Pic des Trois Rois.

Au pied de la brèche (descendue par la droite),
avant le sommet du Grand Billare.

Le groupe au sommet du Grand Billare (2318m).
(au fond, le Billare). Photo de Robert.

Mallo de Atcherito, Ansabère, Trois Rois, Peneblanque,
depuis le sommet du Grand Billare.

2ème brèche à désescalader, entre les 2 sommets. Photo de Robert

Massif de Sesques depuis le sommet du Billare.

Bergon et Marère depuis le Billare (2309m)
puis Montagnon d'Iseye, Mardas

Palas, Balaïtous, Frondellas, Vignemale, Ossau, Infiernos,
depuis le sommet du Billare.

Petit Billare depuis le sommet du Billare, avec
les Orgues de Camblong en toile de fond

Anialarra, Castetné, Anie,
depuis une échancrure entre les 2 sommets.

Retour de la crête Ouest

Névé au retour. Photo de Robert.

Cayolars d'Anaye.


Le Billare (1) et son voisin occidental le "Grand Billare": voilà des sommets typiquement aspois qui peuvent impressionner par leurs murailles calcaires bien visibles depuis Lescun. L'ascension par la voie normale se déroule parfois hors sentier et on ne risque pas de se bousculer au sommet, mais le panorama par temps clair est un régal (2). Pendant la montée, on trouvera de rudes pentes herbeuses, un pierrier croulant, sans compter une combe longtemps enneigée qui précèdent la crête finale, assez aérienne (passages de II parfois exposés).

Le Billare, un grand sommet des Pyrénées, malgré son altitude modeste, à déguster en groupe (3) avec enthousiasme... mais par beau temps seulement!!

RESUME DU PARCOURS
Itinéraire rude et parfois hors sentier;
pentes raides, pierrier, crête terminale aérienne en bon rocher.
Course côtée PD, corde éventuelle.

Les coordonnées GPS sont en format UTM-UPS, selon le modèle géodésique WGS 84.
NB: L'itinéraire décrit ci-dessous a été emprunté à la descente, après une montée réalisée hors sentier, plus à l'Ouest. Mais il me semble être le moins compliqué et se rapproche beaucoup du topo de Véron vérifié récemment par Laurent Delteil.
Accès route: Se diriger vers Lescun, traverser le village et suivre dans un premier temps les directions de Labérouat et de Sanchèse. Au bout de 350m environ, au niveau d'une épingle, prendre à gauche en direction de Sanchèse. La route, puis la piste (assez défoncée) conduisent au Pla de Sanchèse situé à 1081m.

0h00: Pla de Sanchèse, 1081m.- 30 T 0689565; 4756970. Se diriger au NO, puis traverser le pont pour atteindre le sentier qui s'élève rapidement dans la forêt du Hournou d'Anaye, vers le SE. La pente s'élève rive gauche des cascades d'Anaye, s'aplanit quelque peu vers 1300m et laisse un abreuvoir puis un portail métallique.
1h00: Pla d'Anaye, 1477m. Ne pas poursuivre en direction des cayolars d'Anaye mais traverser au plus vite le torrent - 30 T 0688098; 4756755- afin de repérer quelques cairns. Monter plein sud pour atteindre la base du pierrier où deux options se présentent:
* Suivre la sente cairnée au milieu du pierrier où l'on trouve rapidement un premier cairn important à 1520m: 30 T 0688030; 4756574.
* Contourner le pierrier par la droite en restant au maximum 15 à 20m de ce dernier (voie non testée mais recommandée par Véron et L. Delteil).
1h 25: Le sentier sort du pierrier vers 1700m, se rapproche de la falaise (base du Petit Billare) et s'en éloigne peu après, en raison d'un petit éboulement (30T 0688036; 4756154). En suivant une direction SO, le sentier atteint un petit torrent qu'il traverse à 1885m - 30T 0687885; 4755986- pour passer sur sa rive droite et s'élever à l'ESE.
2h30: Base (1960m) d'une combe assez raide, souvent enneigée, où il est préférable de cramponner (30T 0688010; 4755841). On grimpe sévèrement au sud et on rejoint une plate-forme à 2020m (30T 0687941; 4755694). De cet endroit, la sente s'efface un peu et il faut maintenant viser, d'abord au SO, puis à l'Ouest, un petit piton caractéristique situé au-dessus d'un pierrier instable (se méfier des chutes de pierres, sente peu marquée). Eviter de monter trop à gauche du piton où les pierres sont délitées.
2h50: Petit piton à 2140m- 30T 0687794; 4755526-, situé au "carrefour" de 2 combes. On prend alors pied sur un sentier, plus large et cairné, et on s'élève rudement au Sud jusqu'à un:
3h 00: Col herbeux (2210m; 30T 0687819; 4755442) avec vue magnifique sur les montagnes aspoises et navarraises, mais pas encore sur le lac de Lhurs. Le sentier se dirige au SE en longeant la crête herbeuse, franchit une brèche et descend de quelques mètres avant d'atteindre un second col à 2230m. Nous sommes à la base de la crête ouest du Grand Billare. La voie s'élève à droite légèrement à gauche du fil (bon rocher) ou se glisse un peu plus à gauche en contrebas (sentier large, mais terreux et caillouteux qui nous a fait préférer la première solution).
3h15: Base d'une cheminée - 30T 0688058; 4755405- à bien repérer à 2272m, sur la gauche du sentier venant du fil de la crête Ouest. Grimper cette cheminée facile (très bonnes prises sur la droite) et reprendre le fil de la crête un peu aérienne (cairns). A 2300m environ, on doit désescalader un petit mur et se couler dans une brèche - 30T 0688085; 4755424-, donnant sur un couloir vertigineux. On atteint ensuite sans autre difficulté le:
3h30: Sommet du GRAND BILLARE, 2318m. 30T 0688111; 4755442.
On poursuit vers le NNE en direction du 2ème sommet que l'on aperçoit à environ 300m. Pour l'atteindre, il faut à nouveau descendre prudemment une brèche (2280m), plus longue et un peu plus délicate que la précédente (pas de II à II+) (30T 0688140; 4755489). Remonter une sente qui atteint d'abord un cairn que l'on peut repérer pour le retour (30T 0688215; 4755627), puis passe au niveau d'un sommet secondaire en contournant une doline par la gauche pour rejoindre en:
3h45 à 4h: LE BILLARE, 2309m. 30T 0688375; 4755638. Panorama magnifique par temps clair.

Le retour se fait par le même itinéraire, à moins de savoir voler...

Mont Mérac en hiver

Petite balade tranquille et super panorama
au-dessus de la station de Nistos Cap Nestès
Cliquer sur les photos pour les agrandir.
Cap Nestès (1887m) depuis le Nord.

Signal de Bassia (1935m) et Casque du Lheris (1595m)

Sommets du Luchonnais depuis le col
situé à la base du Sommet de Cave de l'Eyde.

Sauvegarde, Aneto, Maldito, Alba, Pic de Boum...
depuis la base du Mont Mérac.

Mont Aspet (1849m) depuis le versant NE du Mont Mérac.

Luchonnais depuis le sommet du Mont Mérac (1736m)

Aneto-Maudit, depuis Mont Mérac.

Montagne d'Areng (2079m) depuis Mont Mérac.

Cap Nestès, Pic de Midi de Bigorre, Montaigu,
depuis la base du Mont Mérac.

Mont Mérac (1736m)

Des visiteurs énergiques...Ouaw!

Arbizon et cabane d'Ilhet,
depuis le bois d'Arbiesse.

Balade facile par bonnes conditions vers le modeste sommet du Mont Mérac que l'on atteint presque en ski de fond (!).

Il suffit, après un dernier col côté 1713m, de s'élever en écharpe sur les douces pentes du versant Sud, alors qu'une corniche reste longtemps versant Nord et qu'il vaut mieux éviter de l'emprunter en cas de doute.

Au sommet, magnifique panorama sur des montagnes comptant parmi les plus hautes des Pyrénées (Aneto, Maldito, massif du Luchonnais), alors que se dévoilent également d'autres sommets connus (Pic du Midi de Bigorre, Arbizon, Montaigu, Montagne d'Areng, Bassia, Casque du Lhéris...) ainsi que le Mont Aspet, le sommet de Cave de l'Eyde et le Cap Nestès tout proches.

Les 11 points culminants de zones de 3000

Certains les gravissent en quelques semaines,
d'autres comme moi en plusieurs années.
De près ou de loin, ils sont superbes et souvent fascinants.
Cliquer sur les photos et tableaux pour les agrandir.
Balaïtous depuis le Cabaliros.

Vignemale depuis le Turon de Néouvielle

Mont Perdu (et Cylindre) depuis le Campbieil.

Munia depuis le Maou.

Pic Long (et lac Tourrat) depuis le col de la Coume Estrète.

Schrader/Grand Batchimale depuis la montée à Clarabide.

Posets depuis le Pic de Clarabide.

Perdiguère, au fond et au centre, depuis Spijeoles.

Aneto/Maladeta, depuis la montée vers le col d'Avellers.

Comaloforno et sa crête orientale depuis le "versant Cavallers" .

Pique d'Estats (et Verdaguer) depuis le col côté 2900.

Depuis chaque sommet:
Photos prises depuis chacun des 11 sommets.
Photos persos, à l'exception de celle du Vignemale, photo de Robert.

Itinéraires que j'ai parcourus.
Difficultés, dénivelés, notes personnelles.(Tableau n°1)

Tableau de Luis Alejos,
basé sur l'enchaînement des 11 sommets
et incluant les dénivelés moyens. (Tableau n°2)

"On peut très bien mettre 5 ou 10 ans pour gravir les sommets de toutes les zones ("chacun à son rythme"). Mais pour ceux qui s'y intéressent, on peut parfois ne pas leur consacrer plus de deux semaines".
C'est par ces mots ambitieux que Luis Alejos et Juan Buyse lancent le sujet dans le célèbre ouvrage "Les 3000 des Pyrénées" paru en 1990 (1). Plus récemment, L. Alejos a détaillé les étapes du PARCOURS DES 11 POINTS CULMINANTS- enchaînés les uns après les autres (!!)- qui s'adresse à des pyrénéistes chevronnés et particulièrement entraînés. (2)- (Tableau n°2).

Beaucoup plus modestement, je me suis contenté d'effectuer ces ascensions en les abordant à la belle saison, année après année, ce qui ne signifie pas qu'elles furent sans danger, ni réussies "du premier coup"...
Ces 11 points culminants (3),-que l'on trouvera en détail sur ce blog- comptent parmi les plus prestigieux des Pyrénées. Certains d'entre eux sont particulièrement connus - Aneto, Posets, Mont Perdu, Vignemale, Balaïtous, Pic Long... , alors que d'autres sont un peu plus discrets (Perdiguère, Schrader), voire presque délaissés (Comaloforno)
L'histoire de ces montagnes est riche et passionnante et leur conquête a donné lieu à des aventures parfois tragiques ou insolites. C'est certainement cet élément qui m'a conduit à m'y intéresser de manière plus précise, sans pour autant délaisser d'autres sommets.
Il est possible, pour un randonneur endurant, de réaliser chacune de ces ascensions en une (grosse!) journée. Mais l'étalement de la course sur deux jours est fortement conseillé pour certains pics dans la plupart des topos (Ollivier, Véron, Angulo, Alejos). Je ne regrette pas d'avoir appliqué ce principe pour des sommets éloignés des bases d'ascensions tels que le Balaïtous, le Mont Perdu, le Perdiguère, la Pica d'Estats.
Concernant la cotation des difficultés (voir tableau n°1), je me suis appuyé sur celle des guides officiels que j'ai parfois complétée par la mention "exp." pour désigner, comme le fait notamment Angulo, un ou plusieurs passages exposés en toute saison. Il s'agit donc ici d'une appréciation personnelle, nécessairement subjective, à partir d'observations sur le terrain.

En conclusion et c'est bien là l'essentiel, chacun de ces sommets- comme bien d'autres d'ailleurs- m'a procuré beaucoup de plaisir et parfois des émotions... fortes (!). Certains m'ont évidemment donné envie d'y retourner, par une autre voie, comme un parcours d'arête par exemple.
Voilà de quoi nourrir quelques projets et essayer de convaincre un ou deux compagnons motivés...

Le Casque... lourd de brumes, avant l'éclaircie

Pour éviter la foule et le mal...au Casque,
on peut choisir d'y grimper par une belle journée d'automne.
Mais ne pas oublier que la neige tombe parfois sans prévenir
sur les hauteurs de Gavarnie.
Cliquer sur les photos pour les agrandir.
Plan du parcours (voie normale)

Eclaircie matinale sur le Col des Tentes

La Tour (3009m), le Casque (3006m),
Brèche de Roland, refuge de la Brèche,
depuis le col des Saradets

Refuge des Sarradets ou de la Brèche (2587m)
après une averse de neige.

Glacier du Taillon, depuis le col des Sarradets -2589m)

Brèche de Roland saupoudrée de neige

Pic des Sarradets (2741m) et refuge

Le Casque, versant sud, entre nuages et soleil

Brèche de Roland, versant sud

Sortie du Pas des Isards (2786m) dans la brume

Taillon et Doigt de la Fausse Brèche

Dernier ressaut avant le sommet du Casque,
enfin l'éclaircie...

Casque basque sur ...CASQUE (3006m)

Taillon et Brèche de Roland depuis le Casque

Marboré, Epaule, Cylindre, Mont Perdu, depuis le Casque;
un peu plus près, à droite, La Tour

Ikurriña (drapeau basque) gentiment prêté
par des montagnards de Tolosa, au sommet du CASQUE (3006m)


Le "CASQUE" ou "CASQUE du Marboré", dont la date de la première ascension reste à ce jour inconnue, n'est pas le plus haut sommet du Cirque de Gavarnie, mais il bénéficie d'un panorama plutôt avantageux par temps clair. Le célèbre Russell lui trouvait curieusement une "allure militaire"...
On y grimpe généralement par la Brèche de Roland et le fameux "Pas des Isards", comme ce fut mon cas. La course n'est pas trop longue, mais la fin du parcours dans les éboulis n'est pas aussi aisée qu'on le lit parfois dans certains topos.
Il existe une autre voie, plus spectaculaire, par la "Cheminée souterraine" dont l'accès se situe peu après la Brèche de Roland, versant Sud, au creux de la falaise.
Peut-être un jour...

  • RESUME DU PARCOURS
    Glacier de la Brèche;
éboulis parfois instables avant le ressaut terminal.

NB: les coordonnées GPS sont en format de position hddd°mm'ss.s", selon le système géodésique WGS 84.(1)
Accès route: depuis Gavarnie, prendre la direction du Col des Tentes que l'on atteint après environ 10kms de lacets. Se garer au col des Tentes (2208m), la route étant fermée au-delà en raison d'un éboulement datant de 2000 ou 2001.
0h00: Col des Tentes. Suivre le bitume pendant environ 20mn jusqu'au Port de Boucharo.
0h20: Port de Boucharo (2270m). N 42°42'13.5" ; W 000°03'51.0". Prendre à gauche (panneau), donc vers l'Est le sentier du Refuge de la Brèche. Après une courte montée, il longe la face Nord du Taillon et reste au même niveau pendant environ 2kms, avant de grimper plus nettement vers l'ESE. On laisse le sentier qui descend vers Gavarnie par la vallée de Pouey Aspé. Vers 2400m, la voie vient buter contre un ressaut juste avant le passage du torrent équipé d'une chaîne (flèches rouges sur la paroi). En fin de saison, ce passage est évident, mais en juin-juillet, le débit du torrent peut être beaucoup plus fort et la pente partiellement recouverte de neige.
1h 10: Traversée du torrent. La voie zigzague alors en montée vers le col des Sarradets que l'on atteint rapidement.
1h 25: Col des Sarradets, 2589m. N 42°41' 49.4"; W 000° 02'05.0". Magnifique vue sur le glacier du Taillon et les sommets du Cirque. Du col, on descend légèrement jusqu'au refuge des Sarradets, "rebaptisé" refuge de la Brèche.
1h 35: Refuge de la Brèche, 2587m. Remonter alors plein sud le long d'une sente d'éboulis qui se fait vite assez raide. Selon les conditions, on met 15 à 20mn à aborder le Glacier de la Brèche dont l'état varie selon les saisons. En début et milieu d'été, la traversée est évidente, la pente peu prononcée et la neige souvent porteuse (nombreuses caravanes). En fin de saison, le Glacier peut être en glace vive et nécessiter l'usage des crampons et du piolet. A chacun de voir...
2h à 2h10: BRECHE DE ROLAND, 2807m. N 42° 41'27.9"; W 000° 02'02.7". Pour aller au Casque, suivre vers l'ESE en légère descente (donc à gauche...) un sentier qui longe le pied de la falaise. Au bout de 15 à 20 mn, il s'en éloigne un peu en devenant presque horizontal (petite corniche d'éboulis) et se rapproche du Pas des Isards.
2h30: Pas des Isards N 42°41'18.1"; W 000°01'49.9" (altitude 2714m à "l'entrée"), équipé d'une chaîne. Bien qu'étroit et aérien, le passage ne pose pas de problème particulier sur sol sec et en absence de neige, surtout si l'on s'accroche à la chaîne... Sortie du Pas des Isards, 2786m. N 42°41'16.6"; W 000°01'50.5". Le sentier monte alors vers le pied des falaises et présente des passages étroits que l'on peut contourner par la droite. Il se dirige vers le col des Isards que l'on ne franchit pas. La voie reste en amont du col et atteint une cuvette longtemps garnie de névés, juste au-dessus d'une grotte que l'on laisse en contrehaut, à gauche.
3h: Cuvette à 2807m N 42° 41'10.6"; W 000°01'27.7", où on voit bien la TOUR à l'Est. Laisser le sentier qui y conduit et suivre les cairns sur la gauche (NO). La voie se fait plus raide sur des éboulis, sans problème particulier jusqu'à environ 2880m. Ensuite, le sentier hésite entre plusieurs petites sentes d'éboulis fuyants. Les cairns sont nombreux et pas forcément bien placés. Après quelques passages d'éboulis instables, on atteint le dernier ressaut qui oblige à poser une ou deux mains avant de déboucher au sommet.
3h 30 à 4h: LE CASQUE (du Marboré), 3006m. N 42°41'15.7"; W 000° 01.36.3". Vue magnifique par temps clair.
Retour par le même itinéraire, sauf si on choisit de "visiter" la Tour au retour...

  • (1) Bien qu'en général, les coordonnées GPS soient données en mode "UTM", ce choix me paraît plus simple si l'on souhaite reporter les coordonnées sur "Google earth" ou "IGN Geoportail"

Bassia,Mont Aspet, 2 jolis belvédères

Un peu de détente
avec ces deux belvédères faciles d'accès.
Cliquer sur les photos pour les agrandir.
1°- LE SIGNAL DE BASSIA ou BASSIA DE HECHES (1921m)
Accès route: Col de Beyrède que l'on aura atteint par la vallée d'Aure et le village de Beyrède-Jumet ou par la vallée de Campan.
Col de Beyrède

Dans la montée vers le premier col

Signal de Bassia depuis la crête de Castillon

Pic de Midi de Bigorre depuis Bassia

Montagnes d'Aure

Crête et Cap de Castillon

Arbizon (2831m) depuis le Cap de Castillon (1900m)



2°- MONT ASPET (1849m)
Accès route: route de la station de ski de fond de Nistos, à 3kms environ de la station (petit parking à 1360m)
A vos marques...

Mont Aspet depuis le bois (variante à la voie normale)

Crête dans le prolongement du Mont Aspet

Cabane de la Prade (1640m)

Sommet du Mont Aspet (1849m)

Massif du Luchonnais?

Sentier conduisant au sommet du Mont Aspet;
en contrebas, cabane de la Prade
Mont Aspet depuis le sentier (VN par la cabane de l'Artigous)

Chutes d'eau... et de pierres au Besiberri

Massif granitique très photogénique,
mais évolution sur un terrain souvent croulant...
Cliquer sur les photos pour les agrandir.
Bifurcation vers 1600m.

Passerelle à 1785m

Estany de Besiberri (1960m, photo prise vers 2050m)
avec le Besiberri Nord et le Besiberri del Mig au second plan

Estany de Besiberri.

Estany de Besiberri (contournement par la droite)
A noter à proximité, des vaches bien bruyantes et même agressives..


Estanyet de Besiberri de Dalt (2173m)
depuis le sentier montant le long du Canal de l'Estanyet

Replat vers 2350m

Tuc de Abellers

Premiers éboulis vers 2600m, sous le Besiberri del Mig

Pletia del Obraga, Estany de Besiberri,
puis Massif Aneto/ Maladeta, en montant vers le col d'Abellers.

Pyramide du Besiberri del Mig ... peu après la chute de pierres...,
depuis les éboulis, vers 2685m

Névé, vers 2510m; voie du retour

Tuc des Estanyets (2882m)

Refuge de l'Estanyet du Besiberri (2221m)
puis Estany de Besiberri

Circuit dans le massif du Besiberri (ou Beciberri en Aranais), avec une montée par le canal de l'Estanyet, près du déversoir de l'Estanyet de Besiberri de Dalt, et une descente par le refuge de l'Estanyet du Besiberri. Le point le plus haut du circuit s'est situé vers 2700m, dans la zone d'éboulis située sous le col d'Abellers, sur la voie normale du Besiberri Sud.
Il s'agit d'une course magnifique mais rude, à ne réaliser que par très beau temps. En effet, l'itinéraire du Besiberri Sud, par le Vall du Besiberri et l'Estanyet de Besiberri de Dalt, présente des portions hors sentier et surtout des éboulis très instables rendant certains passages dangereux.
A ces difficultés, s'ajoutent, en début de saison, - ou en juillet comme en cette année 2008 où l'enneigement a été particulièrement tardif -, des langues neigeuses raides, qui ont parfois cédé sous mon propre poids, m'obligeant à me détourner, même légèrement de l'itinéraire habituel... avant de me faire sévèrement "punir" d'une chute de pierres, d'une longue glissade et d'un genou endolori ... la triple peine en somme...
La sagesse m'a conseillé ce jour-là de ne pas tenter le "diable" - ascensions en solo du Besiberri Sud et du Comaloforno par le Collado de Abellers-, et de revenir sagement par le refuge de l'Estanyet de Besiberri qui m'a offert, malgré son confort spartiate (!!), une pause réparatrice de quelques minutes...
Malgré les difficultés du jour, j'ai pu apprécier l'âpre beauté de ce massif granitique, les innombrables ruisseaux et torrents, et prendre quelques photos d'un parcours réalisé sans rencontrer âme qui vive...

Cabaliros, quel spectacle!!

Une balade un peu longue mais facile,
un panorama... époustouflant!
Cliquer sur les photos pour les agrandir.
Ruisseau de Bourg Debat (vers 1450m)
Cabaliros (2334m), au fond et au centre;
(petit névé visible sous le sommet)
Ardiden, Vignemale, vallée de Cauterets

Soum de Picarré?

Vignemale, photo prise vers 1950m

Crête du Cabaliros depuis le col d'Anapéou (2130m)

Géougue d'Arre, Massif du Gabizos depuis le col d'Anapéou

Monné (2724m), depuis le Cabaliros
photo prise sous le sommet


Labas, Mayouret, Vignemale, Chabarrou, Batans.

Lac d'Anapéou et Vignemale.
Cauterets en contrebas à gauche.

Montaigu et Pic de Midi de Bigorre
depuis le sommet du Cabaliros

Zoom sur le Balaïtous et l'Arriel
depuis le Cabaliros

Monné, puis Balaïtous, Arriel, Palas...et Ossau;
plus à droite, Tourettes?...
depuis le sommet du Cabaliros (2334m)

Superbe balade de moyenne montagne au-dessus de Cauterets et du "Mamelon vert".
Un panorama inoubliable, peut-être supérieur à celui du Montaigu.
Ces deux sommets ont la caractéristique d'être bien détachés des massifs environnants et de bénéficier ainsi d'un panorama exceptionnel.
Un très bon topo ici: (aller sur "Vallée de Cauterets, puis "CABALIROS"):
...et un autre ici, avec de magnifiques panoramas, pris...le même jour que notre ascension!

Soule/Zuberoa(3): Orhy, 1er "2000" depuis l'Océan

Premier "2 000" en venant de l'Atlantique,
lieu de légendes basques (1),
c'est le Pic d'Orhy/Orri.
Cliquer sur les photos pour les agrandir.

Orhy/Orri depuis Ibarrondoa

Orhy depuis le col de Tharta /Thartako lepoa

Crête d'Orhy depuis les flancs du Zazpigaña

Orhy/Orri depuis Zazpigaña
Une image forte des montagnes basques
Au second plan, à g., le Pic d'Anie.


Crête d'Alupiña, juste pour la photo...

Forêt d'Irati et Bizkarze depui Orhy/Orri

Soumcouy, Anie,Trois Rois,Ansabère,Atxerito
depuis le sommet du Pic d'Orhy/Orri (2 017 ou 2018m)
Devant eux, Lakhoura,Txardekagaña, Otsogorrigaña


J'ai- enfin - fait graver les photos/diapos de ce Géant des Pyrénées basques "nord" (2 017m), quasiment vénéré par les Souletins, qui, en plus d'être le point culminant du Pays basque "de France"/Iparralde, a le privilège d'être le premier "2000" en venant de l'Atlantique.

Cette position n'a pas que des avantages puisque le pic d'Orhy/Orri essuie régulièrement les tempêtes d'Ouest, alors qu'en l'hiver, son manteau neigeux peut passer en quelques heures d'une épaisseur conséquente à une dure et fine pellicule , sous l'effet du vent du sud/"Haize hegoa". L'instabilité de la couche neigeuse en fait donc un sommet dangereux en saison froide.
Qu'on se le dise!
La voie la plus intéressante, depuis Ibarrondoa, dite "d'Iraty", se présente à peu près ainsi: (2)
On grimpe d'abord sur le Zazpigaña (1 765m) proche de l'Orhy, puis on se heurte à une crête effilée et très vertigineuse -crête d'Alupiña, côtée IIsup. à IIIinf.- où l'on peut carrément progresser...à califourchon, et pousser gaiement sur ses talons, avec le vide en-dessous !!
Heureusement, cette crête peut se contourner par la gauche par un sentier à flanc, sans danger par temps sec.

(1) "Orhin laket eüskaldün txoria" ("l'oiseau basque se plaît à l'Orhy" ) dit la chanson populaire. ...
(2) Un peu plus de détails ici: http://euskalmendiak.blogspot.com/2008/02/orhyorri.html

Soule/Zuberoa (2): Lakhoura par tous les temps...

Longue et belle montée vers le Pic de Lakhoura
gravi par ses deux versants
et par 2 météos bien distinctes...
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Eglise romane de Sainte Engrâce / Santa Grazi (XIème siècle)


Gorges d'Ehujarre /Uhaitzarre
Ehujarre

Bassin d'Eruso. Lakhoura sous les nuages

Bassin d'Eruso

A l'approche du sommet de Lakhoura;
(Txuri punta)

Crête de Lakhoura

Montagnard svelte
en méditation au sommet de Lakhoura (1 877m)

Crête sud du Lakhoura.
Le nuages montent du versant nord...

Kartxila depuis Lakhoura

Sommet du Lakhoura / Lakora (1 877m), avec:
Anie, Trois rois, Ansabère, Atxerito

Pour les "courageux" dont je fus, avec un équipier "modèle" voici quelques années, il est possible de grimper au Lakhoura depuis Sainte Engrâce, par une longue course passant justement au-dessus des gorges d'Ehujarre. Par beau temps, cette randonnée est l'une des plus belles du Pays basque / Euskalerria.

Malheureusement, les Dieux du ciel ne nous ont pas beaucoup aidés ce jour-là, mais notre persévérance, et une bonne dose de masochisme, nous ont quand même conduits au sommet, balayé par les nuages et le vent. Idéal pour appréhender le mystère des lieux et tester les prises sur les rochers humides, moins sympa pour les photos lointaines .

Voulant quand même profiter du panorama justement célèbre du Lakhoura, je suis retourné sur les lieux lors d'une belle journée d'automne, par Belagoa. L'itinéraire est assez court, dans la mesure où l'on avale "à peine" 450m de dénivelé, sans beaucoup de visibilité dans sa première partie.

Heureusement, la crête finale, un peu raide et spectaculaire, laisse découvrir un panorama immense et permet de reconstituer les étapes du versant nord...jusqu'à ce que les nuages l'envahissent brutalement.

Soule/Zuberoa(1), la montagne s'élève à l'Est

La Soule, 3ème province du Pays basque "nord",
la plus éloignée de l'Océan,
en est aussi la moins connue et la moins peuplée.
Pourtant, le montagnard saura apprécier, en Haute Soule,
les lointains espaces, les gorges étroites et les sommets redressés,
annonciateurs de la Haute montagne...béarnaise et navarraise proche
Cliquer sur les photos pour les agrandir.
Keleta et Kartxila (ou Lakartxela)- 1 982m, Binbaleta,
depuis Ourdaite.

Binbaleta (à g.), puis Lakhoura,
Au fond: Soumcouy, Anie, Trois Rois,Ansabère,Atxerito

Kartxila depuis le sommet d'Otsogorrigaña (1 923m)
Au fond: Soumcouy, Anie, Trois Rois,Ansabère, Atxerito

Gorges de Kakhouetta/Kakueta:
Le "Grand Etroit"

Gorges de Kakueta:
La cascade

Les Cathédrales d'Amubi
depuis le bois de Buruchieta,
lors d'une sortie vers les crêtes de Buruchieta

Passerelle d'Holtzarte,
Gorges d'Olhadibia/Oladubi
Ascension du Txardekagaña,

Cascade de Pixta, en début d'été


Otsogorrigaña (1 923m, depuis la cime du Txardekagaña (1 893m)

Txardekagaña, depuis le Port de Belhay (HRP).

Pic de Pixta et crête de Txardekagaina
depuis le 1er sommet (1 884m)
Au second plan, à gauche: l'Orhy (2 017m)

La 2ème pointe du Txardekagaña,
depuis la 1ère pointe. La voie passe sur... l'arête...
Au second plan, à droite: Kartxila
Au fond: Soumcouy, Anie, Ansabère.

On trouvera ici un ensemble comprenant des montagnes répondant aux doux noms de Kartxila -ou Lakartxela-, Otsogorrigaña, Txardekagaña, avec une description un peu plus détaillée pour ce dernier. ( voir également sujet sur l'Orhy pour la Haute Soule occidentale)
Ces sommets se gagnent de plusieurs façons, les plus "faciles" consistant à prendre de la hauteur vers le refuge de Belagoa, en Navarre, ou le Port de Larrau. Mais ces options décevront les montagnards-ou les fiers Souletins (!) -... qui n'auront que quelques centaines de mètres de dénivelé à grimper!

L'autre façon est de partir, "à l'ancienne", de l'auberge de Logibar, située à moins de 400m d'altitude (!!).
Elle permet, pour l'ascension du Txardekagaña / Baratzea, le plus spectaculaire, d'observer, depuis le pont suspendu et tremblant d'Holtzarte, les profondeurs de la splendide gorge d'Olhadibia 180m plus bas(!!), puis de découvrir la belle cascade de Pixta, avant de gagner le premier sommet au bout d'une longue crête, et enfin la 2ème pointe, très exposée sur quelques mètres. (1)

Heureusement, avec un compagnon peu sujet au vertige, on passe sans problème ce dernier obstacle et on se fume joyeusement une clope au retour, au creux de la brèche, entre les 2 pointes!!!!

On peut aussi réaliser le même début de circuit pour gravir le Kartxila, moins exposé, mais un peu plus éloigné.

Ces sommets spectaculaires sont souvent couverts de nuages venant de l'Ouest, voire d'Espagne. On attendra donc prudemment- longtemps?!- le grand beau temps pour s'y aventurer.
Les crêtes de Haute Soule qui frôlent ou dépassent les 2 000m, forment la transition entre la moyenne montagne basque à l'Ouest et les sommets plus élevés du Haut Béarn et de Navarre, ce qui leur permet de bénéficier de panoramas immenses... par beau temps bien sûr.
  • (1) Courte traversée d'arête, (environ 10 à 15m), étroite, vertigineuse des 2 côtés, et couverte de végétation, ce qui oblige à tester en permanence le terrain. A éviter par temps humide et/ou venté.

Basse-Navarre/Behe Nafarroa, forêts et légendes.

Comme pour le Labourd/Lapurdi et les montagnes côtières,
petite sélection de sites et sommets
de la 2ème province du Pays basque "français",
avec une petite incursion en Navarre.
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Grotte du "Saint-qui-sue"
Harpekosaindua-Près de Bidarray

Peñas de Ichusi/Itsusiko Arriak
Au second plan, Baigura.

Irubelakaskoa
Asphodèles au premier plan.
Su un autre versant, un autre itinéraire passe justement
par le "Cirque des asphodèles"

Asphodèle

Peñas de Ichusi

Peñas de Ichusi et Artzamendi
depuis les flancs d'Irubelakaskoa

Arête N/E de l'Irubelakaskoa

Panorama depuis Irubelakaskoa

Tour -trophée?- romaine d'Urkulu

Forêt d'Irati

Sources de la Nive

Pic d'Errozate (1 345m) depuis la route Napoléon

Flancs du Mendizar et Harpeko Erreka
depuis le sommet d'Errozate
Errozate, voie normale

Dolmen de Gaztenia, près de Mendive

Pic de Behorlegi depuis Mendive

La Basse-Navarre, deuxième province du Pays basque "français" (1) en venant de la Côte, est surtout connue pour sa "capitale" Saint-Jean-Pied-de-Port / Garazi, magnifique village classé et célèbre halte des pélerins qui se dirigent vers St Jacques de Compostelle. Mais en s'écartant des sentiers battus, on découvre des contrées plus sauvages, même si la forêt d'Irati, la plus grande étendue de feuillus d'Europe, est en train de se forger, en toute saison, une image de paradis pour citadins en mal d'espace.

Le montagnard préférera sûrement la forêt d'Orion, plus discrète, et un peu plus loin, malgré les nombreuses routes dites pastorales (!!), les sommets d'Irau et d'Errozate, ce dernier surplombant les sources de la Nive et la belle grotte d'Harpea. Plus à l'Ouest, à cheval sur la Navarre et la Basse-Navarre, se trouve l'Irubelakaskoa, superbe pic, élégant et escarpé, puis les étranges Peñas de Ichusi que l'on peut contourner pour visiter le village abandonné d'Arizakun. Enfin, les crêtes d'Iparla, au-dessus de Bidarray, attirent de nombreux marcheurs toute l'année, mais peuvent être délicates par temps humide -ce qui n'arrive jamais au Pays basque, bien sûr...

La région compte également des vallons étroits et escarpés, de nombreux vestiges mégalithiques: cromlechs d'Okabe, dolmens de Mendive,... ainsi que quelques traces de l'invasion romaine -tour -trophée d'Urkulu-, sans compter quelques lieux symboliques du Moyen Age (2).
Enfin, sur les hauteurs de Behorlegi, commence le règne des lapiaz et des goufres -le plus connu étant le goufre d'Aphanize- et des forêts de hêtres souvent inextricables, en lisière de la Soule toute proche. La boussole et l'altimètre, et sûrement le GPS pour les plus modernes, s'imposent pour aller de la région d'Aphanize à la Tour de Zaboze par exemple.

  • (1)...Ou Pays basque nord / Iparralde
  • (2) Le mont navarrais d'Astobiskar fut le théâtre, le 15 août 778, de la fameuse bataille de Ronceveaux / Orreaga, où l'arrière-garde de l'armée de Charlemagne fut massacrée lors d'une embuscade tendue par de "vilains" basques. Roland y laissa la vie et inspira beaucoup plus tard, et bien malgré lui, la célèbre chanson.

Pour découvrir ou redécouvrir la montagne basque: http://www.jpdugene.com/pays_basque.htm

Côte Basque et Labourd/ Lapurdi

Montagnes de la Côte et du Labourd...
celles de mon Pays, de mon enfance... et de ma jeunesse...
Je les revois ou les parcours toujours avec émotion, malgré leur faible altitude.
Le sujet est - pour le moment (1)- centré sur
Larrun (La Rhune) et Aiako Harriak (Trois Couronnes),
car ces 2 montagnes sont les plus emblématiques de la région,
de part et d'autre de la "frontière".
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Les "2 Jumeaux" à Hendaye:début ou fin des Pyrénées?


Mondarrain/Arranomendi et Artzamendi, depuis Erebi

Atxuria et Larrun depuis les flancs d'Erebi

Larrun depuis le Col des Trois Fontaines

Sommet de Larrun (905m) et ses installations

Aiako Harriak / Trois Couronnes
Vue sur Irun et Hendaye,
pendant la montée aux Trois Couronnes.

Premier avant-sommet des Trois Couronnes
(Muganix, 746m)
Irumugarrieta dans la brume

Au retour de Txurrumurru...

Les montagnes côtières, de faible altitude , donnent cependant une image condensée et attachante du Pays basque. Bien arrosées par les pluies de l'Atlantique, elles sont vertes toute l'année, mais peu boisées en raison des tempêtes de l'hiver. Par beau temps, ce qui arrive... assez... souvent ...(!), elles offrent un beau panorama sur la côte basque et landaise, ainsi que sur les sommets de l'intérieur".

Larrun, que l'on appelle en Français "La Rhune" suite à une très ancienne et "kolossale" erreur de transcription cadastrale (2), est très fréquentée en toute saison, surtout grâce au petit train à crémaillère qui monte les nombreux touristes depuis le Col de St Ignace.
Les marcheurs préféreront y grimper en automne, voire au coeur de l'hiver ou la luminosité est meilleure, mais devront alors emporter, en raison de la fermeture des "ventas"hors saison, des provisions et un peu de "liquide" -avec modération !!!-....

Les Trois Couronnes / Aiako Harriak, se situent elles au coeur d'un Parc Naturel, aux portes d'Irun, et offrent des crêtes de granite à seulement 10Km de l'Océan. La 2ème pointe (Txurrumurru) ne doit pas être prise à la légère (3), surtout si le sol est glissant. Brrr....

  • (1) -Quelques diapos du Mondarrain et de Larrun devraient bientôt venir compléter ce sujet.Patience, patience...
  • (2) - En Basque, Larrun vient de "LARRA ONA", le bon pâturage;
  • (3)- La pointe de Txurrumurru est défendue par un petit mur où il faut faut poser les mains. Mais ce serait dommage de s'en priver, car la traversée complète des "3 Couronnes" est une superbe course de "petite escalade" qui gravit successivement les sommets aux noms sympathiques de: Irumugarrieta, Txurrumurru, la plus raide, et Erroilbide, le point culminant...à 832m au-dessus de l'Océan. Le retour se fait par la forêt, au-dessous des 3 pointes que l'on observe à distance. Un itinéraire plus long, mais plus varié, passe par la cascade d'Irusta.

Sommet du Pichaley: quel panorama!

Tout est dit: quel panorama!
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Pichaley depuis le refuge de Bastan (hors ascension)

Cap d'Armade et massif du Luchonnais

Pichaley (2 626m) et Pic de Bastan d'Aulon (2 721m)
depuis le Montarrouye (2 473m)

Montarrouye, depuis la montée au Pichaley

Crête frontière (Moudang) et Troumouse/Munia
depuis la crête sud du Pichaley

Troumouse et massif Bugatet/Pic Long

Lac et refuge (en bas à gauche) de Bastan.
Au fond à droite: Pic de Bastan (2 715m)

Mont Perdu et Cylindre. A droite: Bugatet

Parraouis (2 891m) et Lustou (3 023m)

Montfaucon et Arbizon

Bastan, Pic du Midi de Bigorre, Portarras, Bastan d'Aulon
depuis sommet du Pichaley

Bugatet, Méchant, Campbieil, Badet, Pic LONG

Badet (3 160m) et Pic Long (3 192m)

Néouvielle (3 091m)

Pic de Bastan d'Aulon
depuis le sommet du Pichaley (2 626m)

Bien qu'en partie défiguré sur son versant sud par les nouvelles installations de la station St Lary-Espiaube, le Pichaley est un superbe belvédère qui permet de découvrir un très beau panorama sur le massif de Néouvielle et les sommets frontaliers.

De l'Arbizon au Pic Long, du Néouvielle au Pic du Midi de Bigorre, du Lustou au Pic d'Aret, la vue est en effet fantastique par temps clair, et le sommet se gagne sans difficulté particulière par un joli parcours de crête, depuis le col de Portet.

Le retour s'effectue par la cuvette de Montarrouyet et on effectue ainsi une boucle rapide et agréable.

Il est également possible de descendre le versant ouest, plus raide, du Pichaley, pour rejoindre le refuge de Bastan et la magnifique zone lacustre qui l'entoure (voir sujet "Bastan"), et revenir ensuite au col de Portet par le GR 10.

Couleurs d'automne au Bastan

Très beau circuit, qu'il me faudra compléter
un jour avec l'ascension du Pic de Bastan
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Photos numériques
Lac de l'Oule (1 829m)

Laquets de Port-Bielh au pied du Bastan (2 715m)

Fleur de Safran.

Laquet du Port - Bielh
et Pic Plat probablement!?)

Cabane de Bastan

Pichaley (2 626m) depuis le lac inférieur de Bastan

Néouvielle (3 091m)
depuis le lac inférieur de Bastan

Lac du milieu et pic de Bastan

Pichaley

Pic Méchant (à gauche) et Pic Long (à droite)
depuis le refuge de Bastan

Refuge de Bastan ( 2 260m)

Pic de Bastan, depuis le refuge

La région du Bastan- Port-Bielh, située près de Saint Lary et en bordure du massif de Néouvielle, offre des itinéraires magnifiques en toute saison.
Le circuit complet, facile et bien balisé, permet de visiter, à partir du lac de l'Oule, les lacs de Bastan et de Port-Bielh, en passant par le col situé entre le refuge de Bastan et les petits lacs de Bastanet.
Plusieurs sommets (Bastan, Portarras, Bastan d'Aulon, Pichaley-voir sujet sur ce dernier:http://lagrolenpyrenees.blogspot.com/2007/11/sommet-du-pichaley-quel-panorama.html
peuvent être gravis, de préférence en été ou en automne, dans cette région attachante.
En automne et encore davantage en hiver, les sentiers classiques et quelques variantes possibles vers le col de Portet ou celui d'Estoudou suffisent à combler les randonneurs ...

Pic des Trois Rois: sommet du Pays basque.

Rendez-vous mondain, en altitude,
des rois de Béarn, Navarre et Aragon...(1)
Cliquer sur les photos pour les agrandir.
Plan du parcours en BLEU.

Près du refuge de Linza.

Petrexema/Ansabère, versant sud.

Txamantxoia, Ezkaurre, depuis le sentier de Linza.

Budokia et Trois Rois/Iru Erregeen Mahaia.

Approche de la crête Ouest des Trois Rois / Iru Erregeen Mahaia.

Trois Rois, Crête finale

Petite cheminée entre Table et Pic

Pic d'Anie depuis le sommet du Pic des Trois Rois.

Peneblanque et Billare, depuis les Trois Rois.
Au second plan, Orgues de Camblong.

Ansabère, puis Peña Forca, depuis les Trois Rois

Larra (Arres), depuis les Trois Rois.
Au fond, à gauche, Pic d'Orhy.


Billare, lac de Lhurs, Table des Trois Rois,
depuis le Pic des Trois Rois.

Arrivée au sommet du Pic des Trois Rois.
Au second plan, Table des Trois Rois.
Au loin, Pic du Midi d'Ossau.

Beaucoup s'interrogent sur l'origine béarno-aragono-navarraise du Pic des Trois Rois.Sur ce point, n'allez pas demander la solution de l'énigme à un Navarrais, il vous répondra tout simplement qu'il s'agit du point culminant de Navarre et par conséquent de tout le Pays Basque/Euskalerria.(2) Effectivement, le Pic lui-même est situé en territoire navarrais alors que la Table des Trois, très proche à l'Est, est située en Béarn.

Avec ses 2 444m, ce sommet fait la fierté des Navarrais et des autres Basques, mais est également très apprécié de tous ceux qui l'ont approché par la France (plateau de Sanchèse), par l'ancien chemin de Belagoa ou par le refuge de Linza. C'est justement par Linza que nous avons franchi les étapes de ce périple assez long, mais magnifique par temps clair.


RESUME DU PARCOURS (depuis le refuge de Linza):

Orientation (à éviter par temps de brouillard)
Petit passage délicat entre la Table et le Pic.

AVERTISSEMENT: j'ai essayé de faire un résumé aussi précis que possible. Mais, compte tenu de légères différences observées entre certains topos (Angulo, Véron pour la partie finale, Record-Casenave)...et de mes rares notes de l'époque, ne pas hésiter à sortir carte, boussole et altimètre sur ce terrain chaotique ! GPS utile. Des coordonnées GPS sont notamment fournies par Michel RECORD CASENAVE, "Guide Rando Pays Basque", Rando Editions, octobre 2006.

Accès routier: Depuis Arette, monter au Col de la Pierre St Martin, puis basculer en Navarre en direction d'Isaba. Suivre la route sur 22 kms puis, 3kms avant Isaba, prendre à gauche une route NA-2000 en direction de Zuriza. Passer le col Arguibiela et descendre à Zuriza (12kms). Remonter une piste sur 5kms en direction du Plano de la Casa - aires de repos, camping- et du refuge de Linza, construit en 1991.
0h00: Refuge de Linza, 1340m. Prendre rive droite un chemin balisé qui s'élève dans les pâturages à l'ENE.
0h40: Le chemin, après avoir contourné une colline (du Sobrante) par la droite, pénètre dans un bassin et atteint en:
1h00: le Sobrante de Linza, à 1540m. Poursuivre à l'Est jusqu'à la cabane de Linza et traverser une zone rocheuse assez raide.
2h00: Col de Linza, 1936m.On découvre au-dessus de nous la crête de Budokia et des Trois Rois, et à nos pieds la fosse/hoya de Solana. Eviter de s'engager à l'Est sur le sentier de Petrexema/Ansabère et prendre l'autre sentier, en légère descente d'abord vers l'Est, puis immédiatemment (environ 50m) vers le NO. Contourner la vaste dépression, la Hoya de Solana et atteindre une petite source avec abreuvoirs (1863m). Le sentier se poursuit alors à l'Est et rejoint une cabane métallique située au pied d'une barre rocheuse (1870m).
2h 45: On parvient à une zone de lapiaz dont l'entrée est marquée à 2020m par un grand cairn. Eviter de monter 30m après le cairn et sortir de la zone à 2036m (nouveaux cairns bien placés). Puis le sentier, d'abord en descente, atteint une combe à 2011m et monte en terrain chaotique jusqu'à un col à 2340m où apparaît la crête terminale des Trois Rois.
3h45- 4h: Suivre le sentier en corniche sur le flanc sud.
Ne pas perdre les cairns de vue et éviter de se rapprocher trop vite de la crête. Le sentier se retrécit et s'engage à gauche dans des rochers, vers la fin de la crête. Suivre prudemment cette dernière, bien raide.
4h15 à 4h30: PIC DES TROIS ROIS / MESA DE LOS TRES REYES/ IRU ERREGE MAHAIA, 2444m (1).
Au sommet, on trouve divers ornements, dont une plaque en mémoire de Saint François Xavier (2).
On peut ensuite "s'offrir" une visite à la Table des Trois Rois (2421m); située à l'Est, par la crête. Au retour, il est possible d'éviter de revenir au Pic en suivant à flanc et au NO la sente du versant Sud, dans des éboulis peu stables (petite escalade, I). On peut lui préférer une courte cheminée (voir photo, cotation Isup.) et retrouver le Pic plus directement, la sente du versant Sud étant peu visible et déversant (de mémoire...) sur des falaises.
  • (1) Sur les cartes françaises (IGN), on trouve mention du Pic des Trois Rois (2444m) situé en territoire navarrais et de la Table des Trois Rois (2421m) située en Béarn. Sur les cartes espagnoles-voir croquis-, le sommet (pic) porte le nom de "MESA DE LOS TRES REYES" ("IRU ERREGEEN MAHAIA") dont l'altitude varie de 2438 à 2444m. Or "mesa" en espagnol ou "mahaia" en basque signifient..."table"!!... Comprenne qui pourra...
  • (2) Saint François Xavier, saint d'origine basque (1506-1552), participa, avec Ignace de Loyola, à la fondation de la Compagnie de Jésus. Il passa ensuite une grande partie de sa vie en mission, notamment aux Indes.

"Les" Clarabide 1,2,3, tiercé dans l'ordre...

...enfin, dans l'ordre que l'on veut!
Longue et magnifique course d'obstacles permettant d'admirer
le Haut Louron et les montagnes du Luchonnais.
Cliquer sur les photos pour les agrandir.
Plan du parcours depuis le refuge de la Soula.

Gorges de Clarabide.

Refuge de la Soula (1700 ou 1704m) dans la brume du soir.

Bivouac au-dessus du lac de Pouchergues, vers 2110m.
Au second plan, le jour se lève sur le Schrader/Grand Batchimale

Cirque de Clarbide depuis le lac de Pouchergues (2108m).

Les 2 cascades au fond du Cirque de Clarabide

Schrader/Grand Batchimale,
depuis la montée vers le lac de Clarabide

Lac de Clarabide (2648m) et Fourche de Clarabide (2857m)

Couloir d'éboulis fuyants, vers 2850m,
sous le Port de Gias ou Port supérieur de Pouchergues.
Il est possible-et préférable!- de passer à gauche et au-dessus du névé.

Pic oriental de Clarabide (3012m),
depuis le Port de Gias

Pic St Saud (3003m) depuis le Port de Gias.

Sommet de Clarabide (3020m). Au fond, Punta Suelza, puis crête Schrader- Abeillé.

Bardamina- Posets depuis Clarabide

Pico de Gias (3010m), puis massif Aneto-Maladeta
depuis Clarabide

Lézat , Crabioules, Seil de la Baque depuis Clarabide

Massif des Gourgs Blancs
(Lourde-Rocheblave, Tour Armengaud, GOURGS BLANCS, Pic Jean-Arlaud),
puis Lézat et Crabioules, depuis Clarabide.
Crête Schrader-Abeillé, puis Lustou, Parraouis, Estos/Arrouyette,
depuis le Pic Oriental de Clarabide.

La même crête, avec le Lac de Pouchergues en contrebas.


Longue et superbe course de fin d'été que j'ai préféré étaler sur un jour et demi, avec un bivouac près du lac de Pouchergues que j'ai atteint au petit trot après avoir été surpris par la nuit.

1er jour: Après avoir chauffé les muscles postérieurs dans le bois truffé de panneaux récents... et intéressants, au-dessus du Pont du Prat, on surplombe les Gorges de Clarabide et on parvient à bride abattue au refuge de la Soula qu'il serait difficile de ne pas repérer, même en cas de brume!
La suite est un peu plus escarpée mais bien cairnée jusqu'au lac de Pouchergues où les solutions pour passer la nuit "au calme" sont nombreuses (près du lac de Pouchergues, rive droite, ou à la cabane Prat-Caseneuve au SO),... ou entre ces deux paddoks comme ce fut mon cas.

2ème jour: la voie, plus rude, s'élève dans le beau cirque, jusqu'au superbe lac "glacé" de Clarabide, avant de rencontrer une zone délicate d'éboulis et/ou de neige jusqu'au Port de Gias (ou Port Supérieur de Pouchergues).
La ligne d'arrivée étant proche, il suffit alors de viser les 3 pointes de Clarabide, peu difficiles en absence de neige, qui viennent récompenser les efforts fournis jusqu'alors. Les cordes et harnais sont inutiles, comme pendant toute la montée d'ailleurs...
Il est sage de garder quelques forces pour le retour, si l'on doit rejoindre l'automobile ou tout autre moyen de locomotion (moto, vélo, cheval...) au Pont de Prat situé...1800 m plus bas.

Pour les plus endurants, que je n'oserais qualifier de bourrins (!!...), un choix d'une demi-douzaine d'autres 3000-dont le Pico de Gias, tout proche- peut venir compléter le tiercé dans le secteur.

RESUME DU PARCOURS:

Course longue; éboulis instables sous le Port de Gias.Carte, boussole, altimètre; GPS utile.

NB: les coordonnées GPS sont en format de position hddd°mm'ss.s", selon le système géodésique WGS 84.
Accès route: depuis l'extrêmité du lac de Loudenvielle, prendre au Sud la direction de Pont du Prat et suivre, pendant 10kms environ, la route sinueuse qui s'élève jusqu'à la centrale hydroélectrique.

  • 1er jour: Pont du Prat (1232m)- Bivouac près du lac de Pouchergues (2110m):

0h00:Le départ s'effectue donc au Pont du Prat, à 1232m. On suit le bitume pendant quelques mètres, puis un panneau invite à monter en face, près d'un bâtiment éducatif. On franchit une barrière pour s'élever dans un pré le long d'un grillage. On entre rapidement dans la forêt.
0h15: Bifurcation avec le sentier du Port de la Pez , à 1365m-N42°44'31"; E000°24'23.1"- que l'on laisse sur la droite pour monter dans le bois. Des panneaux suggèrent de suivre le "vrai" sentier et d'ignorer les raccourcis. Tout au long de la montée, d'autres panneaux invitent le randonneur à découvrir et à respecter les spécificités de la montagne (faune, flore, géologie, Gorges de Clarabide...)
1h00: Le sentier sort de la forêt et suit un défilé impressionnant mais facile, au-dessus des Gorges de Clarabide, pendant environ 35mn.Quelques protections (parapets) ont été rajoutées après la Vierge de la Santète.
N42°44'19.5"; E000°24'51.8". A
u terme du défilé, le sentier descend quelque peu vers la gauche pour traverser un pont d'où l'on aperçoit le refuge de la Soula. On remonte alors vers le Sud pour "viser" le point situé entre les 2 bâtiments.

1h 45 à 2h00: Refuge de la Soula (1700 ou 1704m). Repérer à droite du refuge un panneau indiquant les directions des lacs de Caillaouas à gauche et de Pouchergues à droite. Prendre donc à droite-anciens rails- le sentier qui descend vers le torrent, traverse une passerelle et en laisse une autre rapidement sur la droite. Il s'élève vers des portions un peu plus rocheuses (anciennes traces de balisage bleu), franchit un ou deux ressauts et atteint une première croupe située à 1841m- N42°43'06.0";E000°25'14.4" - Le sentier redescend vers un joli plateau, rive droite de la Neste de Clarabide. On reste à l'horizontale pendant quelques minutes avant de remonter un défilé rocheux et d'atteindre une deuxième croupe située à 1913m. Nouvelle descente vers la Neste de Clarabide.

3h 00: on atteint un piquet à 1925m (informations sur la vie des marmottes!!) - N42°42'33.73;E000°26'14.6" -situé juste au-dessus d'un ruisseau qu'il faut traverser. Le sentier, toujours bien net et cairné, atteint le "déversoir à sec" -selon Véron- du lac de Pouchergues et parvient au verrou du lac. (2) Il s'élève enfin vers ce dernier, après avoir franchi deux petits ressauts.

3h 30 à 4h, selon chargement: Lac de Pouchergues, 2108m. N42°42'24.2";E000°26'35.8".
Il est possible de bivouaquer sur la rive droite du lac (donc à gauche de celui-ci), en contrehaut, même si personnellement, surpris par la tombée de la nuit, j'ai choisi de monter la tente de l'autre côté au SO du lac. On peut également dormir à la cabane Prat-Caseneuve (1)

  • 2ème jour: Lac de Pouchergues - PICS DE CLARABIDE (3020m, 3008m, 3012m) et RETOUR:
0h00: Une fois allégé du matériel de campement que l'on peut laisser près du lac (enfin, ce fut mon choix...), suivre la sente cairnée qui le contourne par la rive Nord, en s'élevant légèrement au-dessus de l'eau. De l'extrêmité du lac, on se dirige ensuite à l'Est-Sud-Est au milieu de blocs, avant de monter plus franchement en direction du torrent (à gauche) et des 2 cascades situées au-dessus, en face. Entrée du cirque: N42°42'04.3"; E000°27'19.0".
0h 50: le sentier s'élève en zig-zags en direction des cascades sans les atteindre, puis s'incurve à gauche, peu avant 2300m.
1h à 1h 15: la voie vient heurter un petit ressaut qu'il faut d'abord contourner par la gauche, avant de s'engager vers une petite cheminée bien marquée (2404m) où l'on pose les mains. N42°42'04.0";E000°27'24.1"- Un gros cairn marque la fin de la cheminée et le début d'une zone agréable et moins raide.
2h15 à 2h 30: On parvient près du lac de Clarabide (2648m) que l'on laisse en contrebas sur la droite: N42°41'59.2";E000°27'38.6". Le Port de Gias apparaît vers l'Est, au-dessus d'une raide pente d'éboulis de couleur grise. Il faut maintenant repérer les cairns, les premiers d'entre eux se situant dans une zone de blocs rougeâtres. La montée, raide et fuyante, conduit à une dernière cuvette garnie d'un névé, à 2802m. On peut alors opter pour deux solutions:
* Traverser le névé -voir photo- et monter tout droit sur une pente d'éboulis fins très instables, aussi délicate à la montée qu'à la descente. N42°41'54.5";E000°28'05.1".
* Passer à gauche et au-dessus du névé, sur des blocs (noirs/rougeâtres), solution moins exposée que je n'ai pas testée lors de cette ascension, mais qui s'est avérée bien plus sûre lors de celle les Gourgs Blancs (voir sujet sur cette course).
Les deux options se rejoignent juste avant le col où la pente s'atténue.
3h 30 à 3h45: Port de Gias ou Port Supérieur de Pouchergues, 2921m. N42°41"53.2";E000°28'15.1" Personnellement, j'ai choisi de visiter d'abord le PIC DE CLARABIDE (3020m) -N42°41'41.4";E000°28'03.1"- en me dirigeant en diagonale vers le SE, puis le Pic Occidental (3006 ou 3008m selon les cartes), simple éminence de terre et de rocs .
Je suis enfin revenu sur mes pas et j'ai fait une halte au Pic oriental de Clarabide (3012m)- N42°41'47.2";E000°28'07.3"- où la vue, aussi somptueuse que celle de ses voisins, est plus intéressante sur le lac de Clarabide. L'accès aux trois sommets est signalé par des sentes relativement faciles, ponctuellement coupées par des langues de neige que l'on peut contourner et qui ne posent pas de problème en fin d'été.
Pour récupérer mon paquetage à Pouchergues, j'ai effectué la descente par le même itinéraire et donc "m'envoyer" presque 1900m de dénivelé pour retourner au Pont du Prat...
  • (1) La cabane de Prat-Caseneuve, restaurée avec goût, est à mon avis un peu éloignée si l'on veut grimper le lendemain au(x) Clarabide ou aux Gourgs Blancs par le versant Sud. Elle peut néanmoins servir d'abri en cas de mauvais temps. On y accède depuis le "verrou" du lac, au confluent des torrents d'Aigues Tortes et de Pouchergues.

PHOTOS DE BERNARD PRISES LORS D'UNE AUTRE SORTIE:

Sur le chemin du lac de Pouchergues: http://img37.imagefra.me/img/img37/2/9/3/berlang/f_up7hy5rmm_d394514.jpg

Approche de la rivière et de la cabane au fond du vallon : http://img37.imagefra.me/img/img37/2/9/3/berlang/f_up7hy5skm_fbd6e2b.jpg

Gourgs Blancs, dans la Cour des Grands.

A l'évidence l'un des plus beaux sommets des Pyrénées.
Le Pic des Gourgs Blancs se mérite et force le respect.
Cliquer sur les photos pour les agrandir.
Panneaux anciens, peu après le départ. 1er jour.

Vierge de la Santète, à 1574m - 1er jour.
Cabane Prat-Cazeneuve (2020m), dans la brume du soir.-1er jour

Le Schrader étire ses crêtes jusqu'à l'Abeillé
dans la lumière matinale-2ème jour.

Ibon de Gias (2638m) depuis le Port de Gias (2921m)

Tracé approximatif de la fin de l'ascension par le SUD.
ATTENTION: la photo est prise depuis le Pic de Clarabide;
depuis le Port de Gias, la perspective n'est pas la même.

Brèche -avec bloc coincé- à escalader.

La même brèche, vue d'en haut.

Cheminée-couloir terminale

Derniers pas avant le sommet.
Ibon de Gias en arrière-plan.

Posets depuis les Gourgs Blancs.

Plaque commémorative, en hommage à Jean Arlaud,
au sommet des Gourgs Blancs (3129m)

Quayrat, Lézat, Crabioules, Maupas, Royo,Perdiguero;
Plus près, Tusse de Montaqué et Lac Glacé (ou du Port d'Oô).

Crête des Gourgs Blancs, puis Schrader, Lustou et enfin Vignemale,
depuis le sommet des Gourgs Blancs.

Lac de Caillaouas, lac du Milieu, Hourgade, depuis les Gourgs Blancs.
Au fond, Néouvielle, Pic du Midi de Bigorre, Arbizon.
Perdiguero, Seil de la Baque, puis Aneto-Maladeta,depuis Gourgs Blancs.
Au premier plan à gauche, Pic Jean-Arlaud.
Belloc, Spijeoles, Gourdon depuis les Gourgs Blancs.
Le lac supérieur est à peine visible.

Base de la cheminée-couloir, au retour.

Lac de Clarabide, au retour.

Le Pic des Gourgs Blancs est l'un des plus beaux sommets des Pyrénées, si l'on en croit les spécialistes, toutes générations confondues. Son glacier recule inexorablement, au point que l'ancienne voie normale par le Nord n'est quasiment plus fréquentée. Sur ce versant, elle est remplacée par un itinéraire délicat et croulant sur la fin (couloir nord-est) situé sous la Pointe Lourde Rocheblave. Quant au parcours de crête, rendu tristement célèbre par la mort du pyrénéiste Jean Arlaud (1), il connaît également quelques adeptes et offre des passages spectaculaires.
L'accès par le Sud (Port de Gias) est probablement de nos jours l'itinéraire le plus sûr pour atteindre le sommet, même s'il demande pas mal d'efforts depuis la vallée (Loudenvielle -Pont de Prat versant Nord ou Eriste-Refuge d'Estos versant sud)
Cette voie fut jadis caricaturée par Russell qui estimait que, depuis le Port supérieur de Pouchergues, "une vache ou un goutteux pourrait faire en ligne droite, l'ascension des Gourgs Blancs..."(!!!!) Les frères Cadier, dans leur ouvrage "Au pays des isards" (2) donnaient un tout autre point de vue en égratignant Russell au passage: "Si le grand ascensionniste, se fiant moins à ses yeux, eût tenté cette nouvelle voie, peut-être aurait-il abouti à une conclusion toute autre". Et de poursuivre: "Voulant aller en ligne droite, nous suivons la crête, d'abord extrêmement aisée. Elle nous conduit à de tels à-pics, si formidables, que nous doutons un instant de pouvoir atteindre la cime. Et nous devons nous soumettre à des dislocations clownesques, pour vaincre" (2).
Loin de telles acrobaties (!) et grâce à l'habile tracé de nos voisins espagnols, au-dessous de la crête, nous avons connu, par une belle journée d'août, une ascension "propre" et sans mauvaise surprise. La course reste cependant soutenue, peu fréquentée et parfois exposée aux chutes de pierres. Il vaut donc mieux ne s'y lancer que par très bonnes conditions et en l'étalant si possible sur deux jours.

RESUME DU PARCOURS: Course très longue (PD-); orientation; passages d'escalade II en paroi (bon rocher). Casque,corde éventuelle. GPS utile

NB: les coordonnées GPS sont en format de position hddd°mm'ss.s", selon le système géodésique WGS 84.
Accès route: depuis l'extrêmité du lac de Loudenvielle, prendre au Sud la direction de Pont du Prat et suivre, pendant 10kms environ, la route sinueuse qui s'élève jusqu'à la centrale hydroélectrique.

  • 1er jour: Pont du Prat (1232m)- Cabane Prat-Caseneuve (2020m):

0h00: Pont du Prat, 1232m. On traverse le pont en suivant le bitume, puis un panneau invite à suivre le large sentier jusqu'à un bâtiment éducatif. On franchit une barrière pour s'élever dans un pré le long d'une clôture, puis dans la forêt. 0h15: Bifurcation avec le sentier du Port de la Pez à 1365m -N42°44'31"; E000°24'23.1"- que l'on laisse sur la droite pour monter dans le bois.

1h00: Le sentier sort de la forêt vers 1570m et atteint la Vierge de la Santète. N42°44'19.5"; E000°24'51.8". Il domine ensuite les Gorges de Clarabide pendant environ 30 minutes. Au terme du défilé, il descend vers la gauche pour traverser un pont d'où l'on aperçoit le refuge de la Soula. On remonte alors vers le Sud pour "viser" le point situé entre les 2 bâtiments, près d'anciens rails.
1h 45: Refuge de la Soula (1704m). Repérer à droite du refuge un panneau indiquant les directions des lacs de Caillaouas à gauche et de Pouchergues à droite. Prendre donc à droite le sentier qui descend vers le torrent, traverse une passerelle et en laisse une autre rapidement sur la droite. Il s'élève vers des portions un peu plus rocheuses (anciennes traces de balisage bleu), franchit un ou deux ressauts et atteint une première croupe.
2h 15 à 2h 30: Croupe à 1841m - N42°43'06.0";E000°25'14.4" - d'où le sentier redescend vers un joli plateau, rive droite de la Neste de Clarabide. On reste à l'horizontale pendant quelques minutes avant de remonter un défilé rocheux et d'atteindre une deuxième croupe.
2h 35 à 2h 50: Nouvelle croupe à 1913m -, et nouvelle descente vers la Neste de Clarabide dont les méandres s'élargissent par moments.
3h 10: On atteint un piquet à 1925m (informations sur la vie des marmottes!!) - N42°42'33.7";E000°26'14.6" -situé juste au-dessus d'un ruisseau qu'il faut traverser. Le sentier, toujours bien net et cairné, passe à la base d'un premier torrent. Avant d'atteindre le second torrent, laisser en face le sentier de Pouchergues et monter à DROITE en suivant les cairns - N 42°42'34.7" ; EOOO° 26'16.6"- , puis en zig-zag jusqu'à la cabane Prat-Caseneuve, magnifiquement restaurée, à 2020m:
http://www.pyrenees-refuges.com/fr/affiche.php?numenr=273


  • 2ème jour: Cabane Prat-Caseneuve (2020m) - PIC DES GOURGS BLANCS (3129m) et RETOUR:

0h00: De la cabane, revenir au Nord sur le sentier de la veille pendant 150m environ. Prendre à droite (ENE) le sentier qui monte au Lac de Pouchergues et passe sur l'autre rive (N 42°42'22.9"; E 000°26'38.7"). Suivre la sente cairnée qui contourne et domine le lac par sa rive droite Nord. De l'extrêmité du lac, on se dirige ensuite à l'Est-Sud-Est au milieu de blocs rocheux, avant de monter en direction du torrent et des 2 cascades situées au-dessus, en face.
1h: Le sentier s'élève en zig-zags en direction des cascades sans les atteindre, puis s'incurve à gauche, peu avant 2300m.
1h 20 à 1h 30: la voie vient heurter un petit ressaut facile, puis une petite cheminée bien marquée (2404m) où l'on pose les mains. N42°42'04.0";E000°27'24.1"- Un gros cairn marque la fin de la cheminée et le début d'une zone assez raide, mi-herbeuse, mi-rocheuse.
2h 30: On parvient près du lac de Clarabide (2648m) que l'on laisse en contrebas sur la droite: N42°41'59.2";E000°27'38.6", et on grimpe en face sur de gros blocs. Le Port de Gias apparaît vers l'Est, au-dessus d'une raide pente d'éboulis de couleur grise. Les premiers cairns se situent dans des blocs rougeâtres, à gauche du pierrier gris. Puis la sente, raide et parfois fuyante mais bien marquée, revient vers les éboulis de couleur grise et grimpe rudement jusqu' à une dernière cuvette garnie d'un névé, à 2802m. Eviter de traverser le névé qui précède un entonnoir (très raide et fuyant, que j'avais personnellement testé pour les Clarabide...). En suivant les cairns, s'élever en écharpe à GAUCHE du névé, puis le long d'une vire que l'on remonte sans autre problème jusqu'à une zone moins pentue -N 42° 41'56.1"; E000°28'09.3"- située juste sous le col.

3h15 à 3h 30: Port de Gias ou Port supérieur de Pouchergues, 2921m - N 42°41'53.2";E000°28'14.5".

S'élever à GAUCHE (Est) en direction de la Pointe Lourde-Rocheblave sur une sente qui devient vite cairnée. Au bout de 10 à 15 mn, à 2973m (cairn), se présente une trace qui part à flanc sur la droite plein Est- N 42°41'55.8";E000°28'20.1". Suivre les cairns, toujours en traversée ascendante. Après 20 mn de progression environ, on atteint une première brèche peu difficile où l'on pose les mains. La voie descend quelque peu, puis, toujours à flanc vers l'Est, laisse sur la gauche une cheminée qui vient de la Tour Armengaud, et vient buter sur une deuxième brèche très raide. Nous avons choisi (1) de l'escalader directement (IIsup. à IIIinf., bloc coincé - voir photo) pour retrouver les cairns juste au-dessus. Il faut ensuite passer une vire un peu exposée et se rapprocher d'une troisième brèche QU'IL NE FAUT PAS FRANCHIR. Juste avant ce point haut, s'élever à gauche-plein Nord- N 42°41'58.2"; E 000° 28'38.9"- dans la cheminée-couloir bien marquée (voir photo). En suivant les cairns et en progressant prudemment sur cette paroi rocheuse aux prises franches (II), on atteint le:
4h 30 à 4h 45: PIC DES GOURGS BLANCS, 3129m; N 42°41'59.9";E000°28'39.9". Panorama immense.

Si l'on revient par le même itinéraire, il faut compter environ 50mn à 1h jusqu'au Port de Gias... avant de s'élancer vers le Pont de Prat, situé près de 2000m plus bas...

  • (1) Il semble possible de contourner la brèche -cheminée par la gauche, mais les gros blocs en dévers sont peu pourvus en prises.

PHOTOS DE BERNARD PRISES LORS D'UNE AUTRE SORTIE:

Approche de la rivière et de la cabane au fond du vallon : http://img37.imagefra.me/img/img37/2/9/3/berlang/f_up7hy5skm_fbd6e2b.jpg
Cabane Prat-Caseneuve: vue sur le paysage, depuis l'intérieur: http://img37.imagefra.me/img/img37/2/9/3/berlang/f_up7hy5ukm_6d0bedb.jpg

Pic d'Aspe, en diagonale

Un peu moins couru que le Visaurin,
mais spectaculaire et varié,
tout au bout de la vallée d'Aspe.
Cliquer sur les photos pour les agrandir.
Pas d'Aspe- hors ascension

Pic d'Aspe (2643m) et Llana de Garganta (2599m).

Llana del Boso (2570m)

Llana de Garganta et Brèche Wallon.

Pic d'Aspe, depuis la Diagonale d'Esner.

Brèche d'Aspe.

Llana de Garganta, Visaurin,
depuis le sommet du Pic d'Aspe.

Lurien, Palas, Balaïtous, depuis le sommet du Pic d'Aspe.

Ossau depuis le Pic d'Aspe.
Candanchu, en bas à gauche.

Atxerito, Ansabere, Trois Rois, Anie
depuis le sommet du Pic d'Aspe (2643m)


Le Pic d'Aspe se gravit depuis la vallée du même nom, à partir de Peyranère (près de la station du Somport), mais il est entièrement situé en Espagne. Il existe une voie plus directe par Candanchu.
La voie "française" est soutenue et glissante si l'on emprunte le fameux "Pas d'Aspe", où il vaut mieux avoir des freins sous les chaussures...
Un autre itinéraire, tracé en principe pour le ski de randonnée, la "Diagonale d'Esner"permet de rester en altitude tout au long de la course, près de la Table d'Aspe (1), et d'éviter le Pas d'Aspe en profitant de très beaux paysages et de la proximité d'un autre beau sommet: Llana de Garganta.
Je suis monté au Pic d'Aspe le 18 septembre 2004 (le jour- de -gloire- eeest -arrivééé)...
...les amateurs de rugby -et de derby!! - basque comprendront...

  • (1) Itinéraire décrit par D. Castagnet et le regretté G. Nevery dans "Les 50 plus belles randonnées dans le Parc National des Pyrénées"- Rando Editions ; mai 2003.

RESUME DU PARCOURS depuis PEYRANERE
et le flanc Ouest de la TABLE D'ASPE:

NB: cet itinéraire, moins connu et un peu moins rude que celui du Pas d'Aspe, demande tout de même un certain sens de l'orientation et un pied sûr.
Accès route: RN 134 en direction du col du Somport. Avant d'atteindre ce dernier, à 1405m d'altitude, se garer près du Chalet de Peyranère.

0h00: Départ à droite de la chaussée vers le Sud en direction de la cabane Pacheu près de laquelle un patou montre parfois les dents... Après ces quelques frayeurs canines (!), contourner le "talus" derrière la cabane et repérer le sentier qui ne va pas tarder à s'enfoncer dans la forêt. Ce sentier, horizontal au départ, mène en 25mn environ à une bifurcation:
0h25: Carrefour de pistes: prendre tout droit (balisage bleu, puis rouge et blanc) et ignorer une piste qui part sur la gauche. Le large sentier se dirige vers le plateau de Causiat, passe bientôt près de panneaux indiquant des pistes de ski de fond et laisse un abri pour skieurs.
0h50: Laisser également à droite le sentier qui conduit au Pas d'Aspe et s'élever au SSO, dans l'herbe puis dans la rocaille (en corniche) le long de larges filets de protection (!). On atteint une grotte où suinte un peu d'eau. Depuis la grotte, repérer une canaule sur la gauche et monter plus rudement au SSO sur une portion mi-herbeuse, mi-rocheuse, vers un replat herbeux.
1h30: replat à 1750m environ. Bien repérer la voie au milieu de lapiaz où trônent quelques cairns...La suite, en montée régulière, ne pose pas de problème particulier jusqu'à 1900m.
On change alors de versant (1) et on aperçoit au loin en contrebas l'échancrure du Pas d'Aspe. Quelques minutes plus tard, on atteint un promontoire: vue superbe sur la Llana de Garganta.
2h30: La voie, bien cairnée, se dirige alors vers le Sud-Ouest. Vers 2050m, on contourne par l'Ouest la Table d'Aspe. Puis, éboulis et rochers se succèdent pendant environ 30mn, aux alentours de 2200m. Enfin, la montée devient plus rude sur des éboulis croulants.
3h: Après avoir laissé sur la gauche les "restes" du petit glacier, on repère facilement la Brèche d'Aspe en contrehaut. La montée vers la brèche est plus rude qu'il n'y paraît, sur des éboulis fins. On peut prendre appui sur la paroi de droite pour progresser prudemment. La sente est mal marquée jusqu'à la dernière partie, raide et fuyante, qui mène à la Brèche. (2)
3h 30: Brèche d'Aspe, 2425m. Pause bienvenue... La pente s'adoucit et file vers l'Est en direction d'une zone calcaire, puis une sente évolue au milieu de lapiaz. Un bon sentier rejoint une dernière brèche facile, tout près du sommet, au-dessus du couloir Nord. Il suffit alors de zigzaguer quelques minutes dans les rochers pour rejoindre la tourelle du sommet.
4h à 4h15: PIC D'ASPE ou Pico de la Garganta de AISA, 2643m.

Retour prudent par le même itinéraire.


  • (1) Selon Angulo, cette portion serait aménagée pour le ski de randonnée et s'appelle la "Diagonale d'Esner".
  • (2) L'accès à la brèche est certainement plus agréable en début de saison, sur un sol recouvert de neige.

Pics d'Enfer, un paradis pour montagnards...

Superbe sommet "triangulaire", parfois aérien,
au coeur d'un site magnifique.
Cliquer sur les photos pour les agrandir.
1er replat avant d'attaquer le ressaut situé
sous le lac inférieur de Bachimaña.

Embalse bajo de Bachimaña (2190m) et refuge en construction.

Embalse de Bachimaña alto (2207m).
Au fond, pic Muga, crête de Peterneille.

Cascade au pied de l'Embalse Ibon Azul bajo
(lac Azul inférieur)

Ibon Azul superior, puis Pico de Arnales et Picos del Infierno

Regard en arrière sur Bachimaña alto.

Ibon Azul superior et Pic de Marmoleras.

Infiernos et leur glacier, depuis le névé à 2500m environ.

Ibon (lac) de Tebarray et pic de Tebarray
depuis le collado del Infierno (col d'Enfer)

Pico et Ibon de Tebarray depuis l'arête du Garmo Blanco;
Frondellas et Balaïtous en arrière-plan

Picos del Infierno depuis le Garmo Blanco.
Sur la droite, on devine la VIRE, à la limite du rocher rouge et gris.

Vignemale depuis les flancs du Garmo Blanco

Infierno Oriental (3076m) et Infierno Central (3082m)
depuis Infierno Occidental (3073m).

Garmo Negro et Ibones de Pondiellos depuis Infierno Central.

Cambalès, Pointe d'Aragon, Petite Fache, Grande Fache, depuis Pico del Infierno Central. Au premier plan: Punta Zarre, Pico Gaurier, Piedrafita.

"Taillante" et Infierno Occidental, depuis Infierno Central.
Au second plan, Ossau (à gauche), Lurien (à droite).


Les "Picos del Infierno" ou Pics d'Enfer doivent leur nom à Russell, qui, peu avant de réaliser la "première" en 1867 (1) et devant le déchaînement des éléments à l'approche des sommets, déclara qu'il s'agissait d'un Enfer... Leur nom d'origine, guère usité de nos jours, est "Quijada de Pondiellos" (Machoire de Pondiellos).
Les Infiernos sont visibles depuis de nombreux sites ou sommets même éloignés, en raison d'une curiosité géologique: le massif est en effet traversé par une immense dalle de calcaire de couleur blanc/grisâtre, alors que les autres flancs et le sommet de la montagne, schisteux, sont de couleur brun-rouge.

L'une des deux voies normales passe par les lacs de Pondiellos et le col du même nom. En milieu d'été, on peut leur préférer, ce qui fut mon cas, l'accès par les lacs de Bachimaña et les lacs Azules afin de profiter de quelques névés agréables et de paysages magnifiques. Le parcours, bien que plus long (10 à 11h sur la journée, avec en complément l'ascension facultative du Pico de Garmo Blanco) est superbe et varié. Mais le beau temps et l'absence de vent ont évidemment leur importance dans l'ascension de ce(s) grand(s) 3000 des Pyrénées.
  • (1) Première ascension en juin 1867 par Russell et le guide Sarettes qui durent s'y prendre à deux fois en raison des très mauvaises conditions météo.
  • RESUME DU PARCOURS
Ascension longue sur la journée.
Eboulis fuyants sous le Garmo Blanco, vire exposée ensuite.
Petite escalade F+ à PD - pour l'accès aux Pics. (1)
NB: les coordonnées GPS sont en format de position hddd°mm'ss.s", selon le système géodésique WGS 84.
  • Accès route (depuis la France): Depuis Laruns en vallée d'Ossau, monter au col du Pourtalet (1794m) puis basculer en Espagne, dans le Val de Tena. Après Formigal et Panticosa, passer le lac de Lanuza, puis le village d'Escarilla. Peu après ce dernier, prendre à gauche une route un peu abîmée sur environ 8kms, jusqu'aux Baños de Panticosa. Se garer sur l'un des parkings récents.
0h00: Parking à 1637m N 42° 45'38.1"; W 000° 14'01.5". Suivre à l'Est la piste qui conduit à la Casa de Piedra, grand refuge en pierre grise. Le laisser à gauche et remarquer un sentier avec un panneau "Glaciar de Infiernos" et une pancarte. S'élever sur le sentier du GR11 dont les traces sont effacées au début (nombreux cairns).
0h15: Passerelle: la franchir et rester sur la voie de gauche sans s'approcher du torrent. On trouve rapidement une bifurcation à 1723m N 42° 45'51.5"; W 000°13'56.2" et on poursuit à droite. Après quelques zig-zags au-dessus de la belle cascade de Pino (1800m), le sentier redescend un peu jusqu'à un replat situé à 1817m N 42°46'04.3"; W 000° 13'50.1".
0h45: Remonter en face et rejoindre la base du ressaut qui retient le barrage de Bachimaña Bajo. La voie devient plus raide et s'élève jusqu'à la première retenue d'eau.
2h00: Embalse de Bachimaña Bajo, 2187m. N 42° 46'50.9"; W 000° 13'46.3". Refuge en construction sur l'autre rive. Monter à gauche, donc vers le SO afin de contourner le lac et atteindre le lac supérieur de Bachimaña (Embalse de Bachimaña Alto) situé à 2207m. Peu avant le terme du lac, remarquer l'inscription "Azules", peinte en rouge sur un rocher.
2h50: Descendre vers une zone spongieuse où le torrent serpente et repérer l'endroit où l'on pourra traverser le ruisseau. Reprendre alors la montée vers l'Ouest, à droite ou à gauche du torrent.
3h00: Replat à hauteur de l'Embalse Azul Bajo (Lac Azul inférieur) à 2322m, N 42°47'15.7"; W000° 14'24.6". Après avoir traversé le déversoir, on remonte à droite le GR11 qui s'approche en quelques minutes du lac Azul Supérieur (Ibon Azul superior) situé à 2448m; N 42° 47'25.8"; W000°14'58.3". Le sentier, toujours bien marqué et cairné, traverse un large névé peu pentu et une zone d'éboulis.
3h40: Nouveau névé vers 2510m (qui doit probablement subsister jusqu'à la fin de l'été): N 42° 47'21.1"; W000°15'35.1". Plus raide que le premier, on peut le remonter sans utiliser les crampons en prenant appui sur la gauche sur une petite paroi rocheuse. Une zone d'éboulis, puis un nouveau névé assez pentu se présentent: on peut franchir le névé avec piolet et crampons selon les conditions (se méfier de la pente); il est également possible de le contourner par la droite, par une raide sente d'éboulis. Les deux options se rejoignent au niveau d'une zone plus agréable qui conduit sans autre difficulté au:
4h 20: Collado del Infierno (Col d'Enfer), 2721m; N 42°47'21.5"; W000°15'52.1". Prendre la sente cairnée qui se dirige au Sud. D'abord évidente, la voie se perd rapidement dans les éboulis (nombreux cairns dans tous les sens...). A 2797m, le sentier oblique légèrement au SO avant de poursuivre au Sud vers l'arête du Garmo Blanco. Si l'on s'approche trop du fil de l'arête, on rencontre brusquement de gros blocs exposés où quelques pas d'escalade "acrobatique" ne seront pas de trop... Il vaut donc mieux s'éloigner un peu de l'arête en franchissant quelques ressauts et petits couloirs où l'on pose les mains, jusqu'à un collet à 2900m; N 42°47'07.5"; W000° 15'55.3", puis on atteint le:
5h15: Pic de Garmo Blanco, 2960m. N42° 47'06.5"; W000°15'53.8". Vue somptueuse et impressionnante sur les Pics d'Enfer...qui ne sont pas encore à portée de chaussure... Depuis la petite plate-forme sommitale, descendre prudemment vers une petite brèche en posant une ou deux mains. On prend pied sur la VIRE située à la limite du rocher brun-rouge (partie sommitale) et blanc (dalle calcaire). Bien qu' exposée au vide, la vire s'avère sûre par temps sec. A la sortie, il faut bien négocier sur la gauche une ou deux cheminées-couloirs, (risque de chute de pierres) en direction d'une:
5h 40: Brèche à 3001m: N 42°47'02.7"; W000°15'52.4". On remonte enfin une zone d'éboulis bien raide pour déboucher au:
5h 50 à 6h: Pico del Infierno Occidental, 3073m. N42° 46'59.2"; W000°15'52.4". Vue remarquable sur le reste du massif. On emprunte alors prudemment la "taillante" de calcaire blanc, exposée mais assez large. On passe partout sans difficulté particulière, à droite ou à gauche du fil, en s'aidant parfois des mains.
6h 05: PICO DEL INFIERNO CENTRAL, 3082m, point culminant du massif; N42° 46'53.2"; W000°15.37.8". Descendre jusqu'à la brèche (Brecha del Infierno), puis remonter rapidement jusqu'au troisième sommet en suivant les cairns:
6h 20: Pico del Infierno Oriental (ou SE), 3076m. N42° 46'53.0"; W000° 15'32.7".
J'ai choisi de revenir par le même itinéraire, en évitant cependant le sommet du Garmo Blanco. Il existe une voie plus courte mais déconseillée pour la descente, par les lacs de Pondiellos.
Cependant, une variante agréable et plus sûre par l'arête SO, que certains qualifient "d'historique" est décrite de façon précise ici (aller sur les "3000", puis sur "Enfer-Balaïtous"):
  • (1) Alejos cote cette course en "PD", Jaqueminet en PD-, alors qu'Angulo reste sur du F+... Disons que j'ai opté pour une cotation moyenne qui me paraît raisonnable...

Anie: basque ou béarnais?

Deux itinéraires, l'un basque,
l'autre béarnais, pour un sommet à la beauté... universelle.

Le Pic d'Anie ou Auñamendi en Basque, est le premier sommet d'altitude supérieure à 2500m en venant de l'Océan Atlantique.

Auñamendi vient de " Ahuntz mendi"... la montagne des chèvres!!..

Ce beau pic, plus béarnais que basque, domine un massif où s'étendent les "Arres" d'Anie (Larra en Basque), immenses zones de lapiaz recouvrant des gouffres célèbres, dont celui de la Pierre St Martin. Le montagnard pourra admirer, outre les lapiaz, de beaux pins à crochets et, par temps clair, un panorama immense allant de la côte basque jusqu'au Néouvielle.

Pour les avoir testées toutes les deux il y a quelques années, la voie depuis Lescun/Labérouat est plus variée et moins rude que celle de la Pierre St Martin (1)

  • (1) L'itinéraire par Laberouat est balisé et de nombreux topos (Ollivier, Véron) le détaillent très bien. En revanche, la voie depuis le Col de la Pierre St Martin, bien que balisée, est moins évidente à suivre, car on entre, après le bassin de Pescamou, dans l'univers des "arres" d'Anie, zone immense de lapiaz où il ne fait pas bon se perdre par temps de brouillard. Voir "Guide des Pyrénées basques"- Editions ELKAR; page 196 et suiv. ; par Miguel Angulo et "Pays Basque" , ainsi que Rando Editions, octobre 2006, par M. Record-Casenave, pages 117 à 119.


1° PAR LE COL DE LA PIERRE St MARTIN:

Anie depuis les environs du col de Pescamou.

Arlas depuis le col de Pescamou.

Anie depuis le sentier au-dessus de Pescamou.

Arres d'Anie.

Anie depuis la brèche à environ 1950m.

Countendé et Orgues de Camblong,
depuis la crête du pic d'Anie.

Sommet du pic d'Anie (2504m)
Roulez jeunesse...

1° RESUME DU PARCOURS DEPUIS LE COL DE LA PIERRE ST MARTIN:

Quelques difficultés d'orientation dans les"Arres" (ou "Larra") du massif d'Anie.
A éviter en cas de brouillard.

0h00: départ à environ 100m avant le col. Le chemin démarre près de la BF 262.
Il file à gauche - SE- près d'une plaque commémorative en hommage à des cyclistes (balisage jaune), puis se dirige vers l'E.
Au pied du pic d'Arlas, il bifurque au SE, évite quelques clôtures et atteint le col de Pescamou, à droite de l'Arlas ( 1918m, 45mn, BF 265). Suivre vers le SO puis le SE des marques de peinture jaunes ou rouges. Poursuivre un balisage rouge sans se laisser entraîner à gauche et monter au SE en laissant sur sa droite la falaise de Murlong.
1h20 à 1h30: Désescalader quelques rochers et suivre les cairns et le balisage, dans un vallon rocheux crevassé (lapiaz). Au lieu de filer tout droit dans ce décor austère et impressionnant, prolonger vers l'Est en direction de quelques pins à crochets, puis prendre à droite en remontant un vallon rocheux étroit.
2h 30: "Col" des Anies, 2084m. On aperçoit le sentier de l'Anie qui le gravit en écharpe, dans les éboulis.

Le sentier balisé descend au Sud, entre dans une zone crevassée complexe et grimpe sur des terrasses herbeuses. Il traverse ensuite les éboulis de la face Nord, puis aborde la face Ouest où il franchit une petite cheminée (I) facile.
Il longe enfin la face Sud et oblique au Nord pour gagner le sommet par une pente raide mais bien tracée. De nombreuses traces de balisage (jaune, rouge fluo ou rouge foncé) mènent toutes au même endroit...
3h40 à 4h: PIC D'ANIE / AUÑAMENDI (2504m).

Au retour ( ce fut mon cas), possibilité de rejoindre la BF 268 par le Pourtet, la brèche (2192m) et la cabane de Pescamou. Voie moins "karstique" mais pas forcément plus évidente. Voir M. RECORD CAZENAVE, "Guide Rando Pays Basque", Rando Editions, octobre 2006, p. 117 à 119.

2° PAR LE REFUGE DE LABEROUAT:

Le gardien des lieux.

Anie et Countendé, depuis le sentier près de Labérouat.

Billare, depuis le bois du Braca d'Azun.

Pic d'Anie.

Anie, face Ouest.

Orgues de Camblong.

Peneblanque, Iru Errege Gaina (Pic des Trois Rois)
depuis le sommet du pic d'Anie.


2° RESUME DU PARCOURS DEPUIS LE REFUGE DE LABEROUAT:
Refuge de Laberouat (1442m), atteint depuis le village de Lescun en vallée d'Aspe (signalé).

0h00: Suivre le GR 10 balisé en rouge et blanc direction Nord-Ouest dans la forêt, en faible montée. (Bois du Braca d'Azun). Vue magnifique sur le Billare et le vallon d'Anaye.

On sort ensuite de la forêt (que l'on ne reverra plus, profiter de l'ombre!!) vers 1540m... Poursuivre environ 800m vers l'Ouest pour atteindre la cabane de la Baitch à 1689 m.

1h00: Cabane de Cap de la Baitch. Laisser le GR 10 pour prendre un sentier qui se dirige rive gauche au Sud-Ouest. Le sentier monte en zig-zag, repasse rive droite dix minutes plus tard et se fait plus raide (E, puis rapidement OSO), puis enfin SE et S en face du Countendé.

1h 45: Après un replat (1910m), une sente s'élève rudement vers l'Ouest et atteint le lac d'Anie, parfois à sec en fin d'été, à 2042 m. Vue sur les Orgues de Camblong. Quelques minutes plus tard, quitter le sentier du le col des Anies (droite) et continuer au Sud-Ouest à travers les Arres en suivant des cairns.

2H15: Vers 2170m, on traverse à flanc une pente d'éboulis sur le versant Ouest et on se rapproche progressivement des falaises. Après une petite demi-heure de progression, on franchit une courte et facile cheminée (I, bonnes prises) et on rejoint une bifurcation à 2325 m. Le sentier se poursuit en lacet sur le versant Sud pour rejoindre la crête. Il s'élève en écharpe en devenant plus raide. Il est inutile de prendre les raccourcis où généralement les éboulis sont plus fuyants.

3h15 à 3h30: PIC D'ANIE ou AUÑAMENDI, 2504 m.

Grande Fache: foi et symboles

La météo avait prévu un grand beau temps
pour ce magnifique sommet...
Résultat... dans les photos qui suivent...
Cliquer sur les photos pour les agrandir.
Plan du parcours depuis le refuge Wallon.

Gave du Marcadau, près du refuge Wallon.

Lac et pic d'Araillous.

Lac supérieur de la Fache (2427m)

Lac de Campo Plano, Embalse de Respumoso.
Au second plan, Ossau (masqué), Frondella, Balaïtous.

Lac supérieur de la Fache et crête de Péterneille.

Vignemale.

Marmotte et marmotton près du col de la Fache.

Grande Fache depuis les environs du col de la Fache.
"Le ciel bas" et lourd... "

Embalse de Respumoso depuis le col de la Fache.

Grande Fache, crête Nord, depuis le col de la Fache.

Crête de Pecico depuis le sommet de la Grande Fache.
La Punta Zarre et les Pics d'Enfer /Infiernos sont masqués par les nuages.

Sommet de la Grande Fache (3005m)
Le sujet (!) masque la "niche" servant à abriter la statue
qui ne reste pas en permanence au sommet (1)


Voilà une ascension longue et de noble réputation (1) d'un grand "3000" des Pyrénées, qui peut, comme d'autres, devenir cauchemardesque lorsque les conditions météo se compliquent.
C'est ce qui m'est arrivé lors de cette grimpette dont la première partie se déroula -presque- en sifflotant jusqu'au Col de la Fache. Ensuite, le brouillard épais, totalement imprévu, m'a forcé à grimper "au jugé" sur la longue arête en rocher instable.
Au retour, erreur d'itinéraire dans la purée de pois pour descendre vers l'arête Ouest, désescalader deux cheminées exposées où m'ont nargué deux isards...hilares...
Fort heureusement, le retour au Col de la Fache et les marmottes photogéniques m'ont réconcilié avec ce massif par ailleurs très attachant, tout comme la belle vallée du Marcadau que l'on parcourt à l'aller comme au retour.

  • (1) Tous les ans, les 4 et 5 août, un pélerinage est organisé jusqu'au sommet de la Grande Fache, où trône une vierge protégée par un autel. Elle remplace une statue de "Notre-Dame-des-Neiges" ou "Notre-Dame-de-la Fache" offerte en 1943 par une Pyrénéiste tarbaise sauvée d'une chute par son piolet en 1942. La première représentation de la vierge, oeuvre du sculpteur Lacome de Lourdes, fut montée en 1942 par Francis Lagardère, jeune lourdais, fusillé par les Allemands l'année suivante. Tout près du sommet, la Pointe F-Lagardère honore la mémoire de ce résistant. Depuis 1947, le pèlerinage est devenu « Rassemblement pyrénéiste franco-espagnol ». Depuis quelques années, la statue ne reste pas en permanence au sommet en raison de la foudre et des dégradations.

RESUME DU PARCOURS

Course longue; escalade terminale F+ sur rocher médiocre;
risque de chute de pierres.

Accès route: le départ a lieu au refuge du Clot, que l'on atteint à pied depuis Cauterets et le Pont d'Espagne, ou par la route. La course, assez longue sur la journée (10h à 11h A-R) peut être coupée par une nuit au refuge Wallon.

0h00: Pont d'Espagne (1460m): Poursuivre la route vers le SO.Franchir le Pont d'Espagne et continuer, rive gauche du Gave, vers le plateau du Clot.
45 à 50mn: Refuge du Clot, 1520m. On traverse le Gave du Marcadau (passerelles) vers l'Ouest et on le longe ensuite par un chemin. Du Pont de Cayan, continuer sur la piste qui monte en lacets dans la forêt de pins avant de s'aplanir quelque peu. Le sentier se rapproche de la rive du gave, puis le franchit sur le petit pont de bois de l'Estalounqué.
Après avoir longé le Gave sur sa rive gauche et dépassé un enclos de pierres, une bifurcation se présente. Prendre tout droit et laisser le sentier d'Aratille qui part à gauche.
2h à 2h10: Refuge Wallon ou du Marcadau (1865m; 2 parties, l'une pour les pêcheurs, l'autre pour les randonneurs)
Descendre vers le SO et traverser le Gave sur une nouvelle passerelle. Le sentier se fait plus raide dans les pâturages.
2h30: Nouvelle traversée du torrent sur 2 passerelles (1930m), au début du Pla de Loubosso. Immédiatement après la seconde passerelle, s'engager sur le chemin à droite. Il serpente dans l'herbe puis se faufile dans des cuvettes dominées par des monticules rocheux.
Parvenu(s) à un laquet (2291m), s'élever dans le vallon caillouteux vers l'Ouest. La voie est bien cairnée (HRP)
On trouve ensuite une zone plus plane où se logent les lacs de la Fache que l'on laisse sur la gauche
3h30: Col au nord des Lacs de la Fache, 2460m.
Après un court replat, le sentier se fait assez raide vers l'Ouest et se dirige vers le Col de la Fache. Pendant la montée, manifiques échappées sur le Vignemale...par temps clair.
4h: Col de la Fache, 2664m.
Du col, il faut s'élever au SUD (cairns bien placés) vers la crête caillouteuse de l'arête Nord. Le terrain n'est pas très stable et il faut parfois poser les mains en se rapprochant par moments du fil de la crête. Mieux vaut ne pas perdre les cairns de vue car la crête est assez vertigineuse des deux côtés. Se méfier également des chutes de pierres.
Deux brèches un peu aériennes (2920m environ) précèdent la dernière montée vers le sommet qui se dévoile au dernier moment, juste après la Pointe F.-Lagardère.

5h à 5h10: LA GRANDE FACHE, 3005m. (1)

Revenir sagement par le même itinéraire et suivre scrupuleusement les cairns. Pour l'avoir appris à mes dépens et dans le brouillard, la pente d'éboulis sur le versant NO est fuyante et particulièrement raide!

  • (1) Le jour de mon ascension, la vierge n'était pas à son emplacement, probablement pour être protégée de la foudre et autres dégradations...

Grand Gabizos - "Eras Tailhades"

Superbe parcours de crête,
à éviter par temps de brouillard.
Sinon, brûler un cierge...
Cliquer sur les photos pour les agrandir.
Plan du parcours avec les 2 possibilités
à partir des brèches de Louesque.

Autre "représentation" de la fin de l'itinéraire:
en rouge, voie que j'ai suivie (brèche de gauche, brèche de Louesque , 2454m);
en vert, passage par le col de Louesque (2411m).
(Croquis de R.Ollivier...petit hommage à ce grand pyrénéiste)

Pic des Becottes /"Eras Becothes" (2456m)

Pic des Becottes et lac supérieur de Louesque.

Crête de Peneblanque, versant sud (exposé)

Fin du parcours (versant sud),
avant de déboucher sur la crête de Peneblanque

Petit et Grand Gabizos, reliés par la crête des Taillades,
depuis la crête de Peneblanque

Partie terminale du Grand Gabizos:
arête schisteuse

Arête finale

Crête de Peneblanque depuis Gabizos.
Au second plan, Géougue d'Arre, Amoulat et Pic de Ger.

Tourettes, Estibère, Hautafulhe, depuis Grand Gabizos.
A droite sous un nuage, Ossau.

Balaïtous et Palas, en partie cachés par les nuages,
et Pic Arrouy, depuis le sommet du Grand Gabizos

Grand Gabizos ou Grand Gabizo, Pic des Taillades, "Eras (ou Las) Tailhades" en Béarnais, comme l'appelait le regretté guide Robert Ollivier...
Ce sommet sévère aux noms multiples s'élève entre le Col du Soulor et la zone Est de Gourette-Eaux-Bonnes dont il constitue le point culminant.
Les randonneurs ne se bousculent pas au sommet- je n'y ai rencontré personne lors de mon ascension automnale -, peut-être effrayés par la muraille du Petit Gabizos (ou Pic de Gabizos) tout proche, réservée aux grimpeurs avertis, qui a malheureusement fait des victimes il y a quelques années (1).
Le Grand Gabizos se gravit quant à lui un peu plus facilement depuis Gourette et la cabane de Coste Goua (ce fut mon cas) ou par le cirque du Litor, à condition de bien savoir s'orienter et d'aimer les parcours de crête calcaire sauvage et un peu aérienne -crête de Peneblanque-, et son approche délicate par le versant sud.
Au retour, ce noble sommet m'a laissé un souvenir marquant, en raison du brouillard qui est brusquement monté du Col d'Aubisque.
Il m'a fallu louvoyer dans des vallons très raides et contourner des barres rocheuses, sous l'oeil amusé des marmottes...

  • (1) Notamment l'accident qui a coûté la vie à trois montagnards en 1999.
RESUME DU PARCOURS:

Accès route: suivre la D918 jusqu'à Gourette. Du coude de la route et avant de monter vers l'Aubisque, prendre une rue vers le SE. Bâtiments de vacances (F.O.L., ASPTT) et petite place avec parking indiquant notamment la direction du Lac d'Anglas.

AVERTISSEMENT: cette course, dont la difficulté est parfois considérée comme "moyenne" par certains auteurs, ne doit pas être prise à la légère. Le passage de l'une ou l'autre des deux brèches, entre les lacs de Louesque et le flanc sud du Pic de Louesque, est assez délicat et suivi d'une traversée exposée.
Le parcours de crête final est un peu aérien mais peu difficile par temps sec.
0h00: Suivre le sentier balisé vers le SE qui descend près des courts de tennis puis remonte la rive droite du Valentin et entre dans le bois. A 1460m, on franchit une passerelle et on rejoint la rive gauche où le sentier s'élève nettement et zigzague dans le bois de Saxe. Il monte ensuite en corniche au-dessus du Plaa de Batch et se retrécit un peu avant de sortir de la forêt.
0h50: Croisement: laisser le large chemin qui part à droite et filer tout droit vers la cabane de Coste de Goua que l'on trouve un peu plus tard à 1680m. Laisser en face le sentier du lac d'Anglas et prendre à gauche (panneau "Sanctus") (1) afin de traverser le torrent, à gué, au niveau de la cabane. S'élever sur la gauche de la cabane vers l'Est (raide) et repérer rapidement une sente cairnée et balisée (traces bleues, puis jaune et bleu) qui monte au SE. On se trouve rive droite du ruisseau de Louesque, à l'écart de celui-ci.
1h30: On aperçoit progressivement les Becottes (voir photo). On passe rive gauche du ruisseau vers 1950m et on suit le sentier pour atteindre le lac inférieur de Louesque (2275m), puis on se dirige vers le Sud en direction du lac moyen.
2h40: Lac moyen de Louesque (2320m). Attention: en été et en fin de saison, il peut être à sec et donc peu visible... On vise alors, au SSO du lac moyen, deux brèches juxtaposées et bien marquées. Il est conseillé de franchir celle de droite et de descendre de quelques mètres versant SE (passages vertigineux). Il faut ensuite regagner progressivement la crête par une longue pente d'éboulis raide et assez exposée, par une succession de vires,en suivant les cairns. (2)
3h15: Col de Pene Blanque, non nommé sur les cartes (2540m). Suivre le fil de la crête calcaire à l'ESE d'où l'on aperçoit la fin du parcours et "les" Gabizos. La crête est relativement longue et un peu aérienne, mais sans difficulté particulière par temps sec et en absence de vent. La voie s'incurve vers l'ENE et quitte le calcaire vers un dernier col où on se heurte à la dernière partie, schisteuse.
Grimper sur une sente raide, bien cairnée, où l'on doit poser une ou deux mains sur un bon rocher.
4h à 4h15: GRAND GABIZOS, 2692m.
Revenir prudemment par le même itinéraire en visant bien les brèches au pied de la crête. Autre descente possible par les Lacs d'Uzious (non testé, voir itinéraire de JP Dugêne ci-dessous).

  • (1) Balisage bleu efficace placé récemment pour l'ascension et la boucle "sportive" du Sanctus semble-t'il. Des précisions et un topo complet du Grand Gabizos (incluant des coordonnées GPS) avec retour par les lacs d'Uzious, ici: http://www.jpdugene.com/fiches_rando/grand_gabizos.htm
  • (2) Personnellement, j'avais choisi de prendre la brèche de gauche (Brèche de Louesque, 2454m), en suivant les indications du topo de Robert OLLIVIER: De la brèche, "on traverse vers l'Est, puis le Nord-Est un vaste cirque herbeux, assez raide, en passant au-dessous d'un contrefort détaché du pic de Louesque. S'élever vers une dépression de l'arête ouest du Grand Gabizo, dénommée col de Peneblanque et innommée sur la carte I.G.N." (Topo Gabizo, R. Ollivier, "De la Vallée d'Ossau au val d'Azun", n° 149, page 168). Il est à noter que ce passage, non cairné, est exposé et qu'il faut parfois poser les mains. Une troisième et dernière possibilité consiste à monter au pic de Louesque (2554m) par le versant Est de l'arête, et à suivre la crête en légère descente jusqu'au col de Peneblanque. Il s'agit pour certains de l'itinéraire le plus direct et le plus sûr (non testé).

Ger,Arre-Sourrins,Géougue d'Arre:envers de Gourette

Des sommets calcaires, de la verdure et des lacs,
non loin de Gourette (1).

1°- LE CIRCUIT "DES 3 LACS": ANGLAS, UZIOUS, LAVEDAN

Le départ a lieu à Gourette, près des bâtiments de l'A.S.P.T.T., des panneaux "Lacs d'Anglas" et du "parcours sportif". Balisage pour le GR10.Le lac d'Anglas est facile, le Lac d'Uzious renommé pour ses truites... et celui de Lavedan permet de profiter d'un beau panorama si l'on grimpe au Col d'Uzious.Le retour par la conduite forcée au Nord du déversoir du lac d'Uzious est un peu raide et oblige à s'aider des mains.

Lac d'Anglas (2068m) et Pic d'Anglas (2459m).

Lac d'Uzious (2110m).

Lac du Lavedan ou lac supérieur d'Uzious (2179m),
puis Géougue d'Arre (2619m).

2° Ascension du PIC DE GER (2613m) et du Salon de Ger (2611m)depuis GOURETTE: (2)
Au départ, une longue et pénible montée depuis la station, que l'on peut écourter en prenant les télécabines de Pene-Blanque jusqu'à une zone située près des lacs de Pla Ségouné. Ensuite, le sentier, après avoir descendu une petite barre, devient raide, passe sous versant N et NE du Pic d'Amoulat et aborde la dernière partie, également raide mais sans problème particulier par temps sec.
L'ascension peut être complétée par le Salon de Ger ou sommet Nord (2611m), à 10 minutes à peine du Pic de Ger. On descend d'abord prudemment jusqu'à la brèche du Salon (I), puis on remonte une arête étroite et aérienne, en posant les mains, à l'aller comme au retour (II exposé, bonnes prises). A éviter si la roche est humide.
Pour cette courte traversée, il nous avait paru sage et logique de laisser le chargement au sommet du Pic de Ger et de le récupérer au retour.

Pic d'Amoulat (2594m) depuis les environs
du col de Pla Ségouné.

Pic de Ger, fin de la voie normale

Salon de Ger (2611m) et sa crête effilée
depuis le sommet du Pic de Ger (2613m)

3°- Ascension d'ARRE - SOURRINS (2614m) depuis GOURETTE:
Le départ a lieu près des bâtiments de la F.O.L., des panneaux "Lacs d'Anglas" et du "parcours sportif" . Le sentier, balisé pour le GR10, contourne les courts de tennis et monte au lac d'Anglas en 2h environ. Une fois arrivé (s) au lac, la voie contourne celui-ci par la gauche et remonte le long des anciennes mines de fer. Il atteint un replat (vers 2250m), puis oblique au SE, avant de retrouver une zone plus large et plus plane à 2420m. A 200m environ avant la Hourquette d'Arre, on laisse le GR10 (repérer un balisage fait de 2 points, l'un rouge et l'autre blanc) pour une montée facile à droite, vers l'ouest, se retrécissant quelque peu vers le sommet.

Arre-Sourrins depuis le sentier du lac d'Anglas.

Pic de Ger depuis Arre-Sourrins.

Rognon de Ger depuis Arre-Sourrins.


Lac d'Anglas depuis Arre-Sourrins.
Les Gabizos sont masqués par les nuages.

4°- Ascension de la GEOUGUE d'ARRE (2619m) depuis GOURETTE:
Course peu connue et souvent sous-estimée, un peu plus difficile que les précédentes, si l'on excepte le Salon de Ger. Depuis le lac d'Anglas, le sentier suit le GR10 au SO jusqu'à la Hourquette d'Arre (2465m). Il se dirige en suite plein Sud, puis au Sud- Est en contournant des rochers et pitons par la droite, revient sur la crête et s'élève enfin rudement vers le sommet (dernière partie peu évidente, éboulis croulants, avant une petite crête souvent ventée). La plate-forme du sommet est étroite.
Par temps clair, le retour peut s'effectuer -hors sentier- par le lac d'Uzious, pour boucler un magnifique circuit que j'avais particulièrement apprécié.
Géougue d'Arre (2619m) depuis la Hourquette d'Arre.

Balaïtous, Palas, Arriel, depuis la Géougue d'Arre.

Lac supérieur d'Uzious, Petit et Grand Gabizos,
depuis la Géougue d'Arre

Ossau depuis la Géougue d'Arre (2619m)

Géougue d'Arre, au retour,
en allant vers le lac d'Uzious.

Parmi les nombreux skieurs bordelo-basco-béarnais qui fréquentent la station béarnaise de Gourette l'hiver, certains ne se doutent pas qu'à quelques kilomètres de là, trônent plusieurs sommets presque sauvages.

* Le plus connu et fréquenté, le Pic de Ger (2 613m), est aussi le plus proche de la station. Son voisin, le Salon de Ger (2 611m), beaucoup moins visité, est accessible en quelques minutes... mais nécessite le franchissement d'une arête aérienne et assez exposée.
* L'Arre-Sourins (2 614m), est à la fois un peu éloigné et facile; il se gravit depuis le lac d'Anglas qui à lui seul peut être un but de balade familiale, évoquant par certains côtés le Connemara...
* Le plus élevé enfin, la Géougue d'Arre (2 619m), est idéalement situé entre la Hourquette d'Arre et une superbe zone lacustre, formée notamment par les Lac d'Uzious et du Lavedan. Mais cette montagne est peu fréquentée et assez délicate à grimper sur sa dernière partie lorsqu'il y a du vent.

Les escaladeurs TRES équipés remarqueront à l'aller ou au retour la magnifique muraille du Pic de Pene Sarrière...mais là, c'est une autre histoire...


  • (1) Les itinéraires présentés ici sont peu détaillés, mais on peut en trouver une description précise, notamment par Ollivier et Véron (à l'exception de la Géougue d'Arre non décrite par Véron). Attention cependant aux début des topos d'Ollivier qui démarrent au coeur de la station -travaux fréquents ces dernières années- , alors que le sentier du GR10 depuis le "parcours sportif" est plus agréable et mieux marqué.
  • (2) Il existe d'autres itinéraires plus spectaculaires et variés pour gravir le Pic du Ger, dont une longue et magnifique voie (non testée) depuis les Eaux-Bonnes et la Coume d'Aas. Description par R. Ollivier dans "Pyrénées occidentales III", de la vallée d'Ossau au val d'Azun; n°55.

Arriel, roche et panorama

Ambiance granit garantie
et superbe panorama au sommet.
Cliquer sur les photos pour les agrandir.
Plan du parcours
avec variante en bleu pour le retour.

Arriel depuis Arremoulit
(hors ascension)

Pic du lac d'Arrius (2495m), Arriel et Petit Arriel
depuis le lac d'Arrius.


Palas depuis le col d'Arriel

Balaïtous-Frondella depuis le col d'Arriel.

Pic de Sobe (2624m)

Arête et éboulis, partie finale de l'Arriel.

Lac de Respumoso depuis le sommet de l'Arriel (2824m)
Au second plan: Grande Fache, Vignemale, Pics d'Enfer, Garmo Negro


Voici un pic qui comblera les amateurs de bon rocher granitique, solide et sympa!!

L'arête finale, après une longue zone d'éboulis peu engageants, est agréable et sans mauvaise surprise (même s'il y a du "gaz" et un peu d'escalade...) et le panorama est l'un des plus beaux de la région, peut-être plus complet que celui du Palas (surtout si l'on a grimpé ce dernier dans la brume, voir sujet "Palas"...)


RESUME DU PARCOURS:
Escalade terminale F+ en bon rocher

0h00: Caillou de Soques en vallée d'Ossau-1392 ou 1400m, sur la route du col du Pourtalet.
Le sentier s'enfonce d'abord vers le Nord-Est dans le bois et atteint une passerelle vers 1560m. Il s'élève ensuite vers l'Est, passe successivement devant la cabane d'Arrius (1775m), désormais en ruines, et la Quèbe d'Arrius (abri sous roche, cabane récemment reconstruite) à 1865m. Un peu plus haut, à 2050m environ, repérer un sentier entre 2 gros blocs qui monte vers l'Est et sera utile pour la descente (1).
2h00: Col d'Arrius (2259m) qu'il ne faut pas franchir.
Contourner le lac d'Arrius par la droite et se diriger au Sud vers le col de Sobe.
2h30: Cuvette précédant le col de Sobe. On aperçoit à l'Est un sentier qu'il sera possible d'emprunter au retour.
2h45: Col de Sobe, 2449m. La face Ouest (granitique) du Pic du Lac d'Arrius apparaît brusquement. Le sentier, bien cairné, se dirige à l'Est vers la base de l'arête de l'Arriel, au milieu de gros blocs.
3h : Le paysage devient "lunaire". En se rapprochant de la crête, on atteint le col d'Arriel à 2608m où la vue sur le Palas et le Balaïtous est saisissante - voir photos. Poursuivre sur le fil de l'arête, très raide, pour l'ascension terminale. La dernière partie oblige à poser les mains sur un excellent rocher (I à Isup.). Certains passages sont aériens et l'arête devient vertigineuse. Bien négocier le dernier muret, tout près du sommet.
3h45 à 4h: PIC D'ARRIEL ou PIC SAGET, 2824m. Panorama immense et magnifique.
Descendre l'arête avec prudence et revenir par le même itinéraire au col de Sobe.
Peu après ce dernier, on trouve le croisement des sentiers d'Arrius et de Sobe. Laisser le sentier d'Arrius à l'ENE et prendre au SO celui, un peu plus étroit, qui se dirige vers la Quèbe d'Arrius. On retrouve les 2 gros blocs à 2050m, puis l'itinéraire du départ jusqu'au Caillou de Socques.(1)

  • (1) La montée ET la descente peuvent s'effectuer par cette voie, légèrement plus courte mais moins variée que celle du col d'Arrius. Description par Véron, "100 sommets des Pyrénées", page 38.

Sesques, à l'état sauvage

Entre Aspe et Ossau,
le souffle des derniers ours pyrénéens.
Cliquer sur les photos pour les agrandir.
Croquis d'Ollivier.
Voir références du topo en bas du sujet (1)

Lac d'Isabe. Sesques au second plan (versant Ossau)

Crêtes d'Isabe - Versant Ossau

Ferme au-dessus d'Etsaut - Vallée d'Aspe

Ruisseau de Yèse, avant la cabane
Au fond, Pic Lespetouse (2376m)


Cabane de Yèse (1722m) et Pic d'Aygarry (2039m)

Ruisseau de Yèse, près de la cabane.
départ vers le Sesques

Depuis le col

Collarada, Aspe, Llana de Garganta, puis Visaurin
depuis Sesques

Capéran de Sesques, Las Serous, Soum de Mondaut
depuis le sommet de Sesques/Escarpu (2 606m)
au second plan, à g. , Ossau

Pic de Sesques ou Escarpu: deux voies au moins (1) conduisent au sommet de cette montagne sauvage, l'une en vallée d'Ossau par les Gorges de Bitet et le beau lac d'Isabe, l'autre, de moins en moins fréquentée, en vallée d'Aspe, par le village d'Etsaut et la cabane de Yèse (2). J'ai eu le plaisir de grimper au Sesques à deux reprises...par cet itinéraire aspois et en ai rapporté à chaque fois l'un de mes plus beaux souvenirs de montagne.

Les sentiers sont difficiles d'accès...et escarpus (pardon, escarpés!) ; ils représentent ce que les pyrénéistes amateurs de sites sauvages et de calme apprécient particulièrement.
On ne s'étonnera pas que les derniers ours "autochtones" aient eu un faible pour ces contrées...
Rares sont en effet les endroits où l'on ressent cette impression d'éloignement et de profonde solitude, propices à la méditation...

RESUME DU PARCOURS, DEPUIS ETSAUT

Avertissement: cet itinéraire HORS BALISAGE et parfois HORS SENTIER représente une course de plus de 2000m de dénivellation et semble de moins en moins parcouru. Bivouac possible près de la cabane de Yèse, à 1722m. Ce topo est rédigé à partir de notes personnelles complétées par des informations de R.Ollivier et de M. Angulo. Carte, boussole, altimètre indispensables, GPS sûrement aussi...

Accès route: Village d'Etsaut (590m). De la place principale, prendre à l'Est, entre l'église et la poste, une route étroite et sinueuse, d'abord goudronnée. Puis la route devient caillouteuse, laisse un réservoir et une résidence secondaire sur la gauche, jusqu'à une bifurcation. Se garer près de celle-ci...et demander son chemin en cas de doute!

1er jour: ETSAUT (590m)- CABANE DE YESE (1722m)

0h00: Bifurcation. Prendre le sentier à droite (NE) jusqu'au ruisseau de Sadum. Le traverser sur un minuscule pont de bois et grimper (raide) jusqu'à une ferme située à environ 700m (ferme Larrouy?-voir photo). Laisser la ferme sur la gauche et remonter la rive droite du ruisseau. On parvient à une sorte de carrefour où un balisage (rouge il y a quelques années) descend au Sud vers le ruisseau de Sadum (circuit de Busteigt). L'IGNORER et RESTER plein EST sur le VRAI sentier qui de toute façon ne descend jamais!!

0h45 à 1h: Le sentier, assez peu marqué, parvient à une zone un peu moins raide, vers 950m, au-dessus des prairies. Il va bientôt gagner le sous-bois (bien repérer l'entrée de celui-ci).

1h 15: Le chemin se fait plus rocheux au fur et à mesure où il s'enfonce dans le vallon. On se trouve sur la rive droite du ruisseau de L'Ourtasse. Bien marqué, il grimpe alors assez raide en lacets. Vers 1100m, on repère la cabane d'Asquez où l'on peut s'abriter par mauvais temps.

2h 15 à 2h30: Vers 1350m, le sentier devient moins raide et fait quelques zig-zags. A 1510m, il sort du bois, oblique vers le SUD, rive droite du ruisseau de Yèse et remonte en direction du Cirque de Yèse.

3h 15 à 3h 30: Cirque de Yèse, 1650m. Il ne reste plus qu'à grimper vers la cabane que l'on aperçoit au dernier moment. On peut bivouaquer à 150m environ à droite de la cabane, dans l'un des rares coins à peu près plat (!), non loin du torrent.

2ème jour: CABANE DE YESE (1722m) - PIC DE SESQUES/ESCARPU (2606m) et retour

0h00: Après avoir laissé le matériel de campement loin des ânes, cochons et brebis (1), repérer le sentier qui monte rive droite du ruisseau de Yèse. Il ne tarde pas à zigzaguer, devenant très raide, voire glissant si l'herbe est humide. Traverser le ruisseau lorsque le sentier nous y invite (!), et se diriger au NORD vers un col situé, selon le topo d'Ollivier, à 2556m. Mais nous n'y sommes pas encore, d'autant que ce "petit col" n'est pas mentionné sur la carte...

1h à 1h 15: Vers 2000m, la montée devient plus rocheuse et il faut bien suivre, toujours au Nord, le sentier qui franchit une ou deux barres avant de longer la cascade à l'O-N-O du Sesques, au-dessus du Cirque de Berinchou (2).

2h 10: Col à 2556m que l'on visait au départ. La montée a été raide et ne s'aplanit qu'à cet endroit, près de la crête finale. On peut la suivre à l'Est, près du fil, ou plus près d'une cuvette.

2h 45 à 3h: On parvient à un contrefort rocheux qui conduit assez facilement au sommet, facilement repérable par ses installations diverses (radio téléphone). Si l'on choisit la crête depuis l'avant-sommet côté 2583m, se méfier toutefois de la roche quelque peu délitée et des parois vertigineuses déversant sur la région d'Isabe et son magnifique lac.

3h 15 à 3h 30: PIC DE SESQUES ou ESCARPU, 2606m. Au retour, suivre le même itinéraire, hors sentier jusqu'à la cabane de Yèse. La carte, la boussole et l'altimètre, indispensables depuis le début, pourront certainement être complétés par un GPS.

  • (1) ...Du fait de l'éloignement de cette cabane, cette "vie" pastorale n'est peut-être plus la même aujourd'hui, auquel cas l'impression de "bout du monde" n'en sera que plus grande...
  • (2) Notes personnelles. Les topos habituels (Ollivier, Angulo) ne font pas état de cette cascade.

Visaurin, sang et or

Ou Bisaurin, c'est comme on veut.
En tous cas une magnifique course dans des paysages uniques.
Cliquer sur les photos pour les agrandir.
Cupula de Secus (2430m)
depuis les environs du Lac d'Estaens/Ibon de Estanes (1754m)

Lac d'Estaens

Valle de Los Sarrios
(entrée du Cirque d'Olibon)

Visaurin depuis Bernera

Brèche de Secus.
Le sommet du Visaurin est à gauche (couleur grise)

Las Fetas.

Couloir inférieur, sous le sommet

Ossau, Balaïtous depuis Visaurin

Sesques et Capéran de Sesques depuis Visaurin

Sommet du Bisaurin/Visaurin (2669m).
Au second plan: Castillo de Achert (2390m), en partie masqué par les bipèdes...

Le Bisaurin (ou Visaurin), entièrement situé en Espagne, se gravit assez facilement depuis le refuge de Lizarra (1), mais impose en revanche un fort dénivelé depuis la vallée d'Aspe et le Lac d'Estaens.
Les amateurs de paysages variés seront comblés sur cette voie: zones boisées et verdoyantes près du lac d'Estaens, Vallée de Los Sarrios évoquant des paysages du Far West, et montée au Visaurin dans des roches ocres.
Pour toutes ces raisons, ainsi que pour son panorama immense, depuis le très rougeoyant Castillo de Achert jusqu'au Massif du Balaïtous, la région du Visaurin mériterait d'y passer deux ou trois jours supplémentaires...

Raison valable pour y retourner...

  • (1) Itinéraire décrit dans "100 sommets des Pyrénées, G. VERON, pages 152-153.

RESUME DU PARCOURS
DEPUIS LE PARKING DE SANSANET.

Accès route: Depuis la route du col du Somport, à 1327m d'altitude, se diriger au SO vers le parking de Sansanet.
0h00: Parking de Sansanet, 1320m.Descendre au SO pour aller franchir le gave d'Aspe sur une passerelle (1311m). Peu après se présente une bifurcation. On reste à droite en direction du lac d'Estaens ou Ibon de Astanes, balisé il y a quelques années en rouge et blanc. Il faut éviter les autres pistes et rester sur le sentier bien marqué.
0h30: petit col à 1430m, avec nouveau coisement de sentiers. Prendre NO, puis rapidement Ouest dans le bois un bon sentier qui zigzague et passe la BF 292, située derrière un hêtre. Après avoir atteint un replat à 1660m, le sentier monte vers l'Ouest.
1h20: Nouveau col plus large, à 1785m. Ne pas aller vers les rives du lac d'Estaens mais repérer au SUD un sentier cairné qui grimpe en lacets et se dirige vers un dôme à 1930m. La voie n'est pas évidente au départ. Après le dôme, descendre donc au SO en ne perdant jamais les cairns de vue, aller jusqu'à l'extrêmité Ouest de cette zone plane, et monter au SO vers un défilé par un sentier dont l'embranchement est bien marqué dans l'herbe.
2h10: On entre alors dans le Cirque d'Olibon et la Vallée de Los Sarrios, magnifique site évoquant pour la plupart des auteurs des paysages de Western... même si les couleurs ne sont pas encore très rougeoyantes...On traverse vers le SO cette longue vallée, avant de virer progressivement à droite.
2h40: Col à 2100m où l'on découvre à l'ONO la brèche de Secus et le Visaurin (voir photo). Il faut alors descendre dans le vallon à l'ONO, atteindre une large zone plate (traces de bivouacs), le Plano de Mistresa. Le sentier remonte toujours dans la même direction ONO et se fait plus raide et plus rocheux, dans des gros blocs. Quelques cairns bien placés montrent la voie jusqu'à un faux-col situé avant le col de Secus.
3h45: "Faux-col" à 2240m. On trouve généralement un large névé au moins jusqu'au milieu de l'été. A 2300m; à 100m environ avant le col, bifurquer à gauche plein SUD (bien repérer la voie), suivre les cairns et monter prudemment sur un terrain un peu croulant. A 2380m, on trouve une cuvette presque toujours enneigée et assez raide (point de repère indispensable, voir photo). A 2470m, à la sortie du névé, il faut à nouveau bifurquer, mais vers le NO, donc à droite, dans une zone à nouveau herbeuse. On trouve la crête à 2560m et on ne voit toujours pas le sommet du Visaurin. Les cairns montrent vaguement une orientation Ouest qui conduit à un avant-sommet, puis la voie redescend quelque peu pour monter jusqu'au "vrai" sommet.
5h: PIC DE BISAURIN ou VISAURIN, 2669m.

Au retour, la boussole ne sera pas de trop pour repérer les passages situés entre 2600 et 2500m environ. Ne pas hésiter à faire demi-tour et à recommencer l'exercice (!) si on perd de vue les cairns et que la pente devient trop vertigineuse. Ensuite, une fois revenu(s) au niveau de la zone herbeuse et a fortiori du névé éternel, l'itinéraire ne pose plus de problème particulier.

Lurien, noble voisin de l'Ossau

Un classique de la vallée d'Ossau.
Pour amateurs de longs dénivelés.
Cliquer sur les photos pour les agrandir.

1° COL DE LURIEN EN HIVER:

Lac de Lurien; Lurien au second plan.

Lac de Lurien.

Sentier au-dessus du lac de Lurien

Lurien depuis les environs du col de Lurien, vers 2500m.


2° ASCENSION DU LURIEN (2826m) EN ETE:
Lac de Lurien.

Petit Lurien (2358m) et crête des Quintetes (2593m).

Lurien, arête finale.

Palas, Balaïtous, Frondella,depuis le sommet du Lurien.
Au second plan à droite, Infiernos, Garmo Negro.


Lac d'Artouste depuis le sommet du Lurien

Ossau, au-dessus de la mer de nuages,
depuis le sommet du Lurien.
Au loin, Aspe, Llana de Garganta, Visaurin.

Lacs et pic d'Arriel depuis le Lurien.
Au loin, Pics d'Enfer, Garmo Negro

La montée au Pic de Lurien est longue et régulière, mais impose tout de même 1 600m de dénivelé depuis le Lac de Fabrèges, au pied de la station d'Artouste, en Béarn.
En fin d'automne et en hiver (piolet, crampons obligatoires), elle prend une certaine ampleur et l'isolement du massif est nettement plus marqué.
Moins connue que l'Ossau ou le Palas, cette montagne mérite d'être gravie pour son panorama et ses paysages variés.
Le jour de notre ascension estivale, la brume a laissé place, après le lac du Lurien, à une belle mer de nuages, d'où a émergé superbement le Pic.
L'autre versant du Lurien est traversé par le "fameux" petit train d'Artouste... le train plus haut d'Europe...?


  • RESUME DU PARCOURS DEPUIS LE LAC DE FABREGES:
Accès route: Suivre la D934 (route du col de Pourtalet) jusqu'à l'extrémité sud du lac de Fabrèges. Franchir le pont de Camps (1250m) et suivre la route conduisant à la station d'Artouste-Fabrèges, mais s'arrêter au bout de 600m, près du 1er paravalanche.
0h00: Repérer un pylône HT. Trente mètres environ avant ce pylône, prendre un sentier dont l'amorce est (était?) indiquée par un cairn au bord de la route, à 1267m. Bien repérer ce point "stratégique", car ce serait dommage de rater l'itinéraire dès le départ (!)... Le sentier s'élargit rapidement, se fait plus raide et caillouteux, rejoint la forêt et monte NE, puis Est.
0h30: A environ 1530m, il s'approche du ruisseau des Pinatas sans le traverser. Il monte ensuite sous les pins, toujours raide. A 1640m, on sort du bois pour atteindre la base d'une grande cuvette. Le sentier s'éloigne du ruisseau, toujours rive droite.
1h00: Cabane de Lurien, 1697m; la laisser sur l'autre rive et grimper vers le SE (cairns). On traverse le ruisseau vers 2070m.
2h: Prise d'eau, puis grand bâtiment en bois qui semble avoir été longtemps été utilisé par les chasseurs...notamment de Buzy, en vallée d'Ossau. Le sentier continue à s'élever jusqu'à un laquet puis se faufile entre les rochers vers 2150m jusqu'au lac de Lurien (voir photos).
2h20: lac de Lurien, 2211m. Pause bienvenue sur l'une des très rares portions plates de la journée... Le sentier, bien visible, contourne le lac par la gauche et s'élève à nouveau vers le col. Belle vue sur la face NO du Lurien. Un peu plus haut, on aperçoit la crête des Quintêtes au NNO (1).
2h45: Environs du col de Lurien: on peut laisser le col sur la gauche et remonter dans la pierraille vers le SSE. Cette portion demande un peu d'attention (petite barre au départ) et l'usage des mains, mais le rocher y est agréable (2). La voie se poursuit naturellement le long de la crête, versant Ouest.Les derniers mètres de l'ascension demandent à nouveau de l'attention, mais sont sans danger par temps clair et sur sol sec.
4h à 4h15: PIC DE LURIEN, 2826m.

  • (1) Course, beaucoup moins connue et très exposée, décrite ici: http://robertetlespyrenees.oldiblog.com/?page=lastarticle&id=702361
  • (2) Cette ascension est côtée F à F+ selon les auteurs (Ollivier, Véron notamment). En revanche, dans son ouvrage "Pyrénées- 1000 ascensions", (Tome II, p. 162), Miguel Angulo mentionne pour cet itinéraire "Escalade PD", ce qui correspondrait à un niveau II. Cette cotation me paraît -pour une fois ! - surestimée pour une ascension estivale par bonnes conditions. En revanche, en début d'hiver et en fin de printemps, les névés persistants sur cette face demandent effectivement un maximum de vigilance et un équipement adapté (piolet, crampons et corde )

Palas 4 étoiles...sur le vide

Ce jour-là, je visais le Balaïtous.
En raison du mauvais temps sur ce dernier,
j'ai dû me "rabattre" sur le beau et rude Palas,
avec une météo...m'enfin...
Cliquer sur les photos pour les agrandir.
Plan du parcours:
suivre les 4 étoiles...bleues...

Ossau depuis la montée vers le col d'Arrius.

Sentier sous le col d'Arrius.

Passage d'Orteig.

Palas et Balaïtous, en arrivant près du refuge d'Arremoulit

Pic Palas (2 974m), depuis le sentier au-dessus d'Arremoulit

Muraille du Palas, juste après la Brèche des Géodésiens.
Le sentier va se redresser et faire place au rocher

Vue sur le Pic de la Lie

Arriel (au fond) et lacs d'Arremoulit

Lurien et Lac d'Artouste,
depuis l'arête des Géodésiens/Palas

Palas: arête Nord-Nord-Est

A la recherche de la voie...

Fin de l'arête.

Sommet du Palas (2 974m)
Visibilité= 3,50m.

Le Palas ( 2 974m) est le point culminant du Béarn et des Pyrénées-Atlantiques(1). Il lui manque à peine 26 mètres pour faire partie de la "confrérie" des 3 000!
Et pourtant, beaucoup de hauts sommets, même parmi les plus célèbres de la chaîne, n'ont rien à lui envier: longue marche d'approche par le Col d'Arrius et le célèbre et délicat passage d'Orteig, rude montée vers la brèche des Géodésiens que l'on évite au dernier moment pour aborder le "clou" de l'ascension, une arête granitique longue et élégante qu'il faut escalader.
Rajoutez au menu une brume épaisse pour traverser cette fameuse arête à l'aller -qui m'empêcha de profiter de la vue au sommet, mais relativisa l'impression de vide en contrebas...-, ôtez la même brume pour le retour et vous serez comblé en revenant sur le refuge d'Arrémoulit où vous attendra une boisson fraîche, ou chaude selon les conditions... (2)
RESUME DU PARCOURS:
Escalade PD inf. exposée en bon rocher;
casque utile; corde de secours.

NB: Course longue si elle est réalisée dans la journée. On peut choisir de la "couper" en faisant étape du refuge d'Arrémoulit.
L'itinéraire démarre au Caillou de Soques en vallée d'Ossau, sur la route du Col de Pourtalet (1400m).

00h Le sentier s'enfonce d'abord vers le Nord dans le bois, rejoint le sentier du PNPO et atteint une passerelle vers 1560m. Il s'élève ensuite vers l'Est, passe successivement devant l'ancienne cabane d'Arrius (1775m), et la Quèbe d'Arrius (abri sous roche, nouvelle cabane) à 1865m. On atteint en environ 2h15 le col d'Arrius (2259m).
2h 15: Col d'Arrius. La voie s'élève ensuite au SE pour se diriger vers le fameux passage d'Orteig, impressionnant surtout lorsque la roche est humide, mais équipé d'un câble depuis plusieurs années.
2h 40: Son franchissement terminé (ouf...), il suffit de suivre les cairns jusqu'au refuge d'Arremoulit (2305m) que l'on aura atteint en environ 3h depuis Soques.
Prendre la voie cairnée sur 100 à 200m vers l'Est, en laissant le lac en contrebas à droite.
3h 15: S'élever ensuite NE sur une sente le long d'une canalisation (tuyau métallique). Monter toujours Nord Est, à la base des murailles du Palas.
3h50: Petit col à 2520m: on poursuit dans la même direction vers trois petits laquets que l'on a du mal à distinguer. Passé un petit dôme, on trouve un nouveau laquet à la base d'une large cuvette souvent enneigée, au Nord du Palas.
4h 15: Suivre les cairns en direction du NE afin de viser progressivement la crête entre Pic d'Artouste et Pic de Palas, et ne pas la perdre de vue.
4h50: Brèche à 2875m où l'arête se redresse brusquement. Bien suivre les cairns qui conduisent rapidement au fil de l'arête en bon rocher granitique, et contourner un ressaut imposant. On parvient alors sur la crête, étroite et assez aérienne (passages de I sup. à II), et on franchit une petite brèche à 2949m. La crête s'incline sur sa dernière partie et offre des passages sur de gros blocs. Les cents derniers mètres s'effectuent pratiquement à l'horizontale sur ce terrain chaotique.
5h20: PIC PALAS (2974m). Retour par cette même "Arête des Géodésiens" (certaines positions ventrales, corde éventuelle).

Arbizon et crêtes d'Aulon

Récit un peu édulcoré, surtout pour les crêtes d'Aulon...
qui n'étaient pas la destination initiale
Cliquer sur les photos pour les agrandir
1° CRETE PIC D'AULON- PIC MAIL:
Pichaley (2626m), Bastan d'Aulon (2721m),
depuis les crêtes Aulon-Mail.
Au second, plan: Campbieil, Badet-Pic Long, Néouvielle

Mes 2 acolytes du jour, en pause aux Crêtes d'Aulon ...
Au second plan, Pichaley, Bastan d'Aulon;
au fond: Bugarret, Campbieil, Badet, Pic Long

Crête finale du Pic d'Aulon (2738m)
depuis la crête Aulon-Mail

Arbizon (2831m) depuis la crête d'Aulon

Cet itinéraire est difficile et parfois exposé. Passages à la Cabane d'Auloueilh, puis à proximité du col d'Aulon, avant de remonter sur le pic d'Aulon, ou un peu plus à droite de ce dernier, sur la crête abrupte d'Oueillarisse...

Zones peu fréquentées dans l'ensemble...

2° ASCENSION DE L'ARBIZON (2831m)

Près de la cabane d'Espigous

Fontaine de Coulariot (2160m)
et départ de la première cheminée

Pierrier, vers 2400m

Brèche d'Aurey (2654m)

Crête d'Arbizon: sentier visible en bas, à gauche.

Petit Arbizon (2737m)
depuis le sommet de l'Arbizon (2831m)

L'Arbizon présente, surtout sur son versant nord, des parois impressionnantes et vertigineuses. De plus, la crête reliant le Pic principal au Petit Arbizon est délicate (1)

Par le sud en revanche, la voie la plus fréquentée qui démarre aux Granges de Lurgues, au-dessus d'Aulon, ne présente pas, malgré un dénivelé imposant et des éboulis parfois pénibles, de danger particulier par beau temps et en absence de neige.
  • (1) Cette traversée reste marquée par l'accident mortel (en juillet 2001) de Paul Ravier, frère des jumeaux Pierre et Jean Ravier, célèbres pyrénéistes.

RESUME DU PARCOURS DEPUIS LES GRANGES DE LURGUES

(en vert, les 2 ou 3 points de repère importants):

Le départ a lieu aux Granges de Lurgues, au-dessus d'Aulon et du pont du Moulin.

0H00 Parking des Granges de Lurgues,1400m. Suivre le chemin qui part vers le Nord-Ouest.

0H20 Au bout de 20 mn, après avoir coupé un ruisseau, on atteint un croisement à 1560 m. Présence de 2 panneaux, dont l'un indique "Auloueilh" et l'autre "l'Arbizon". Suivre ce dernier qui s'élève en écharpe dans le bois au-dessus d'un vallon.

0H50 Cabane d'Espigous, 1650 m. Le sentier, tracé dans l'herbe, laisse la cabane à environ 100m en contrebas sur la gauche, et se dirige vers le NNO.

1h00: Il atteint le ruisseau en quelques minutes. NE PAS TRAVERSER mais remonter ce ruisseau rive EST (rive gauche, donc à droite du ruisseau) ... SANS JAMAIS LE FRANCHIR. Poursuivre donc à droite (NO) sur une sente d'abord peu visible (bien repérer les cairns dans l'herbe au départ) qui s'élève le long du vallon et monte vers le Port de la Paloume. On ne tarde pas à longer une ravine bordée d'éboulis sur le versant droit. On se trouve alors sur la Coume d'Espigous. A 1870m, le sentier suit la forme du vallon et traverse un ruisselet.

1h30 à 1h45: Après avoir passé un gros rocher, et avant de s'élever, toujours rive gauche, vers un faux-col, remarquer sur la droite l'eau jaillissant des rochers (Fontaine de Coulariot, 2160m). Quitter le vallon pour monter à droite à l'ESE, à droite de la fontaine, en utilisant un couloir rocheux facile, puis une seconde "cheminée-couloir" pas plus difficile. Au-dessus de la seconde "cheminée", vers 2235m, le sentier vire à gauche (ENE) et franchit un ressaut herbeux pour aborder une zone plus plane. (pause bienvenue, panneau métallique insolite...)

2h 20: le chemin s'oriente au Nord et atteint une zone d'éboulis qui deviennent vite pénibles et instables. A 2420m, il se dirige à gauche (NO), fait un grand lacet et finit par franchir une petite barre rocheuse.

3h: Suivre la base d'une falaise (blanchâtre) par la droite. Traverser un ravin et se diriger vers le Nord-Ouest pour parvenir au niveau de la brèche d'Aurey, facilement repérable (sentier plus visible et nombreux cairns).

3H20 Brèche d'Aurey, 2654 m. La voie s'engage à droite. Ne pas trop suivre le fil de la crête mais repérer un peu plus loin un sentier, légèrement en contrebas à droite (voir photo). Il se dirige plein EST, devient plus rocheux et plus raide, et conduit sans problème particulier au sommet.

3H 30 à 3h 45 : PIC D'ARBIZON, 2831m; Borne géodésique. Panorama immense par temps clair.

Merci à Bernard d'avoir mis un peu de finesse dans ce monde de roches et d'éboulis :http://www.dailymotion.com/relevance/search/arbizon/video/x5eazx_arbizon_sport